mercredi 6 mai 2026

Emma Green - Si les étoiles se taisent

 

Auteur : Emma Green
Lecteurs : Rachel Arditi et Clément Corinthe
Éditeur : Lizzie
Parution : 4 février 2026
Durée : 9 h 41 min
EAN-13 : 979-1036642845


Sur l’île de Skye, le danger rôde. Parfois, il dort même dans la maison d’à côté.

À tout juste 24 ans, Astrée débarque de Paris pour disperser les cendres de son mari sur sa terre natale, la mystérieuse île de Skye. En exauçant la dernière volonté de James, la Française va découvrir un monde qu’elle ne soupçonnait pas. Un petit village écossais battu par les vents, où tout le monde se connaît, s’épie, s’accuse. Des disparitions qui inquiètent. Des silences qui durent. Des rumeurs qui grondent. Et cet homme taciturne qu’elle a désormais pour voisin.
On dit qu’Otis MacKay a tué sa femme, on dit qu’il n’a plus un seul ami, on dit qu’il faut l’éviter. Mais Astrée a-t-elle déjà écouté ce qu’on lui disait ? Pour mener son enquête, elle va se rapprocher de celui qu’elle croit capable du pire, aussi sombre et insaisissable que le papillon noir qu’il s’est tatoué sur le cœur.
Au milieu des falaises perchées dans la brume, elle va devoir déterrer des vérités qui font mal et regarder toutes ses certitudes s’envoler…

Et si c’était elle, le papillon de nuit destiné à mourir avant le petit matin ?



Je ne suis pas une grande adepte de romance, alors je ne savais pas trop à quoi m’attendre en découvrant ce premier roman d’Emma Green. Et pourtant, j’ai été agréablement surprise.

L’histoire m’a rapidement embarquée, notamment grâce à son atmosphère un peu sombre et mystérieuse. On est loin d’une romance classique : il y a une tension tenue, presque un côté thriller, qui donne envie de continuer encore et encore. Les secrets, les non-dits et l’ambiance un peu oppressante apportent une dimension supplémentaire qui m’a vraiment plu.

Côté personnages, j’ai apprécié leur traitement. Ils ne sont pas immédiatement attachants ni totalement lisibles, ce qui les rend d’autant plus intéressants à suivre.
Astrée évolue au fil du récit, entre fragilité et détermination, tandis qu’Otis reste longtemps difficile à cerner, presque déroutant. Cette part de mystère autour de lui nourrit autant la tension que l’intrigue elle-même, et les relations, marquées par de nombreux non-dits, renforcent encore cette ambiance trouble.

La romance, elle, se construit lentement. Le côté slow burn est bien dosé, sans être envahissant, ce qui fait que même en n’étant pas fan du genre, cela ne m’a pas dérangée. Au contraire, cela rend les émotions plus crédibles et l’histoire plus immersive.

En version audio, l’expérience est prenante. On se laisse facilement porter par le récit et par cette ambiance particulière, presque cinématographique.

Tout n’est pas parfait. Certaines situations peuvent sembler un peu exagérées et la fin donne surtout envie d’avoir la suite sous la main immédiatement. Néanmoins, c’est globalement une très bonne découverte.
Comme quoi, même quand on n’est pas romance, on peut se laisser surprendre, surtout quand une intrigue plus sombre vient enrichir le tout.

samedi 2 mai 2026

Shari Lapena - Une jeune fille sans histoires

 

Auteur : Shari Lapena
Lecteurs : Léovanie Raud, Charlotte Campana et Pierre-Henri Prunel
Éditeur : Lizzie
Parution : 22 janvier 2026
Durée : 7 h 42 min
EAN-13 : 979-1036648182


Fairhill est une petite ville calme du Vermont. Les parents savent que leurs enfants rentreront sains et saufs de l'école ou du vieux cimetière où les adolescents se réunissent pour se raconter des histoires de fantômes. Pourtant, ce soir-là, Diana Brewer ne dort pas paisiblement dans son lit.
Elle repose dans un champ des alentours, sauvagement assassinée... Qui, à Fairhill, a pu s'en prendre à cette jeune fille aimée de tous ? La paranoïa s'empare bientôt de la ville. On verrouille les portes à double tour et les habitants de la petite communauté rurale s'espionnent derrière leurs rideaux... Tous suspects, ils ne pourront échapper à une question implacable : Qu'ont-ils fait ?



Avec Une jeune fille sans histoires, Shari Lapena propose un thriller domestique qui repose sur une mécanique bien rodée : une petite ville en apparence tranquille, un crime brutal et une enquête qui met progressivement au jour les secrets des habitants.
 
L’intrigue est construite de façon efficace, avec un enchaînement de points de vue et de fausses pistes qui maintiennent l’attention. Je n’avais personnellement pas vu le dénouement arrivé.
 
Cependant, malgré cette solidité narrative, je ne me suis pas vraiment sentie investie dans l’histoire. Les personnages restent globalement en surface et il est difficile de créer un attachement ou une réelle implication émotionnelle. On suit l’enquête avec curiosité, mais sans être pleinement happé par les enjeux.
 
En version audio, l’écoute est agréable et bien rythmée. Les voix contribuent à donner du dynamisme au récit et facilitent la compréhension des différents points de vue. Cela rend l’ensemble fluide, même si cela ne suffit pas forcément à compenser un certain manque d’intensité émotionnelle.
 
Au final, c’est un thriller efficace et divertissant, qui se laisse écouter facilement, mais qui laisse une impression un peu distante malgré un twist final plutôt réussi.

mercredi 29 avril 2026

Vincent Le Bars et Stefano Zanchi - Les Utopistes, Tome 1 : Tlaloc


Auteur : Vincent Le Bars
Dessinateur : Stefano Zanchi
Éditeur : Dupuis
Parution : 30 janvier 2026
Pages : 88
EAN-13 : 978-2808503389


Alexandre Desvereaux, le plus célèbre des aventuriers, véritable star du Net, a découvert le moyen d'accéder à ces territoires perdus grâce aux portails-miroirs, de mystérieuses structures cachées à travers le globe qui permettent d'accéder instantanément à ces endroits magiques.

Mais cette découverte attise la convoitise de richissimes collectionneurs qui envoient des mercenaires y piller le moindre vestige, sans aucun égard pour l'héritage de l'humanité.

Mystérieusement disparu depuis un an, Desvereaux laisse derrière lui son épouse, inventrice et ingénieure de génie, et sa fille Aurore, une ado opiniâtre et débrouillarde qui ne peut se résigner à la disparition de son père.
Prenant son courage à deux mains, avec un groupe de gamins de son école, Aurore va se lancer au secours d'Alexandre. Et comme le dit son savant de copain Medhi : « L'utopie, c'est tout faire pour rendre l'impossible possible ! »
Autoproclamée les Utopistes, la bande de gamins va devoir braver mille dangers pour accomplir son destin, à commencer par affronter un terrible dieu aztèque...



Avec Les Utopistes, Tome 1 : Tlaloc, le scénariste Vincent Le Bars et le dessinateur Stefano Zanchi lancent une nouvelle série jeunesse ambitieuse, à mi-chemin entre aventure fantastique et récit initiatique. Autant le dire d’emblée : ce premier tome pose des bases solides… même s’il n’est pas exempt de défauts.

L’idée de départ est particulièrement séduisante : un monde quasi identique au nôtre où les mythes, légendes et divinités existent réellement, accessibles via des mystérieux “portails-miroirs”. Ce premier volume nous embarque ainsi dans une chasse à l’homme teintée de merveilleux, sur fond de disparition inquiétante et d’enjeux liés à la préservation du patrimoine mythologique.

Au cœur du récit, on suit Aurore, adolescente déterminée à retrouver son père, célèbre aventurier disparu. Accompagnée d’une bande de camarades hauts en couleur, elle forme un groupe attachant qui incarne des valeurs positives : entraide, courage, acceptation des différences. Ce côté “team de jeunes héros” fonctionne bien, notamment grâce à des personnalités complémentaires qui dynamisent l’histoire.

Visuellement, l’album est plutôt une réussite. Le trait de Zanchi est vif, moderne, presque “animé” dans son énergie. Les scènes d’action débordent de mouvement et les univers explorés (ici inspirés de la mythologie aztèque avec la figure de Tlaloc) apportent un vrai dépaysement.

Cependant, tout n’est pas parfait. Le rythme très soutenu, voire précipité, peut parfois nuire à la lisibilité. Certaines séquences s’enchaînent rapidement, au point de perdre un peu le lecteur, notamment dans les scènes d’action ou les transitions narratives. On peut même avoir une impression de confusion, liée à une mise en scène parfois trop chargée.

Malgré ces petites faiblesses, ce premier tome reste une entrée en matière efficace. Il parvient à installer un univers riche, à la fois ludique et porteur de sens, tout en donnant envie de découvrir la suite. Destinée avant tout à un public jeunesse, la série peut néanmoins séduire un lectorat plus large grâce à son concept original et son souffle d’aventure.

En résumé : un début prometteur, énergique et imaginatif, qui gagnera sans doute en fluidité dans les tomes suivants. Une bande dessinée à suivre de près, surtout si vous aimez les récits mêlant mythologie, action et esprit d’équipe.

samedi 25 avril 2026

Fred Van Lente et Tom Fowler - Histoire du jeu de rôle en bande dessinée

 

Auteur : Fred Van Lente
Dessinateur : Tom Fowler
Éditeur : Humanoïdes Associés
Parution : 4 février 2026
Pages : 104
EAN-13 : 978-2731606089


Des dés antiques à Donjons & Dragons, l’épopée du jeu de rôle racontée en BD.

Des jeux de stratégie de l’Antiquité et du Moyen Âge aux wargames de la Révolution industrielle et à leur influence durable, jusqu’à l’explosion de Donjons & Dragons, le jeu de rôle a connu une évolution fascinante. Entre polémiques comme la "Satanic Panic" et diversification des univers (horreur, science-fiction, espionnage, super-héros), il n’a cessé de se réinventer. L’arrivée de l’informatique, l’émergence du cyberpunk et des mondes virtuels ont marqué une nouvelle ère, menant à un renouveau spectaculaire porté par Magic: The Gathering, les actual plays et l’impact culturel mondial de Dungeons & Dragons. Une fresque riche et documentée, qui retrace l’ascension du jeu de rôle en tant que phénomène ludique et universel.



Cet ouvrage propose une plongée ambitieuse dans l’histoire du jeu de rôle, en remontant bien avant l’apparition du jeu tel qu’on le connaît aujourd’hui. Il débute ainsi par un panorama des pratiques ludiques à travers les âges : des jeux de dés de l’Antiquité aux jeux de stratégie liés aux grandes périodes historiques, comme les conquêtes napoléoniennes ou la guerre de Sécession. Une entrée en matière dense, qui permet de comprendre que le jeu, bien avant d’être un loisir moderne, est profondément ancré dans les sociétés humaines.

Le récit s’accélère dans les années 1970 avec l’essor du jeu de rôle, porté par Donjons & Dragons, qui introduit une nouvelle manière de jouer fondée sur la narration, la liberté et la collaboration.
Les années 1980 marquent ensuite un âge d’or, avec une grande diversité d’univers comme L’Appel de Cthulhu, Marvel Super Heroes ou Cyberpunk. L’ouvrage suit cette évolution jusqu’à aujourd’hui, en évoquant son influence sur les jeux vidéo et la culture populaire, notamment grâce à Stranger Things.
Il rappelle aussi que le jeu de rôle, malgré son succès, a longtemps été critiqué et mal compris.

À titre personnel, ma découverte du jeu de rôle s’est faite assez tardivement, notamment grâce à la série Aventures du Joueur du Grenier, qui m’a offert une première porte d’entrée accessible et ludique. Depuis, mon intérêt n’a cessé de grandir, nourri par des œuvres comme Baldur’s Gate 3, la série Stranger Things, The Legend of Vox Machina ou encore La Bonne Auberge. Autant de formats différents qui témoignent de la richesse et de la vitalité du jeu de rôle aujourd’hui et qui ont progressivement renforcé mon attrait pour cet univers.

À la lecture, l’ouvrage impressionne par sa richesse… peut-être même un peu trop. La densité d’informations est telle qu’elle peut rendre l’ensemble exigeant, surtout pour les néophytes. À l’inverse, les rôlistes aguerris ou les nostalgiques des années 80 y trouveront une mine de références et d’anecdotes. Comme toute bonne encyclopédie, il se savoure sans doute mieux par fragments, en prenant le temps d’assimiler chaque partie.

Malgré cette densité, la promesse est largement tenue. Le livre offre une exploration fascinante d’une culture alternative, en retraçant le parcours de ses créateurs, ses influences littéraires et cinématographiques, ainsi que ses liens étroits avec les évolutions de la société. Le tout est porté par le travail de Fred Van Lente et Tom Fowler, dont l’approche mêle pédagogie et humour.

Les dessins, justement, jouent un rôle essentiel : expressifs, parfois caricaturaux, ils parviennent à rendre accessibles des concepts complexes et à illustrer des anecdotes souvent savoureuses. Ils apportent une légèreté bienvenue à un contenu par ailleurs très dense.

Finalement, cette bande dessinée s’impose moins comme une simple introduction que comme un vaste panorama historique et culturel du jeu de rôle. À la fois documentée et passionnée, elle célèbre une pratique longtemps marginale mais qui a profondément influencé notre imaginaire contemporain. Une lecture exigeante, certes, mais précieuse pour quiconque s’intéresse à la puissance du jeu comme forme de récit et de partage.

mercredi 22 avril 2026

Christian Jolibois - La petite poule qui voulait voir la mer

 

Auteur : Christian Jolibois
Lecteur : André Dussollier
Éditeur : Lizzie
Parution : 6 décembre 2018
Durée : 13 min
EAN-13 : 979-1036603242


"Pondre, toujours pondre! Il n'y a pas que ça dans la vie! Moi, je veux voir la mer!" s'écrie Carméla, la petite poule blanche. Son père, le coq, n'a jamais rien entendu d'aussi fou. "File au nid", ordonne-t-il à la poulette. Mais Carméla n'arrive pas à s'endormir...



J’ai écouté La petite poule qui voulait voir la mer avec mes enfants de 5 et 8 ans et l’expérience a été un peu contrastée.

La narration est vraiment de qualité : la voix est agréable, expressive et les bruitages apportent une immersion sympa. Mon aînée a bien accroché à l’histoire, qu’elle a trouvée drôle et facile à suivre et contrairement à ce que je pensais, la durée lui a paru suffisante.

En revanche, mon plus jeune est resté assez peu attentif. Je pense que le format audio seul demande un peu plus de concentration et, sans les images, il a eu du mal à rester dedans du début à la fin.

L’histoire en elle-même est mignonne, avec un joli message sur la curiosité et l’envie de découvrir, mais elle reste assez simple, ce qui est parfait pour sa compréhension par mes enfants.

Au final, je dirais que c’est un bon petit livre audio, surtout pour les enfants qui aiment écouter des histoires et arrivent à rester concentrés. Pour les plus jeunes ou ceux qui ont besoin de visuel, cela peut être un peu plus compliqué.

Je remercie les éditions Lizzie pour m’avoir permis de découvrir ce livre audio via la plateforme NetGalley.

mercredi 8 avril 2026

Iliana Xander - Love, Mom

 


Auteur : Iliana Xander
Lecteurs : Clémentine Domptail et François Hatt
Éditeur : Lizzie
Parution : 8 janvier 2026
Durée : 10 h 14 min
EAN-13 : 979-1036647444


Et si votre mère cachait un secret si sombre... qu'il pourrait vous détruire ?

Mackenzie, 21 ans, a grandi dans l'ombre de sa célèbre mère, E.V. Renge, autrice de thrillers à succès. Alors quand cette dernière meurt subitement dans un accident, Mackenzie hérite de bien plus qu'un deuil. Le jour des obsèques, elle reçoit une étrange lettre qui commence par ces mots : "Tu veux connaître un secret ? Love, Mom." Dans l'enveloppe, un extrait du journal intime de sa mère. Ce que Mackenzie y découvre la laisse en état de choc. S'ensuivent une deuxième et une troisième lettre, où s'enchaînent les révélations sordides. Mensonges. Manipulations. Meurtres. Très vite, Mackenzie comprend que sa mère n'était peut-être pas celle qu'elle croyait, et que sa renommée cache une réalité aussi dérangeante que dangereuse... Parce qu'il existe des secrets qu'on ne devrait jamais exhumer. Et des vérités pires que la mort.



Love, Mom possède une qualité incontestable : il sait captiver son lecteur. L’intrigue est bien construite, les révélations sont distillées au bon rythme et le concept de départ (ce secret maternel) est suffisamment solide pour soutenir le récit sur plusieurs centaines de pages (ou 10h14 en version audio).

Pourtant, c’est là que le roman montre ses limites. Le secret devient le seul moteur de l’histoire, et tout le reste (personnages, émotions, rythme) s’y plie. Le monde autour de Mackenzie se réduit à une fonction narrative, et la lecture, prenante sur le plan mécanique, manque d’implication émotionnelle selon moi. Les thèmes de la filiation, de la transmission et du mensonge intime sont explorés, mais sans jamais laisser place au silence, à l’inachevé ou au doute, éléments qui auraient pu enrichir le récit.

Les révélations s’enchaînent tout au long de l’histoire : certains rebondissements m’ont agréablement surprise, d’autres m’ont paru plus prévisibles. J’ai parfois le sentiment que ce type de roman repose sur des ficelles déjà bien connues. Ce n’est pas forcément un défaut en soi, mais plutôt une question de sensibilité : après avoir lu un certain nombre d’ouvrages de ce genre, j’en devine les procédés.

La version audio apporte une dimension intéressante : la narration, claire et posée, permet de suivre facilement le récit et donne vie aux émotions de Mackenzie. Le rythme soutenu de l’écoute renforce le suspense et certaines nuances, comme les hésitations ou les silences, gagnent en intensité grâce à la performance vocale. Cela rend l’expérience agréable, même si le texte lui-même reste parfois trop cadré.

En fin de compte, Love, Mom est un thriller maîtrisé et efficace, calibré pour séduire. Néanmoins, cette maîtrise constitue aussi sa limite : le roman ne prend jamais de risques, ne se salit jamais les mains, alors qu’une histoire de secrets toxiques aurait pu gagner en intensité et en profondeur. On ressort convaincu par la mécanique narrative, mais moins touché par l’expérience humaine qu’elle prétend raconter.

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Lizzie pour m’avoir permis de découvrir ce roman via la plateforme NetGalley.

samedi 4 avril 2026

Toni Galmés - Le Démon de l'hiver

 


Auteur / Dessinateur : Toni Galmés
Éditeur : Delcourt
Parution : 22 janvier 2026
Pages : 37
EAN-13 : 978-2413092803


Quand l’imagination d’une petite fille prend le pouvoir, cela donne un récit jeunesse doux, sensible et terriblement attachant imaginé par le dessinateur Toni Galmés, qui réchauffera les plus endurcis en plein hiver.

Une petite fille et sa maman, toutes les deux réfugiées d’un pays lointain, viennent vivre « de l’autre côté du monde », un autre côté qui ressemble à la France. Elles débarquent en plein hiver et vont habiter chez une vieille dame qui les accueille et leur dit de rentrer « car il fait un froid de démons, dehors ». Il n’en faudra pas plus pour que notre petite héroïne en croise un pour de bon.


Le Démon de l’hiver est une bande dessinée jeunesse qui s’inscrit dans cette catégorie de récits courts où la simplicité narrative sert avant tout une intention émotionnelle. À travers l’histoire d’une petite fille déracinée, confrontée à un environnement froid et inconnu, Toni Galmés propose une fable douce sur l’exil, l’adaptation et la capacité de l’imaginaire à transformer la réalité.

Ce qui frappe d’emblée, c’est la délicatesse du ton. Le sujet – l’arrivée dans un pays étranger – aurait pu donner lieu à un récit plus frontal ou dramatique. Or, l’auteur choisit une approche tout en retenue. La rencontre avec le petit démon agit comme une métaphore évidente mais efficace : cette créature, à la fois étrange et attachante, incarne autant la peur de l’inconnu que la possibilité d’apprivoiser ce qui semblait menaçant. Progressivement, la relation qui se tisse entre l’enfant et le démon devient le cœur du récit, transformant l’hiver en terrain d’exploration plutôt qu’en espace d’isolement.

Graphiquement, l’album est sans doute ce qui marque le plus durablement. Le style de Toni Galmés, avec ses couleurs douces et ses textures proches de l’aquarelle, installe une atmosphère feutrée, presque silencieuse. Les paysages enneigés ne sont jamais hostiles ; ils sont enveloppants, parfois mélancoliques, mais toujours empreints d’une certaine chaleur. Les personnages, aux traits simples et expressifs, renforcent cette accessibilité émotionnelle, notamment pour un jeune public.

Cependant, cette même simplicité constitue aussi la principale limite de l’ouvrage. Le récit est très court et volontairement épuré, ce qui peut laisser une impression d’inachevé, en particulier chez les lecteurs adultes. Certains thèmes – l’exil, la solitude, l’intégration – sont esquissés plutôt que véritablement développés. On sent qu’ils sont là, en filigrane, mais ils ne sont jamais approfondis de manière complexe. Ce choix n’est pas une faiblesse en soi, mais il oriente clairement l’album vers un public jeune ou vers une lecture contemplative plutôt qu’analytique.

En définitive, Le Démon de l’hiver est une œuvre qui privilégie l’émotion et l’atmosphère à la densité narrative. C’est une lecture courte mais sincère, qui fonctionne particulièrement bien comme première approche de thèmes sensibles pour des enfants. Pour un lecteur adulte, l’intérêt résidera surtout dans la beauté graphique et dans la subtilité du message, plutôt que dans la richesse du scénario.

Une bande dessinée poétique, accessible et touchante, idéale pour une lecture calme, mais qui peut laisser sur sa faim si l’on attend un récit plus développé ou plus ambitieux.

mercredi 1 avril 2026

Lola Koenig - La Déesse des Neiges


Auteur / Dessinateur : Lola Koenig
Éditeur : Humanoïdes Associés
Parution : 4 février 2026
Pages : 70
EAN-13 : 978-2731628845


Le voyage d’Ida, au cœur des glaces, où seule la bonté peut triompher des ténèbres.

Pour se sauver d’un mal étrange, Ida part à la rencontre des Vallons. Accompagnée par Fox, un vieux trappeur bourru, et par Aïko, enfant au cœur pur, elle découvrira l’origine de l’hiver éternel…
Une fable glacée où la bravoure rencontre la compassion. Pour sauver sa vie, Ida s’élance vers les mystérieux Vallons du Grand Nord. Entre tempêtes, brigands, loups et êtres fabuleux, elle découvre, avec Fox et Aïko, que l’hiver est le fruit de la souffrance d’une déesse mutilée. Face à l’agonie de cette créature, Ida comprend que l’issue ne réside pas dans la violence mais dans l’empathie. Ce choix bouleversera son destin et celui du monde.



Je remercie la maison d'édition  de m'avoir l'opportunité de lire cette adaptation via la plateforme .Je remercie les éditions Les Humanoïdes Associés pour m’avoir permis de découvrir La Déesse des neiges de Lola Koenig via NetGalley.

Dès le début, j’ai été plongée dans un univers glacé, figé dans un hiver sans fin. On suit Ida, une jeune fille courageuse qui part en quête d’un remède pour se sauver. Sur le chemin, elle fera la rencontre de Fox, un trappeur assez mystérieux et d’Aïko, un enfant plein de lumière. J’ai trouvé leur trio vraiment attachant, chacun apportant quelque chose à l’histoire.

Ce que j’ai le plus aimé, c’est que l’histoire ne repose pas sur un combat classique entre le bien et le mal. Au contraire, on découvre peu à peu qu’il y a une raison plus profonde à cet hiver éternel et que tout tourne autour de la souffrance et de la compréhension des autres. J’ai trouvé ce message vraiment fort.

Côté dessin, j’ai beaucoup aimé le style. Les traits sont simples et doux, presque comme dans un conte pour enfants, mais ça fonctionne très bien avec l’ambiance. Les paysages enneigés sont magnifiques et donnent une impression de calme, même si l’histoire peut être parfois un peu triste.

Au final, j’ai trouvé que La Déesse des neiges est une bande dessinée à la fois belle et émouvante. Elle parle de thèmes importants comme la douleur, la guérison et l’empathie, sans jamais être lourde.
C’est une lecture que je recommande, surtout si on aime les histoires poétiques et un peu différentes.

samedi 28 mars 2026

Ana Huang - Gods of the Game, Tome 1 : The Striker

 

Auteur : Ana Huang
Lecteurs : Eva Giménez et Soffiene Mourid
Éditeur : Lizzie
Parution : 7 janvier 2026
Durée : 17 h 03 min
EAN-13 : 979-1036642524

Elle est la seule femme qu'il désire... et la seule qu'il ne peut pas avoir.

Asher Donovan est une légende vivante du football, et selon certains, le meilleur joueur du monde du moment.

Mais ses actions irresponsables et son récent transfert dans une nouvelle équipe, les Blackcastle, ont provoqué de nombreuses polémiques. Et lorsque son conflit avec Vincent DuBois, son pire ennemi devenu son coéquipier, leur fait perdre un championnat, ils sont contraints de suivre un entraînement intensif ensemble.

Survivre à cet été ne devrait pas être difficile... jusqu'à ce qu'Asher rencontre leur nouvelle coach.

Elle est belle, talentueuse, et malgré tous ses efforts, il n'arrive pas à la chasser de ses pensées.
Le seul problème ? C'est la sœur de son rival.

Scarlett DuBois est une ancienne danseuse étoile dont la carrière a été interrompue par un tragique accident.
Devenue professeure dans une prestigieuse académie de danse, elle est toujours hantée par les fantômes de son passé. Et la dernière chose dont elle a envie, c'est de passer l'été avec Asher Donovan.

Elle s'était juré de ne plus jamais sortir avec un footballeur, mais quand son frère doit quitter la ville pour une urgence, elle se retrouve coincée avec le séduisant et charismatique attaquant.



Depuis que j’écoute plus régulièrement des livres audios, je prends beaucoup plus de plaisir à découvrir des romances. The Striker d’Ana Huang a d’ailleurs été une lecture intéressante dans ce format. C’était ma première expérience avec cette autrice (il y a des références à ses autres ouvrages mais je suis passée un peu à côté) et, si je ne suis pas complètement séduite par l’histoire, j'ai trouvé qu’elle offrait une romance assez agréable et bien construite.

L’un des aspects que j’ai apprécié, c’est l’alternance des voix et des points de vue. Cela permet de mieux saisir les émotions et les pensées des deux protagonistes, Asher et Scarlett. Les narrateurs ont bien interprété les personnages et cela rend l’histoire plus immersive, en particulier dans les moments de tension entre les deux. Cela m’a permis de mieux comprendre les dilemmes intérieurs de chacun et de suivre plus facilement l’évolution de leur relation.

Quant à la relation entre Asher et Scarlett, elle est, selon moi, plutôt saine, malgré leurs blessures et névroses. Chacun a son passé et, bien que leurs interactions soient parfois tendues, leur dynamique est loin d’être toxique. Ils essaient de se soutenir mutuellement et cela m’a semblé plus réaliste que d’autres romances où les protagonistes sont plus dans la dépendance ou la manipulation. Cependant, bien que leur histoire soit plaisante, je n’ai pas été particulièrement captivée par la profondeur de leur relation.
Scarlett m’a semblé être une héroïne forte mais parfois un peu trop sur la défensive, ce qui peut rendre certains de ses échanges avec Asher un peu lourds. Ce dernier, quant à lui, est le classique footballeur sexy au passé compliqué. Malgré un parcours dans le football et des conflits intérieurs intéressants, je n’ai pas trouvé son personnage aussi captivant que certains autres héros du genre.

Il y a quelques scènes de smut dans ce livre et, à vrai dire, cela ne m’a pas dérangé dans l’ensemble. Cependant, une scène en particulier m’a semblé un peu "cringe", trop exagérée à mon goût, mais c’est vraiment une question de préférence personnelle. Mis à part cela, le reste des scènes sensuelles est plutôt bien dosé.

En somme, The Striker est un livre agréable à écouter en audio. Ana Huang nous offre une romance sympathique et classique.
Si vous êtes à la recherche d’une romance légère avec un peu de tension, de smut et des personnages qui évoluent, vous y trouverez certainement votre compte.
Par ailleurs, j’ai clairement deviné très facilement qui seraient les protagonistes des prochains volumes. Pourquoi pas les découvrir sous format audio !

mercredi 25 mars 2026

Lylian et Nicolas Grebil - L'île de minuit, Tome 2 : La femme aux singes

 

Auteur : Lylian
Dessinateur : Nicolas Grebil
Éditeur : Dupuis
Parution : 16 janvier 2026
Pages : 56
EAN-13 : 978-2808510899


La trahison d'Hector a abîmé la confiance du petit groupe. Si Elijah et Elena continuent de vouloir obéir à l'automate, Maya et Charlie s'y opposent. Au contact de Charlie, qui vit seul sur l'île depuis des années, Maya, Elijah et Elena en apprennent plus sur leur prison. Notamment sur la présence d'une adulte qui vit dans les marais avec une horde de singes à ses ordres. Alors qu'ils hésitent à aller à la rencontre de cette femme mystérieuse, un garçon est capturé dans un des pièges de Charlie : le nouvel arrivant ne se souvient ni de son prénom, ni de ses origines. Remis de leurs émotions, les enfants décident de se rendre dans les marais, pour retrouver la femme aux singes, dans l'espoir qu'elle apportera des réponses aux questions qu'ils se posent. Motivée par sa curiosité, Maya décide de les accompagner, désobéissant ainsi au dernier ordre de l'automate qui lui demandait de se rendre au phare...



Avec ce deuxième tome de L’île de Minuit, j’attendais surtout une confirmation : celle d’un univers qui m’avait intrigué sans totalement me convaincre dans le premier volume. Et, de ce point de vue, La femme aux singes marque une vraie évolution.

Ce qui frappe d’abord, c’est que le récit sort enfin de sa phase d’installation. Là où le volume précédent jouait beaucoup sur une atmosphère mystérieuse et une accumulation de questions, ce second opus donne le sentiment d’entrer dans quelque chose de plus structuré. L’intrigue avance réellement, même si elle reste volontairement avare en réponses.

Le groupe, surtout, évolue de manière intéressante. L’équilibre fragile entre les enfants se fissure et cette tension apporte une dimension plus crédible au récit. On n’est plus dans une simple aventure collective : les dynamiques changent, la confiance vacille et chacun semble réagir différemment face à l’inconnu. C’est sans doute l’un des aspects les plus réussis de ce tome parce qu’il donne un peu plus d’épaisseur à des personnages qui, jusque-là, restaient encore assez esquissés.

L’île, elle aussi, gagne en présence. Elle devient presque un personnage à part entière, avec ses zones plus troubles, plus inquiétantes et ses figures énigmatiques qui viennent brouiller encore davantage les repères. Cette montée en étrangeté fonctionne bien, même si elle entretient aussi ce flou qui peut parfois tenir le lecteur à distance. On avance, oui, mais sans jamais vraiment saisir les règles du jeu.

C’est d’ailleurs là que se situe, pour moi, la limite du tome : il continue de privilégier le mystère à la compréhension. Si cela renforce l’atmosphère, cela peut aussi créer une légère frustration, surtout si l’on attendait des éclaircissements après un premier volume déjà très énigmatique.

Graphiquement, en revanche, la continuité est rassurante. Le dessin reste efficace, lisible, avec une vraie capacité à installer des ambiances. Certains décors accentuent même le sentiment d’étrangeté et participent pleinement à l’identité de la série.

En somme, ce deuxième tome est plus engageant que le premier. Il donne envie de poursuivre parce qu’il montre que la série a quelque chose à développer, au-delà de son simple mystère initial. Néanmoins, il confirme aussi un choix narratif clair : celui de prendre son temps, quitte à laisser le lecteur encore un peu dans l’attente.

samedi 21 mars 2026

Sophie Kim - Le Fil du Destin, Tome 1 : Le Dieu et la Gumiho

 

Auteur : Sophie Kim
Éditeur : Sabran
Parution : 26 juin 2025
Pages : 432
EAN-13 : 978-2385601294



Son châtiment éternel ? Devoir la supporter.

Kim Hani est la gumiho la plus célèbre de Corée du Sud, connue sous le nom de Renarde Écarlate. Contrainte de faire profil bas après avoir dévoré un peu trop d'hommes d'un coup, elle travaille désormais comme barista. Mais ce qu'elle déteste par-dessus tout, c'est le café, ainsi qu'un de ses clients particulièrement agaçant.

Seokga le Déchu est le dieu de la malice. Chassé des cieux après une tentative de putsch ratée, il purge à présent sa peine en traquant des démons. Entre deux captures, il recharge ses batteries en se gavant de café... Si seulement l'insupportable serveuse sur qui il tombe toujours arrêtait de massacrer sa boisson préférée.

Lorsque la Renarde Écarlate réapparaît soudainement, Seokga voit là une chance d'obtenir sa rédemption. Mais Hani est prête à tout pour l'empêcher de l'attraper... Prête à tout ? Sauf peut-être à tomber amoureuse.


J’ai lu Le Dieu et la Gumiho dans le cadre du Bookclub de mars 2026 organisé par Chez Cha Cheshire et je ressors de cette lecture avec un sentiment assez mitigé.

L’intrigue, tout d’abord, m’a semblé extrêmement prévisible. Très rapidement, j’ai eu l’impression d’anticiper sans difficulté les grandes étapes du récit, ce qui a un peu diminué mon implication émotionnelle. Il manque cette part de surprise ou de tension qui pousse à tourner les pages avec avidité.

Les personnages n’ont malheureusement pas réussi à rattraper cet aspect. Je les ai trouvés assez caricaturaux, parfois même agaçants, et surtout étonnamment immatures au regard de leur statut — des figures censées être anciennes, marquées par des siècles d’existence. Cette dissonance m’a empêchée de m’y attacher réellement, ce qui est d’autant plus dommage dans un récit centré sur leurs relations.

Concernant la romance, elle s’inscrit dans un schéma très attendu. Si elle aurait pu être touchante sur le papier, j’ai eu du mal à croire à son évolution. Le passage de l’hostilité à l’amour profond m’a semblé trop rapide, presque précipité, et donc peu crédible. Même sans être particulièrement friande de romance, j’attends un minimum de progression et de nuance, ce que je n’ai pas vraiment retrouvé ici.

Un autre point qui m’a laissée sur ma faim est l’exploitation de la mythologie coréenne. L’univers avait pourtant un vrai potentiel, mais il reste assez survolé, sans véritable approfondissement. C’est d’autant plus frustrant que cet aspect aurait pu apporter richesse et originalité au récit.

Cela dit, tout n’est pas à jeter : l’ensemble se lit sans difficulté et le roman n’est pas mauvais en soi. Simplement, il ne m’a pas marquée ni convaincue autant que je l’espérais.

Au final, c’est une lecture correcte mais sans éclat. Le premier tome se suffit à lui-même et, pour l’instant, je ne ressens pas particulièrement l’envie de poursuivre la saga.

samedi 14 mars 2026

Sylvie Baussier - Moi, Médée, puissante sorcière

 

Auteur : Sylvie Baussier
Dessinateur : Tristan Gion
Éditeur : Scrineo
Collection : Mythologie
Parution : 12 février 2026
Pages : 127
EAN-13 : 978-2381674643



Je suis une jeune princesse, et j'ai d'immenses pouvoirs magiques. Pourtant, ce que je voudrais par-dessus tout, c'est l'amour ! Quand le prince Jason arrive de Grèce avec ses compagnons, les Argonautes, j'accepte de l'aider dans sa quête : prendre la précieuse Toison d'or gardée par un dragon. Les épreuves sont terribles !
Où tout cela va-t-il me mener ? Est-ce que je devrai choisir entre mon pays et l'amour de Jason, qui me mènera à l'exil ?
Vous connaissiez le récit de Jason, découvrez l'histoire de la femme qui l'a aidé à obtenir la Toison d'or...



Après avoir lu les volumes consacrés à Pandore, Cassandre et l’Hydre de Lerne, j’étais curieuse de découvrir celui dédié à Médée. Ce personnage de la mythologie grecque m’intéresse particulièrement, notamment pour la manière dont son image a évolué au fil des siècles, passant de magicienne puissante à figure tragique souvent diabolisée. J’attendais donc beaucoup de Moi, Médée, puissante sorcière de Sylvie Baussier.

Comme dans les autres titres de la collection, le roman adopte le point de vue du personnage mythologique lui-même. Le lecteur suit ainsi Médée, princesse et sorcière, lorsqu’elle rencontre Jason et choisit de l’aider dans sa quête de la Toison d’or. Ce parti pris narratif reste intéressant car il permet de redonner une voix à une figure féminine souvent racontée à travers le regard des héros masculins.

Cependant, ce volume m’a moins convaincue que les précédents. J’ai notamment eu l’impression que les transitions entre les différents événements manquaient de fluidité. Certains passages donnent le sentiment de passer un peu trop rapidement d’une étape du mythe à une autre, ce qui rend la progression du récit parfois abrupte et empêche de pleinement s’immerger dans les dilemmes et les émotions du personnage.

C’est d’autant plus dommage que Médée est une figure mythologique particulièrement riche et complexe. On perçoit bien les intentions de l’autrice de mettre en avant sa puissance, ses sentiments et les choix difficiles auxquels elle est confrontée mais le développement reste parfois un peu trop rapide pour exploiter tout le potentiel dramatique de son histoire.

Malgré cette réserve, la lecture reste intéressante pour celles et ceux qui souhaitent découvrir ou redécouvrir la mythologie grecque à travers des récits accessibles et centrés sur les personnages. Et pour les lecteurs déjà familiers de la collection, ce volume complète malgré tout la galerie de figures mythologiques féminines revisitées par Sylvie Baussier.