samedi 27 mai 2017

Mathieu Bablet - Shangri-La


Dessinateur / Auteur : Mathieu Bablet
Éditeur : Ankama
Collection : Ankama Bd
Parution : 2 septembre 2016
Pages : 222
EAN-13 : 978-2359109696


Ce qu'il reste de l'humanité vit à bord d'une station spatiale dirigée par une multinationale à laquelle est voué un véritable culte. Les hommes mettent en place un programme pour coloniser Shangri-La, la région la plus hospitalière de Titan, afin de réécrire la genèse à leur manière.




Parler de Shangri-La est extrêmement compliqué. Mathieu Bablet utilise une narration assez particulière. On peut considérer que le récit est divisé en trois parties mais qui ne se suivent pas de façon chronologique. Cela est audacieux mais cela peut surtout déstabiliser le lecteur.

Ce qui m'a principalement plu dans cet ouvrage est la multitude de thèmes abordés qui s'entremêlent au fil des pages : la société de consommation, les expériences génétiques, l'Homme qui se prend pour Dieu, le racisme, la manipulation des populations, etc. On peut découvrir cette histoire et l'apprécier en lisant au premier degré mais dès que l'on commence à creuser un tout petit peu, on se rend rapidement compte des différents niveaux de lecture qu'il peut y avoir et combien cela est intéressant.

En plus de cette richesse scénaristique, on ne peut pas passer à côté des graphismes éblouissants. Mathieu Bablet aime soigner ses ambiances et ses décors, en jouant notamment avec l'espace de ses cases. Le dessin est précis et détaillé, avec des décors très variés qui ont leur importance.


La seule faiblesse que j'ai rencontré avec le style de l'auteur est la manière qu'il a de représenter les personnages. En effet, par moment, j'ai eu du mal à distinguer Scott et Virgile et les émotions n'étaient pas forcément retranscrit au mieux sur les visages.

Je ne souhaite pas rentrer dans les détails dans cette chronique car cet bande-dessinée nécessite vraiment qu'on la découvre entièrement lors de sa lecture pour vraiment en apprécier toutes ses facettes.
Personnellement, cette oeuvre m'a remué et je ne suis pas sortie de ma lecture indemne. Encore aujourd'hui, quelques jours après ma lecture, cette histoire ne cesse de rester dans mon esprit. Cela n'a pas été un coup de cœur mais cet ouvrage reste dans le top de mes lectures de 2017 pour le moment. Ce fut une merveilleuse découverte qui me permet de réfléchir sur notre société actuelle et sur notre avenir.

dimanche 21 mai 2017

Nicola Yoon - Everything, everything


 Auteur : Nicola Yoon
Editeur : Bayard Jeunesse
Parution : 6 avril 2016
Pages : 360
EAN-13 : 978-2747052788


Ma maladie est aussi rare que célèbre, mais vous la connaissez sans doute sous le nom de « maladie de l’enfant-bulle ». En gros, je suis allergique au monde. Je viens d’avoir dix-huit ans, et je n’ai jamais mis un pied dehors. Un jour, un camion de déménagement arrive. Je regarde par la fenêtre et je le vois. Le fils des nouveaux voisins est grand, mince et habillé tout en noir. Il remarque que je l’observe, et nos yeux se croisent pour la première fois. Dans la vie, on ne peut pas tout prévoir, mais on peut prévoir certaines choses. Par exemple, je vais certainement tomber amoureuse de lui. Et ce sera certainement un désastre.



Je lorgne sur ce roman depuis sa sortie et pourtant, ce n'est que maintenant que je me lance dans sa lecture. J'ai littéralement dévoré ce récit ! En une après-midi, ma lecture était déjà terminée, ce qui veut dire beaucoup de choses.

L'objet-livre est sublime. Sa couverture me plaît énormément et j'ai beaucoup aimé retrouver au fil des pages des dessins, des schémas, des listes ou encore des tableaux. Cela participe à la dynamique du roman.

Quant à l'histoire, elle est toute mignonne avec ses deux personnages, Madeline et Olly, qui se découvrent petit à petit pour finalement tomber amoureux. Leur relation est assez prévisible et comporte malheureusement certains clichés. Toutefois, on échappe à la niaiserie que j'appréhendais. Il est difficile de ne pas trouver Olly et Madeline attendrissants et touchants, surtout dans un contexte si particulier.
L'auteur arrive à traiter d'un sujet délicat, celui de la maladie, avec une grande simplicité. Madeline m'est apparu comme quelqu'un de fort et de mature... sauf vers la fin, où je n'ai pas pu m'empêcher de la trouver tout de même un peu égoïste.
La fin était vraiment inattendue. J'ai été très surprise par la tournure que prenait l'histoire. Je n'en dirai pas plus pour ne pas spoiler ceux qui n'ont pas encore lu ce roman, néanmoins, je suis ouverte à la discussion.

En bref, Everything, everything fut une lecture rapide pleine de simplicité et de tendresse. Ce n'est pas un coup de cœur mais cela restera un agréable moment de lecture.

mercredi 10 mai 2017

Isabelle Sorente - La faille


 Auteur : Isabelle Sorente
Editeur : Gallimard
Collection : Folio
Parution : 16 mars 2017
Pages : 480
EAN-13 : 978-2070469719



Lucie Scalbert et Mina Liéger se recroisent après s'être perdues de vue pendant vingt ans. Lucie, qui était alors promise à un brillant avenir de comédienne, n'est plus désormais que l'ombre d'elle-même et Mina comprend que c'est à cause de l'emprise de son mari.



Tout d'abord, je tiens à remercier Livraddict et les éditions Gallimard pour m'avoir envoyé ce livre.

Cette chronique est très difficile pour moi à rédiger. Même après avoir fini cette lecture, je ne sais pas comment me positionner face à ce récit. Néanmoins, je vais essayer de faire de mon mieux.

Ce qui m'a, en premier lieu, attiré dans ce livre, c'est le thème qui y est abordé : l'emprise. L'auteur réussit à nous montrer comment une personne peut nous manipuler en utilisant nos faiblesses et de quelle manière cela peut devenir difficile de se sortir d'une telle situation. Au fil des pages, Isabelle Sorente nous pousse à la réflexion et nous montre toute la complexité de l'être humaine. Ce roman traite des relations humaines et la manière dont on perçoit les autres ou encore soi-même.

La faille est un récit dense et compliqué à appréhender. La lecture peut être laborieuse à certains moments car l'histoire nous prend aux tripes et est très intimiste. L'auteur a réussi à créer une ambiance qui devient de plus en plus oppressante, ce qui m'a parfois mis mal à l'aise.

Malheureusement, ce roman m'a parfois semblé long et cette lenteur rend mon avis mitigé.
Le thème et la manière dont Isabelle Sorente l'aborde sont très intéressant mais je n'arrive pas encore à définir cette lecture. Il me faut peut-être encore un peu de temps pour prendre plus de recul face à cette lecture.

mardi 9 mai 2017

S. N. Lemoing - Shewolf, Tome 1 : L'apprivoisement


 Auteur : S. N. Lemoing
Editeur : Autoédité
Parution : 5 novembre 2016
Pages : 218
EAN-13 : 978-1539948940


Stéphanie est une jeune femme comme une autre, jusqu'au soir où elle se fait enlever par un serial killer. Elle tente désespérément de s'enfuir quand une mystérieuse créature la mord à la jambe ...


Avant toute chose, je tiens à remercier Livraddict et S. N. Lemoing pour l'envoi de ce roman.

J'ai trouvé que le début avait un peu de mal à démarrer. On découvre Stéphanie, sa vie... ou son absence de vie en fait... L'auteur insiste beaucoup sur cet aspect du personnage. Stéphanie n'a plus de petit-ami, elle s'est éloignée de ses amies et j'ai eu du mal à saisir pourquoi cela était autant mis en avant.

En revanche, à partir de son agression, le rythme s'emballe et cela m'a beaucoup plu. L'idée du serial-killer et de ce qui lui arrive était très bonne (No spoilers mais ceux qui auront lu ce premier tome me comprendront).
Stéphanie découvre sa nouvelle condition, un nouvel univers, de nouvelles personnes mais surtout elle finit petit à petit par se découvrir elle-même.
Ce premier tome pose vraiment les bases de l'univers créé par S. N. Lemoing. Sa plume est simple et fluide, c'est une des raisons pour lesquelles j'ai terminé ce récit très rapidement.

En bref, j'ai beaucoup apprécié cette lecture et je me jetterai sans hésiter sur la suite. L'auteur nous laisse sur un suspens insoutenable. Je n'ai qu'une envie : savoir pourquoi la scène finale s'est déroulée et que se passe-t-il ensuite !
Shewolf est une lecture rapide et agréable qui plaira certainement aux personnes aimant le mythe du loup-garou.

dimanche 7 mai 2017

Jim Fergus - Mille femmes blanches


 Auteur : Jim Fergus
Editeur : Pocket
Parution : 5 mai 2011
Pages : 506
EAN-13 : 978-2266217460


En 1874, à Washington, le président américain Grant accepte dans le plus grand secret la proposition incroyable du chef indien Little Wolf: troquer mille femmes blanches contre chevaux et bisons pour favoriser l'intégration du périple indien. Si quelques femmes se portent volontaires, la plupart des "Mille femmes" viennent en réalité des pénitenciers et des asiles de tous les États-Unis d'Amérique... Parvenue dans les contrées reculées du Nebraska, l'une d'entre elles, May Dodd, apprend alors sa nouvelle vie de squaw et les rites inconnus des Indiens. Mariée à un puissant guerrier, elle découvre les combats violents entre tribus et les ravages provoqués par l'alcool. Aux côtés de femmes de toutes origines, May Dodd assiste alors à la lente agonie de soi, peuple d'adoption...



La première fois que j'ai entendu parler de Mille femmes blanches, c'était il y a bien longtemps. Son propos m'avait intéressé mais je n'avais pas encore eu l'occasion de l'avoir entre mes mains. C'est chose faite aujourd'hui !

Le style de l'auteur est efficace car le lecteur entre facilement dans l'ambiance du roman. Suivre ces femmes d'horizon très différents fut très intéressant. On apprend énormément de cette confrontation de deux cultures, même si cela est parfois ponctué d'horreurs. La fin est, par ailleurs, bouleversante.
Je me suis un peu attachée à certains personnages, comme Little Wolf, mais j'ai trouvé que certains protagonistes étaient trop caricaturaux pour que l'on s'attache réellement à eux.

Le grand point négatif de ce roman est sans conteste les longueurs, qui sont bien trop présentes. Certains sujets abordés prenaient beaucoup trop de place dans le récit au détriment d'autres, dont j'aurais aimé plus de développement.
C'est pourquoi je ressors de cette lecture vraiment mitigée.

C'est donc loin d'être un coup de cœur pour ma part. Une suite est sortie récemment mais je ne suis pas sûre de la lire (ou alors pas tout de suite).

samedi 22 avril 2017

John Irving - Une prière pour Owen



 Auteur : John Irving
Editeur : Points
Parution : 6 septembre 1995
Pages : 736
EAN-13 : 978-2020257794


Lorsque John Wheelwright évoque avec nostalgie le puzzle invraisemblable de sa jeunesse, un personnage en émerge : Owen, son ami dont la frêle enveloppe dissimulait une volonté de fer, une foi absolue ou la conviction profonde qu'il était l'instrument de Dieu. Cet ange du Bizarre ne s'était-il pas assigné la double tâche de réparer le tort causé à John et de sauver le monde ?



J'ai débuté cette lecture sans connaître un seul élément de l'histoire et je dois avouer que la taille de cette petite brique me rebutait légèrement.
Au fil des pages, je découvrais des tranches de vie sur plusieurs années différentes. Au départ, cela me laissa perplexe car je ne voyais pas où l'auteur voulait nous amener... et pourtant ! Plus j’avançais dans ma lecture, plus le dessein de l'auteur m'apparut et j'ai trouvé cela très intelligent. Au cours du récit, John Irving distille plusieurs éléments qui auront une grande importance plus tard dans l'histoire. La fin est très bien écrite.

Un des points forts de ce roman est ses personnages. L'histoire suit John Wheelwright, auquel je me suis attachée au fil des pages. Je l'ai trouvé touchant dans ses réactions, même si parfois je trouvais qu'il "subissait" un peu trop les choses.
John est entourée par une famille dont les membres sont tous marquants à leur manière. J'ai eu un coup de cœur pour sa grand-mère. En revanche, j'ai eu du mal à cerner Hester : je l'ai trouvé parfois touchante et d'autres fois je ne l'ai pas comprise.
Enfin, le personnage central de ce roman : Owen Meany. Il se caractérise autant par son physique particulier (et sa voix surtout) que par sa personnalité forte. J'ai beaucoup aimé ce personnage, même si je ne partageais pas toujours ses opinions et ses actions. Avec John, ils forme un duo atypique mais surtout complémentaire qui fonctionne très bien. Une prière pour Owen est un roman qui retrace avant tout leur amitié.

D'autres sujets sont également abordés par John Irving.
La religion est, en effet, omniprésente dans le récit. J'avoue que cela m'a perdu à certains moments, en particulier sur les différentes formes de la chrétienté. Toutefois, l'auteur parle de la religion avec beaucoup d'ironie et de recul. Il incite le lecteur à réfléchir sur la question et à faire sa propre opinion sur le sujet.
Autre thème fort de cette histoire : les Etats-Unis. Au fil du temps, on nous livre une fresque historique du pays sous le regard critique des différents personnages. On évoque ainsi les différents présidents, les scandales de l'époque, la politique internationale ou encore la guerre du Vietnam.

Une prière pour Owen est mon premier roman de John Irving. Même si la lecture a été longue, je n'hésiterai pas à lire une autre de ses œuvres car j'ai passé un bon moment de lecture.

mardi 28 mars 2017

Top Ten Tuesday n°104

Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a été initialement créé par The Broke and the Bookish et repris en français par le blog Frogzine.

Cette semaine, le thème est : les 10 romans que vous avez lus durant la première année de vie de votre blog.

Voici mon Top 10 :

     1 - Arlington Park de Rachel Cusk.

     2 - La marche de Radetzky de Joseph Roth.

     3 - Le faire ou mourir de Claire-Lise Marguier.

     4 - Entre Dieu et moi, c'est fini de Katarina Mazetti.

     5 - La ligne verte de Stephen King.

     6 - Innocenti d'Eric Descamps.

     7 - 1Q84 de Haruki Murakami.

     8 - L'étrange cas du Dr Jekyll et Mr Hyde de Robert Louis Stevenson.

     9 - Annabel de Kathleen Winter.

    10 - Dôme de Stephen King.