mercredi 3 octobre 2018

Ariel Holzl - Les soeurs Carmines, Tome 2 : Belle de gris


 Auteur : Ariel Holzl
Editeur : Mnémos
Collection : Naos
Parution : 16 novembre 2017
Pages : 297
EAN-13 : 978-2354086039


Trois semaines séparent Tristabelle Carmine du Grand Bal de la Reine. Trois semaines pour trouver la robe de ses rêves, un masque, une nouvelle paire d’escarpins… et aussi un moyen d’entrer au Palais. Car Tristabelle n’a pas été invitée. Mais ça, c’est un détail. Tout comme les voix dans sa tête ou cette minuscule série de meurtres qui semble lui coller aux talons.

En tout cas, elle ne compte pas rater la fête. Quitte à écumer les bas-fonds surnaturels de Grisaille, frayer avec des criminels, travailler dans une morgue ou rejoindre un culte. S’il le faut, elle ira même jusqu’à tuer demander de l’aide à sa petite sœur. Car Tristabelle Carmine est une jeune femme débrouillarde, saine et équilibrée. Ne laissez pas ses rivales ou ses admirateurs éconduits vous convaincre du contraire. Ils sont juste jaloux. Surtout les morts.



J'ai été plus que ravie de retrouver l'univers d'Ariel Holzl. Ce fut un vrai délice !

L'auteur arrive à faire une critique de notre société actuelle dans un environnement complètement différent, un peu à la manière de Terry Pratchett (qui est pour moi une immense figure littéraire). Ariel Holzl a un don pour jouer avec les mots et j'adore ça.

Le choix de narration m'a un peu surprise au cours des premières pages mais je me suis finalement vite habituée. On nous amène au plus près des pensées de Tristabelle puisque l'on est carrément dans sa tête. Il n'y a plus aucun filtre entre le personnage et le lecteur. Si vous aimez l'humour noir, vous serez servis. Tristabelle est véritablement détestable et attachante à la fois. On adore la détester.

Néanmoins, si le premier tome a été un coup de cœur, cela n'a pas été le cas pour ce tome-ci. J'ai trouvé que l'intrigue mettait un peu de temps à démarrer.
La fin n'a pas été aussi satisfaisante que je l'aurais voulu. Il y a un aspect en particulier qui m'a un peu déçue (no spoil).
Enfin, mon plus grand regret : la quasi absence de Dolorine et M. Nyx. Du coup, j'ai plus que hâte de retrouver ce personnage dans le troisième et dernier (malheureusement) tome.


Cette lecture fait partie du Challenge Mystère.

mardi 25 septembre 2018

Cy. - Le vrai sexe de la vraie vie, Tome 1


 Dessinateur : Cy.
Editeur : Lapin
Parution : 24 novembre 2016
Pages : 224
EAN-13 : 978-2918653837



Tu as remarqué, malin(e) comme tu es, que ce livre va parler de sexe. Mais est-ce qu’on t’a déjà parlé du VRAI sexe ? Celui avec des maladresses et des ratés (dans les 2 sens du terme), celui qui est pudique et hésitant, celui avec du sable dans la shnek, celui de la première fois, celui avec le décor qui casse ou les sphincters qui lâchent, celui dans des endroits inconfortables, celui avec un handicap, celui avec des objets, celui avec des vrais gens, hétéros, homos, bi ou transgenres, celui avec ou sans amour, bref celui qui change du porno et qui décomplexe à mort nos soubresauts maladroits et humains.




Le sexe est souvent considéré comme un tabou, un sujet qu’il ne faut pas évoquer. Il relèverait de l’intime et non du cercle public. Je ne vais pas mentir : cela a longtemps été mon opinion. Pourtant, au fil du temps, j’ai eu du mal à comprendre ce tabou et j’ai même été effarée par la méconnaissance de certaines personnes sur ce sujet (non, la femme ne fait pas pipi par le vagin…).
Aujourd’hui, je considère que l’on n’est pas obligé de parler de sa propre sexualité mais qu’il est primordial d’évoquer le sexe en général.
Je pense que c’est avec cette idée que Cy. a publié cet ouvrage. Elle brise le tabou du sexe et nous montre ce qu’il en est dans la réalité.

J’ai beaucoup apprécié cette lecture. Elle m’a appris certaines choses. On y aborde plusieurs sexualités différentes avec humour mais aussi sérieux.
Même si Cy. ne cache rien de l’intimité de ses différents personnages, on reste bien loin de la pornographie. On nous expose tout simplement des faits. Cela est fait de façon pédagogue et avec beaucoup de bienveillance.

En bref, Le vrai sexe de la vraie vie est un ouvrage que je conseille vivement pour tous ceux qui ne sont pas gênés par la question de la sexualité.
Un second tome est déjà sorti et je ne vais pas me priver de le lire.

mercredi 19 septembre 2018

Floriane Soulas - Rouille


 Auteur : Floriane Soulas
Editeur : Scrineo
Parution : 16 mai 2018
Pages : 384
EAN-13 : 978-2367406060


Paris, 1897. Les plus grandes puissances européennes se sont lancées à l’assaut de la Lune et de nouveaux matériaux découverts sur le satellite envahissent peu à peu la Terre. Ces grandes avancées scientifiques révolutionnent l’industrie et la médecine, mais pas pour tout le monde. Et dans les faubourgs, loin de l’hyper-centre protégé par le dôme sous lequel vivent les puissants, le petit peuple de Paris survit tant bien que mal. Violante est une prostituée sans mémoire, ignorant jusqu’à son âge réel. Dans un monde où son désir de vérité passe après celui de ses clients et de ses patrons, la jeune fille tente de retrouver la trace de ses origines perdues. Alors qu’une vague de meurtres particulièrement horribles ensanglante la capitale, Satine, son amie et seul soutien, disparait dans d’étranges circonstances. Violante, elle, se voit offrir une porte de sortie à ce demi-monde violent qui la retient prisonnière, mais décide malgré tout de prendre part aux investigations.



Floriane Soulas nous propose une histoire bien écrite pour son premier roman. Malgré quelques petites faiblesses, notamment sur certaines tournures de phrases, on sent qu’il y a un travail d’écriture derrière. Le découpage des chapitres est bien pensé et la narration est bien rythmée.

J’ai beaucoup apprécié l’univers créé par l’auteur. Rouille est une bonne entrée en matière dans le style Steampunk selon moi (d’autant plus que je suis une néophyte en la matière).
J’aime beaucoup le Paris de la Belle époque et que ce soit cette fois-ci du point de vue des « habitants de l’ombre » est d’autant plus intéressant.
Il faut parfois s’accrocher à son estomac. Floriane Soulas n’est pas toujours tendre avec ses protagonistes et elle ne le cache pas à son lectorat. Toutefois, ce ne sont pas toujours les meurtres qui m’ont mise le plus mal à l’aise. Le thème de l’amélioration des êtres humains et des animaux m’a particulièrement remuée.

En revanche, je dois bien avouer ne pas m’être particulièrement attachée aux personnages du récit. Violante m’a fait ni chaud ni froid. C’est assez dommage.
Je trouve également étrange le traitement des personnages de Léon et Jules. Ce sont des proxénètes trop sympathiques à mon goût. Ils ont l’air de ne pas être de mauvais bougre mais vu le métier qu’ils exercent, j’ai trouvé cela un peu irréaliste et décalé.

En bref, Rouille est un bon premier roman. J’ai aimé découvrir l’histoire de Violante et surtout la plume de Floriane Soulas. Je n’hésiterai aucunement à me pencher sur sa prochaine sortie livresque.

jeudi 6 septembre 2018

Aurélie Wellenstein - Le roi des fauves


 Auteur : Aurélie Wellenstein
Editeur : Pocket
Parution : 9 mars 2017
Pages : 320
EAN-13 : 978-2266273121



Poussés par une famine sans précédent, trois amis, Kaya, Ivar et Oswald, prennent le risque de braconner sur les terres de leur seigneur, mais son fils les surprend. Au terme d’une lutte acharnée, ils laissent le noble pour mort. Capturés et jugés pour tentative de meurtre, les trois amis sont condamnés à ingérer un parasite qui va les transformer en « berserkirs ». Au bout de sept jours de lente métamorphose, ils seront devenus des hommes-bêtes, et leur raison s’abîmera dans une rage inextinguible. Le temps de cette transformation, ils sont enfermés dans Hadarfell, un ancien royaume abandonné, dont le passé et l’histoire ont été engloutis par le temps…



Cela faisait un moment que j’entendais parler d’Aurélie Wellenstein et en particulier de son roman Le roi des fauves. Grâce au challenge Chaud Cacao organisé par Patatras dans le cadre du PLIB 2018, je me suis enfin lancée dans cette lecture.

Je me suis plongée dans ce récit sans trop savoir à quoi m’attendre. Je savais que cela allait parler de berserkir mais je ne savais pas de quelle manière ni dans quel contexte cela allait être fait.
Au final, ce fut une agréable surprise !

Aurélie Wellenstein a réussi à m’immerger dans un univers brut, sombre et mystérieux. Sa plume est très visuelle et je me suis vraiment sentie à la place de nos héros. Cela faisait bien longtemps qu’un roman ne m’avait pas autant fait frissonner.
Le récit est violent et ne le cache pas. Néanmoins, ce n’est pas de la violence gratuite. L’auteur ne fait que présenter son univers tel qu’il est pour ses protagonistes et cela n’a rien du monde des bisounours.
Le seul bémol à ma lecture fut la présence de quelques longtemps à certains moments de l’intrigue. Toutefois, cela est resté tout de même très addictif.

Je me suis beaucoup attachée à nos trois héros qui sont plein de réalisme avec leurs forces et leurs faiblesses. J’ai souffert avec et pour eux face à ce combat pour préserver leur humanité.
Ivar m’a impressionné par sa ténacité. Je devine bien combien il doit être difficile de garder la tête froide dans ce genre de situation.
J’ai également eu une petite préférence pour le personnage de Kaya mais je ne m’étendrai pas sur les raisons afin de ne rien dévoiler de l’intrigue.

En bref, j’ai passé un très agréable moment de lecture, qui n’est pas passé loin du coup de cœur. J’ai hâte de me replonger dans un autre roman d’Aurélie Wellenstein. Je vais dorénavant suivre ses sorties livresques avec un grand intérêt.

Cette lecture fait partie du Challenge Mystère.

Maria Montessori - L'enfant


 Auteur : Maria Montessori
Éditeur : Desclée De Brouwer
Parution : 4 avril 2018
Pages : 320
EAN-13 : 978-2220095233




L'Enfant reste le texte de référence de Maria Montessori et la meilleure introduction à sa proposition pédagogique. Il met en évidence l'originalité et la modernité des idées de la grande éducatrice italienne. Elle y expose clairement les principes d'une éducation fondée sur le « respect de la personnalité de l'enfant ». Aider l'enfant à exprimer son individualité et révéler ses potentiels, lui donner les moyens de développer le meilleur de lui-même dans le respect de sa nature, pour lui-même et au service de tous, tel est le rôle de l'éducateur et telles sont les voies des pédagogies nouvelles. Ce projet ne cesse, depuis plus d'un siècle, d'inspirer théoriciens et praticiens de l'éducation. Jusqu'ici, la traduction française de cet ouvrage majeur ne proposait que les deux premières parties – déjà incomplètes – de la version originale rédigée en espagnol ; certains paragraphes avaient été tronqués, d'autres déplacés et la troisième partie avait été omise. Cette nouvelle édition intégrale offre onze nouveaux chapitres inédits sur des sujets essentiels tels que les rapports entre les générations et le droit des enfants. Les éditions Desclée de Brouwer offrent enfin ce texte complet au lecteur francophone, dans la présentation revue au soir de sa vie par Maria Montessori. Traduction et révision par Charlotte Poussin, éducatrice Montessori AMI, auteur d'ouvrages de référence sur Montessori et membre du conseil d'administration de l'association Montessori de France.



J'ai reçu cet ouvrage grâce à la masse critique Babelio

Je connaissais déjà les grandes lignes de la pensée Montessori mais je n’avais jusque-là jamais creusé la question. Depuis que je suis devenue maman, j’ai eu envie d’approfondir ma connaissance dans ce domaine pour pouvoir mieux appréhender l’éducation de mon enfant.

Au début, j’ai trouvé que le texte n’était pas aussi accessible que prévu. Ce qui est présenté dans cet ouvrage est principalement, voire entièrement, de la théorie. Toutefois, j’ai trouvé les points abordés intéressants et je n’ai pas eu trop de mal à me mettre à cette lecture.

Le point d’orgue de la pensée Montessori est de mettre l’enfant au centre de la pédagogie. J’ai trouvé très intéressant le déroulé de cette pensée.
L’adulte se doit d’être présent pour l’enfant. Il met en place un environnement agréable, stimulant et répondant aux besoins de l’enfant. Son regard doit être bienveillant mais il ne doit pas se montrer intrusif et dirigiste dans l’apprentissage de l’enfant.

Très clairement, je ne suis pas la philosophie Montessori dans son entièreté. Néanmoins, j’avoue m’y retrouver par moment. Cet ouvrage nous offre la possibilité de décortiquer ne serait-ce qu’un peu le mystère qu’est l’enfant et son développement.

L’enfant est une œuvre que j’ai trouvé très instructive et que je conseille à toute personne souhaitant en connaître plus sur la théorie et la philosophie Montessori.

lundi 27 août 2018

Nadia Coste - Les élémentaires


 Auteur : Nadia Coste
Éditeur : Castelmore
Parution : 15 mars 2017
Pages : 320
EAN-13 : 978-2362312007



Cassandra, jeune mage du feu, souffre depuis sa naissance d'un dérèglement hormonal qui lui rend la vie très compliquée : dès qu'elle ressent une émotion trop intense, le feu jaillit de sa peau en consumant ses cheveux, ses vêtements et tout ce qu'elle touche ! Quand elle entend parler d'une cure miracle, la jeune fille veut donc s'y rendre à tout prix. Elle va faire un voyage surprenant et périlleux à l'autre bout du royaume, dans un baquet d'eau, escortée par deux chevaliers absolument débutants, au cours duquel elle devra affronter les horribles singes-serpents et d'affreux brigands !



Même si cette lecture n'a pas été un coup de cœur, j'ai beaucoup de mal à lui trouver des défauts. Je ne sais pas si cela est dû à ma dernière déception avec Le souffle de MidasJ'ai vraiment adoré ce roman et j'ai passé un très bon moment de lecture.

J'ai énormément aimé cet univers où les éléments côtoient autant les êtres humains que les animaux. On s'y émerge très facilement. Tout au long du voyage, on découvre différent environnement dont la description m'a tout de suite intégrée dans le récit.

L'idée de base pourrait paraître peu originale. Au départ, on s'attend à pas mal de choses. Cependant, Nadia Coste a réussi à me surprendre avec ses révélations et ses retournements de situation. Certes, j'ai vu pas mal de choses arriver mais ma lecture a été très bien rythmée et j'ai enchaîné les pages avec facilité.
Seul bémol à ce récit : l'histoire des hormones qui m'a laissé quelque peu perplexe.

Je me suis beaucoup attachée aux personnages. Cassandra et sa cousine sont des personnages féminins que j'ai su apprécié même si je ne partage pas toujours leurs décisions.
Concernant les protagonistes masculins, ma préférence s'est nettement portée vers l'apprenti aventurier. Je l'ai trouvé étonnement attachant et juste dans ses émotions.

Si Nadia Coste décide de faire un second tome ou un autre roman dans le même univers, je suis preneuse !

dimanche 26 août 2018

Alison Germain - Chroniques homérides, Tome 1 : Le souffle de Midas


 Auteur : Alison Germain
Éditeur : Editions du Chat Noir
Collection : Féline
Parution : 1er novembre 2017
Pages : 272
EAN-13 : 978-2375680537




Entre tes mains, fille d’Homère, brûle encore le pouvoir des Dieux.

Le jour où une inconnue rend son dernier souffle dans mes bras, je sais que ma vie paisible d’étudiante ne sera plus jamais la même. Au lendemain du drame dont j’ai été le seul témoin, aucune trace du crime n’a été retrouvée, tant et si bien que tout le monde me pense folle, moi la première. Seul un homme me croit, Angus Fitzgerald, détective à la recherche d’une personne qui ressemble trait pour trait à la femme morte sous mes yeux.Alors que ce mystère reste sans réponse, les objets que je touche se transforment en or. Et quand le bel Angus me narre le mythe antique de Midas, ce roi grec qui changeait tout en or, je comprends qu’il en sait bien plus sur ce qui m’arrive. Et aussi sur les dangers qui me menacent. Pour moi, le plus imminent est juste là, dans mes mains. Parce que si pour le détective, je suis bénie des Dieux, je ne vois en ce pouvoir qu’une malédiction…



Je ne vais pas mentir, ce qui a d'abord attisé mon intérêt est l'auteur, Alison Germain. Comme beaucoup de monde, je la suis sur Booktube et quand j'ai su que son premier roman allait sortir, je me suis intéressée à ce sujet. Lorsque j'ai appris qu'il allait traiter des mythologies grecques, mon intérêt n'a fait que grandir. C'est un domaine qui m'intéresse depuis mon enfance.

Malheureusement, je ressors de cette lecture très mitigée.
L'univers m'a intrigué. J'ai beaucoup aimé l'idée de différents pouvoirs en lien avec les dieux et héros grecs. Toutefois, j'ai trouvé qu'il n'était pas assez développé. Je suis restée un peu sur ma faim.
J'ai eu beaucoup de mal à m'attacher aux personnages, notamment Louise. Cette dernière m'a même un peu agacée avec certaines de ses réactions.
Ma plus grosse déception reste néanmoins l'intrigue. Je m'attendais à de l'originalité et j'ai finalement retrouvé de nombreux schémas et clichés narratifs déjà présents dans d'autres ouvrages. J'ai également senti plusieurs longueurs dans le rythme de l"histoire.

Je ressors de cette lecture avec l'envie de découvrir la suite de l'histoire de Louise. Cependant, j'ai moins d'enthousiasme que ce que j'avais envisagé.