vendredi 18 mai 2018

Dorian Lake - Hex in the city, Tome 1 : L'éventreur de San Francisco


 Auteur : Dorian Lake
Editeur : Noir d'absinthe
Parution : 19 février 2018
Pages : 154
EAN-13 : 978-2956299707


Un tueur en série sévit à San Francisco. Rien ne l'inquiète : ni la loi, ni les remords. Malheureusement pour lui, Taylor, une sorcière au passé trouble et au caractère de feu, décide de s'en mêler.
À la croisée des genres entre fantasy urbaine, avec ses vampires, monstres et sorcières, et le polar, découvrez un récit sans temps mort, dans la lignée des meilleures séries télévisées américaines.


Avant toute chose, je tenais à remercier Livraddict et aux éditions Noir d'absinthe (que je ne connaissais absolument pas) pour ce partenariat.

Ce roman n'est pas du tout ce que j'attendais. J'ai vraiment été très surprise lors de ma lecture.
En effet, lorsque j'ai lu le synopsis, je m'attendais à un roman policier. L'histoire d'un tueur en série mêlée au surnaturel m'intriguait énormément. Cependant, cette partie de l'intrigue n'est finalement que minime. Si je me base uniquement sur l'enquête et les meurtres, j'ai trouvé que le déroulement était lent à se mettre en marche et la fin était un peu bâclée. C'est un peu ma déception lors de ma lecture. Je m'attendais à ce que l'intrigue soit plus développée et prenne plus de place. Or, je suis restée sur ma faim.
Le livre était malheureusement trop court pour qu'il y ait un réel développement. L'auteur survole beaucoup d'aspects de l'histoire à mon grand regret.

Cependant, j'ai tout de même apprécié ma lecture. Cet ouvrage se lit très vite car il a peu de pages et parce qu'on est happé dans la vie des personnages.
Ces derniers m'ont par ailleurs beaucoup plu. Taylor est pleine de fougue et de mystère. J'aimerais vraiment en savoir plus sur elle. Jake est également intéressant par sa déchéance. Les personnages secondaires ne sont pas en reste. L'auteur a fait de ses protagonistes un point fort de son roman.

En bref, ce premier tome a réussi à attiser mon intérêt et me donne envie de retourner dans cet univers lorsque la suite sera sortie.

samedi 12 mai 2018

Patrice Verry - Le fou qui volait la tête en bas


 Auteur : Patrice Verry
Editeur : Voy'el
Parution : 22 janvier 2018
Pages : 287
EAN-13 : 978-2364754157


Transformée en vampire, Jessica a intégré le clan d’Orvano, un très vieux seigneur vampire basé près de Clermont-Ferrand. Celui-ci voit loin et nul n’a conscience de la complexité de ses desseins. Tandis que le caractère volontaire et le dynamisme de Jessica amènent les vampires là où Orvano le désire sans que Jessica s'en aperçoive, la guerre avec les humains se profile à l’horizon. Lorsqu’elle éclate, le monde se retrouve à feu et à sang, les deux camps rapidement débordés par l’apparition d’un troisième ennemi qui n’épargne personne : les Fous.
Devant l’ampleur de la menace, vampires et humains sont obligés d’enterrer la hache de guerre et de coopérer, tandis que la survie s’organise en sous-sol, seul endroit où les Fous ne se rendent pas. Et s’il existait un remède à cette folie qui permettrait de reconquérir la surface...?


Avant toute chose, je tenais à remercier Livraddict et la maison d'édition Voy'el pour ce partenariat.

Je ne suis plus vraiment attirée par les histoires de vampire. Après la vague Twilight, j'ai eu un trop-plein de ces créatures surnaturelles. Toutefois, selon le thème abordé et la manière dont le mythe du vampire est traité, je peux être intriguée et donc tentée par une lecture. C'est ce qui s'est passé avec ce roman.
En effet, ce qui m'a d'abord attiré dans Le fou qui volait la tête en bas est l'aspect géopolitique que l'auteur met en place. En soi, la créature surnaturelle passe en second plan dans l'intrigue. J'ai apprécié la manière dont Patrice Verry traitait ce mythe sans que ce soit le thème principal de son histoire. La géopolitique est l'intrigue principal avec notamment une question principale et essentielle dans notre société : comment deux peuples, deux cultures peuvent vivre ensemble dans un certain équilibre ? Patrice Verry apporte sa propre réponse.

Néanmoins, même si l'intrigue principale m'attirait, je n'ai pas été emballée plus que cela par ma lecture.
J'ai trouvé certains passages un peu longs et j'aurais voulu en savoir plus à d'autres moments (notamment ce qui se passe ensuite, après le dernier chapitre).
Les changements de points de vue m'ont également un peu perturbée. J'ai trouvé que certaines transitions étaient un peu confuses.
Enfin, mon plus gros problème avec cette histoire, ce sont ses personnages. En effet, je ne me suis attachée à aucun d'eux (sauf peut-être Yannick et encore...). Jessica m'a beaucoup agacé et il s'agit malheureusement du personnage principal. Les protagonistes Fabien et Rachel m'ont laissé indifférentes alors que cela n'aurait pas dû être le cas. Ce détachement est la raison principale expliquant pourquoi ce roman ne m'a pas emballée plus que cela et c'est assez dommage.

En bref, je ressors de cette lecture mitigée. J'ai passé un bon moment mais je crains d'oublier cette histoire au fil du temps.

dimanche 6 mai 2018

Robert Kondo et Dice Tsutsumi - Le veilleur des brumes


Auteurs : Robert Kondo et Dice Tsutsumi
Éditeur : Grafiteen
Parution : 7 mars 2018
Pages : 180
EAN-13 : 978-2745994998


Yuck est orphelin, mais sa place est sur le rempart. Toutes les douze heures, le petit cochon active les ailes du moulin pour éloigner le brouillard mortel qui s'insinue vers la ville. Le reste du temps, il cherche à mener une existence normale. Pas facile quand tout le monde l'évite, car il rappelle la menace qui pèse en permanence sur la ville... À l'école, il n'a qu'une amie, Fox, une renarde. Le problème, c'est que Yuck doit la partager avec Hippo, un gros balourd d'hippopotame pas franchement amical. Un jour, Fox et Hippo décident de venir visiter pour la première fois le moulin... Malheureusement, un phénomène extraordinaire arrache le moulin du rempart et le projette loin dans la forêt. Les enfants sont en grand danger : ils n'ont que douze heures devant eux avant que le brouillard mortel ne revienne...




Cet ouvrage m'a tout d'abord attiré par son graphisme tout simplement sublime. On s'éloigne des bande-dessinées dîtes traditionnelles et on se rapproche plus du art-book selon moi. Le travail apporté aux dessins et aux couleurs m'a littéralement bluffé. Cela accompagne parfaitement le récit qui y est conté.

L'histoire est émouvante et bouleversante. La relation entre notre héros et son père m'a touchée et peinée. Certaines scènes ont vraiment fait mal à mon petit cœur. Bien qu'on y suive des enfants, le récit est parfois très sombre et mystérieux. Le jeu des couleurs et des ombres le fait transparaître avec perfection.
De nombreux thèmes y sont abordés : la perte d'un être cher, le manque, le rejet, le harcèlement, ...

Il s'agit là d'un premier tome. Le second et dernier volume devrait sortir en 2019. C'est sans hésiter que je me jetterai dessus pour connaître le fin mot de cette aventure initiatique.

J'ai également appris qu'il y avait un court-métrage et que les auteurs avaient notamment travaillé chez Pixar. J'ai envie de le trouver et de le regarder pour en voir plus du talent des auteurs.

Cette lecture fait partie du Challenge Mystère.

mardi 1 mai 2018

Amy Reed - Nous les filles de nulle part


 Auteur : Amy Reed
Editeur : Albin Michel Jeunesse
Collection : Litt'
Parution : 28 février 2018
Pages : 544
EAN-13 : 978-2226401441



Grace vient d'entrer au lycée de Prescott après avoir déménagé. Dans la chambre de sa nouvelle maison, elle découvre des mots griffés sur le mur : Aidez-moi. Tuez-moi, je suis déjà morte.

Ces mots, c'est Lucy, qui les a tracés. Lucy, qui a accusé trois garçons de Prescott de l'avoir violée. Lucy, qui a été traitée de menteuse par le reste du lycée. Lucy, que la police n'a pas écoutée. Lucy, qui a fui la ville avec ses parents.
Très vite, Grace comprend que cette violence s'exerce à tous les niveaux dans la ville de Prescott : quand les joueurs de l'équipe de foot notent le physique des filles qui passent devant eux ; quand son amie Rosina doit éviter les avances des clients du restaurant où elle travaille ; et surtout sur le blog du moment, « Les vrais mecs de Prescott » dont la ligne éditoriale consiste principalement à considérer les femmes comme des objets.
Grace, Erin et Rosina sont décidées à agir, mais elles ne peuvent le faire seules.



Après avoir énormément entendu parlé de ce roman, j'avais très hâte de le lire. Toutefois, j'avais également beaucoup d'appréhension : le thème évoqué est très délicat à traiter, on peut vite faire une maladresse, passer à côté de la thématique.

Bilan : ce n'est pas un coup de cœur mais j'ai adoré cette lecture.
L'un de ses points forts est la diversité des personnages. On suit principalement trois protagonistes très différents, ce qui les rend très intéressantes. L'auteur a réussi à éviter certains clichés et on arrive à se reconnaître dans au moins un des personnages, qu'il soit principal ou secondaire. D'ailleurs, les protagonistes secondaires ne sont pas en reste. Même s'ils ne sont pas développés comme Grace, Rosina ou Erin, ils sont importants et apportent beaucoup à l'histoire.

Ce roman est plein de justesse dans le thème qu'il aborde. Au fil des pages, on découvre de nombreux témoignages qui font parfois vraiment froid dans le dos. Amy Reed a réussi à me faire passer par une multitude d'émotions : la colère, la peur, la frustration, la tristesse... Une des scènes m'a particulièrement révulsée.

La fin manque un peu de réalisme selon moi. Néanmoins, je comprends le choix de l'auteur. C'est un livre qui est important car il apporte des messages essentiels pour que les mentalités changent. Ils sont universels et devraient être lus autant par les hommes que par les femmes.
Lorsque ma fille sera suffisamment grande, je lui proposerai cette lecture sans hésiter.


Petite anecdote : Il s'agit du roman que je lisais lorsque j'ai donné naissance à ma fille. J'ai donc une émotion particulière  l'évocation de ce livre, qui est très girl power.

dimanche 8 avril 2018

Neal Shusterman - La faucheuse, Tome 2 : Thunderhead


 Auteur : Neal Shusterman
Editeur : Robert Laffont
Collection : R
Parution : 15 mars 2018
Pages : 576
EAN-13 : 978-2221200292



« Les humains apprennent de leurs erreurs. Moi pas. Je ne commets jamais d’erreur. »
Le Thunderhead, l’intelligence artificielle qui gouverne le monde, a interdiction de se mêler des affaires de la communauté des faucheurs.Il ne peut qu’observer… et il n’aime pas ce qu’il voit.



J'avais adoré le premier tome de cette saga et j'avais hâte d'en connaître la suite. Neal Shusterman ne m'a pas déçue !
Je vais donc essayer de donner mon avis sans spoiler et sans trop en dévoiler. Le plaisir de lecture sera beaucoup plus complet si vous partez sans aucun élément de l'intrigue.

J'ai trouvé ce deuxième tome aussi bon que le premier. L'auteur gère parfaitement le suspens de son histoire et ne nous laisse pas de répit. Il fait preuve d'une grande créativité dans ce domaine. Il nous mène en bateau du début jusqu'à la fin (et quelle fin !). Le lecteur ne sait plus à quoi s'attendre et j'ai adoré cette sensation.

On retrouve d'anciens personnages, ce qui m'a fait plaisir, mais on en rencontre également de nouveaux. J'ai trouvé ces nouveaux points de vue très intéressants car ils apportent un plus à l'histoire et aussi à l'univers dépeint par Neal Shusterman. Ce dernier aborde d'autres sujets sociétaux dans ce tome avec un caractère plus social. C'est un aspect que j'ai apprécié car cela agrandit vraiment l'horizon de la saga.

La fin du roman m'a mise dans un état pas possible ! J'en veux à l'auteur de nous laisser sur un tel suspens. Il a été très efficace sur ce point. L'attente du troisième tome va me sembler bien longue maintenant.
La faucheuse est une saga que je conseille vivement.





mercredi 28 mars 2018

Durian Sukegawa - Les Délices de Tokyo


 Auteur : Durian Sukegawa
Editeur : Lgf
Parution : 3 mai 2017
Pages : 224
EAN-13 : 978-2253070870


«  Écouter la voix des haricots  »  : tel est le secret de Tokue, une vieille dame aux doigts mystérieusement déformés, pour réussir le an, la pâte de haricots rouges qui accompagne les dorayaki, des pâtisseries japonaises. Sentarô, qui a accepté d'embaucher Tokue dans son échoppe, voit sa clientèle doubler du jour au lendemain, conquise par ses talents de pâtissière. Mais la vieille dame cache un secret moins avouable et disparaît comme elle était apparue, laissant Sentarô interpréter à sa façon la leçon qu'elle lui a fait partager.



J'ai découvert cette histoire en apprenant tout d'abord l'existence du film. Lorsque je me suis renseignée à son sujet, j'ai appris qu'il s'agissait de l'adaptation d'un roman et j'ai donc souhaité le lire avant de voir le film.
Cette lecture a répondu à toutes mes attentes : elle m'a offert de la douceur et de la poésie.

J'ai beaucoup apprécié le personnage de Tokue. Cette grand-mère n'a pas eu la vie facile et pourtant elle a une force d'esprit incroyable et voit la vie avec philosophie. Je me suis très rapidement attachée à elle.
Au début, j'ai eu un peu de mal avec Sentarô. Je trouvais qu'il se laissait trop aller, qu'il n'avait aucune combativité ou motivation. Au final, au contact de Tokue, on le voit évoluer et mûrir. J'ai apprécié son évolution au fil des pages.

Les passages centrés sur la cuisine étaient très doux et délicats. On ne nous offre pas une recette avec toutes les procédures à suivre. Il y a quelque chose de poétique dans la manière dont la cuisine est abordée.

Certains pourraient trouver le rythme du récit trop lent. Cela n'a pas été du tout mon cas. J'ai aimé que l'histoire prenne son temps. Le mystère entourant Tokue n'est pas le thème principal du roman selon moi. L'auteur nous décrit avec une pudeur très japonaise la difficulté des différents protagonistes à s'échapper d'une vie qui les emprisonne. Chacun des personnages est touché par un malheur qui lui est propre et au lieu de se plaindre, chaque personnage préfère garder le silence.

En bref, même si cette lecture n'a pas été un coup de cœur, elle m'a offert la douceur et la poésie que j'attendais. Ce fut une agréable lecture qui m'a transporté dans un nouvel environnement et avec de nouvelles saveurs.

Cette lecture fait partie du Challenge Mystère.

jeudi 22 mars 2018

Erika Boyer - Sous le même ciel


 Auteur : Erika Boyer
Editeur : Autoédité
Parution : 22 novembre 2017
Pages : 369
EAN-13 : 978-1549657368


Alejandro n’a eu d’autre choix que de suivre ses parents qui ont décidé de quitter l’Espagne pour s’installer en France. Taciturne et introverti, il a peur de ne pas réussir à trouver sa place dans ce nouvel environnement et s’inquiète que ses différences l’empêchent de se faire des amis.
Mais ses craintes se meurent lorsqu’il rencontre son voisin, Hugo. Jovial et chaleureux, ce dernier aime l’accent hispanique du garçon d’en face, tout autant que son prénom et ses étonnants cheveux longs. Alors, aussi vite que le permet l’innocence de leur jeune âge, les deux enfants se lient d’amitié.

Sous le ciel de la Ville d’Hiver, Alejandro et Hugo deviendront des hommes. Ils découvriront l’amitié et l’amour, et embrasseront la vie pour en comprendre le véritable sens.


Avant de donner mon avis, je tenais à remercier Livraddict et l'auteur Erika Boyer pour ce partenariat.

Je connaissais déjà la plume d'Erika Boyer avec son premier roman, Pardon. J'avais apprécié la manière dont elle abordait un thème très délicat mais j'y avais rencontré également quelques défauts, notamment au niveau de la fluidité des dialogues.
Dans Sous le même ciel, j'ai retrouvé la plume pleine de délicatesse de l'auteur et j'ai trouvé que les dialogues et l'ensemble du récit étaient beaucoup fluides et naturels. Cela a rendu ma lecture d'autant plus agréable.

Depuis le temps, vous me connaissez : la romance n'est pas mon genre de prédilection. J'ai tendance à m'ennuyer pendant ma lecture et a y trouvé des longueurs et des clichés qui m'empêchent d'apprécier ma lecture. Or, cela n'a pas du tout été le cas avec ce roman et vous n'imaginez pas ma surprise ! J'ai littéralement dévoré cette histoire qui m'a profondément touchée.

Je me suis énormément reconnue dans le personnage d'Alejandro. Il a un côté réservé et peut paraître froid pour des tierces personnes. Or, il se donne corps et âme pour les personnes qui lui sont proches. Je n'ai pas pu m'empêcher d'y trouver un écho à ma propre personnalité. Au fil des pages, Alejandro évolue et j'ai aimé le voir grandir de cette façon.
Les autres personnages ne sont pas en reste évidemment et je me suis attachée un peu à chacun d'eux. Néanmoins, Alejandro reste mon petit coup de cœur dans cette histoire.

Le seul petit défaut que je puisse trouver à ce roman est ma facilité à anticiper certains éléments de l'histoire. Par exemple, j'ai senti arriver la fin assez tôt. Cela faisait partie des scénarii que j'avais envisagé. Cependant, cela n'a aucunement boudé mon plaisir.

Erika Boyer nous offre ici une belle romance pleine de poésie et de délicatesse avec des personnages attachants. Même si cela n'a pas été un coup de cœur, je conseille vivement sa lecture car elle ne vous laissera pas indifférente. C'était très beau et j'en perds mes mots.