vendredi 8 novembre 2019

Melissa Jane Osborne et Veronica Fish - The Wendy Project


Auteur : Melissa Jane Osborne
Dessinateur : Veronica Osborne
Éditeur : Ankama
Collection : Etincelle
Parution : 20 mai 2019
Pages : 96
EAN-13 : 979-1033509738



Nouvelle-Angleterre, fin de l'été. Wendy Davies, 16 ans, plonge sa voiture dans un lac, avec ses deux petits frères à bord. À son réveil, on lui dit que Michael, le plus jeune, est mort. Wendy est persuadée qu’il est vivant et sous la garde d'un mystérieux garçon volant. La psychologue, que ses parents l’obligent à voir, lui demande de dessiner ce qui lui passe par la tête. Mais peu à peu la frontière entre son imaginaire et la réalité s’estompe et Wendy commence à perdre pied…




Je suis tombée par hasard sur cet ouvrage à la médiathèque. J'avais survolé le synopsis et pour être honnête, je n'avais pas du tout compris de quoi cela allait parler (j'étais persuadée que ce serait plutôt un thriller).
Néanmoins, j'ai trouvé cette histoire touchante. Elle aborde avec délicatesse la question de la mort, du deuil mais aussi du passage à l'âge adulte. Le parallèle avec Peter Pan sert plutôt bien l'histoire.
Le seul bémol pour moi est le dessin. Bien qu'il accompagne parfaitement les émotions de l'héroïne, j'ai eu beaucoup de mal avec.

En bref, The Wendy Project une lecture courte, touchante qui aborde un thème difficile. Ce livre m'a fait passé un moment agréable mais sans plus.

jeudi 24 octobre 2019

Michel Bussi, Didier Cassegrain et Fred Duval - Nymphéas noirs


Auteur : Michel Bussi
Scénariste : Fred Duval
Dessinateur : Didier Cassegrain
Éditeur : Dupuis
Collection : Aire Libre
Parution : 8 février 2019
Pages : 144
EAN-13 : 979-1034737161



Dans le village de Giverny, où Claude Monet peint quelques-unes de ses plus belles toiles, la quiétude est brusquement troublée par un meurtre inexpliqué. Tandis qu'un enquêteur est envoyé sur place pour résoudre l'affaire, trois femmes croisent son parcours. Mais qui, de la fillette passionnée de peinture, de la séduisante institutrice ou de la vieille dame calfeutrée chez elle pour espionner ses voisins, en sait le plus sur ce crime ? D'autant qu'une rumeur court selon laquelle des tableaux d'une immense valeur, au nombre desquels les fameux Nymphéas noirs, auraient été dérobés ou bien perdus.




J'ai longtemps hésité avant de me décider à emprunter cette bande dessinée à la médiathèque. En effet, je n'ai jamais lu Michel Bussi. J'en ai entendu beaucoup de bien (notamment par ma maman) et j'avais envie de le découvrir avec l'un de ses romans. Toutefois, j'avais aussi peur de mettre la barre trop haute et d'être déçue. Au final, je me suis laissée tenter en me disant que ce serait un bon avant-goût.

J'ai beaucoup apprécié ma lecture et j'ai été impressionnée par le dessin de Didier Cassegrain. Les paysages de Giverny sont magnifiques. La retranscription de cette campagne est fabuleusement mariée au style de Claude Monet.

L'intrigue est bien menée et j'ai été surprise par la révélation finale. Cependant, j'avoue avoir été confuse au moment de celle-ci. En effet, je n'ai pas tout de suite compris les tenants et les aboutissants de ce twist. Je ne savais plus qui était qui et quand se déroulait les différentes temporalités de l'histoire.
Malgré cela, j'ai été happée par cette enquête et cela m'a d'autant plus donné envie de découvrir la plume de Michel Bussi.

Il est toujours délicat d'adapter une oeuvre en ouvrage graphique. Dans ce cas, le pari est réussi et de loin.
Même si vous avez déjà lu le roman, je vous conseille vivement cet ouvrage.

mardi 15 octobre 2019

Timothé Le Boucher - Le patient


Dessinateur / Auteur : Timothé Le Boucher
Éditeur : Glénat
Parution : 10 avril 2019
Pages : 296
EAN-13 : 978-2344028070



À quoi bon se souvenir qu’on a vécu l’enfer ?

La police arrête une jeune fille errant dans la rue, couverte de sang, un couteau à la main. En se rendant chez elle, les agents découvrent avec effroi une scène de massacre : toute sa famille a été assassinée... 6 ans plus tard, Pierre Grimaud, l’unique survivant du « massacre de la rue des Corneilles », se réveille d’un profond coma. L’adolescent de 15 ans qu’il était au moment des faits est aujourd’hui un jeune homme de 21 ans. Désorienté, encore paralysé et souffrant d’amnésie partielle, il est pris en charge par le docteur Anna Kieffer, psychologue spécialisée sur les questions de criminologie et de victimologie. Pendant leurs séances, Anna tente de l’amener à se souvenir des circonstances du drame, malgré ses pertes de mémoire. Pierre lui évoque la présence mystérieuse d’un « homme en noir » qui hante ses rêves, probable réponse inconsciente à son traumatisme. Après plusieurs rendez-vous, Anna découvre en Pierre un être sensible et très intelligent. Touchée par son histoire, elle se met même à le prendre en affection. Petit à petit, une véritable complicité s’installe entre eux. Anna n’imagine pas à quel point ce patient va changer sa vie…




J'avais adoré ma lecture du précédent ouvrage de Timothé Le Boucher, Ces jours qui disparaissent. C'est donc avec curiosité que je me suis lancée dans cette nouveauté.

Le sujet abordé, bien que déjà vu, m'intriguait. J'avais hâte de savoir comment l'auteur allait le traiter, lui qui m'avait tant surpris auparavant.
Le dessin retranscrit parfaitement l'ambiance du récit par ses traits et ses choix de couleurs. Il renforce l'impression de malaise et d’oppression. Même dans les instants plus "légers", l'ambiance se fait pesante.
Malheureusement, j'ai trouvé que les retournements de situation étaient assez prévisibles. Le twist (voire les deux twists narratifs) est plutôt mal amené selon moi. Cela ne m'a pas surpris. De même, la fin qui nous laisse sur une interrogation n'a pas eu l'effet escompté.

En bref, bien que j'ai passé un moment agréable lors de cette lecture, j'en ressors un peu déçue. Je m'attendais à quelque chose de plus percutant, surprenant et original de la part de Timothé Le Boucher. Mon ressenti est assez mitigé.

samedi 14 septembre 2019

Cindy Van Wilder - Terre de Brume, Tome 1 : Le Sanctuaire des Dieux #PLIB2019


 Auteur : Cindy Van Wilder
Éditeur : Rageot
Parution : 19 septembre 2018
Pages : 288
EAN-13 : 978-2700259230



Depuis le Bouleversement, cataclysme qui a recouvert son monde d'une brume toxique en ne laissant que de rares survivants, Héra vit à Taho dans le Sanctuaire de Prêtres de l'eau, où elle apprend à maîtriser la magie pour devenir guerrière.

Au cours d'une mission, elle rencontre Intissar, une Sœur de Feu capable de communiquer avec les esprits. Intissar a bravé sa propre communauté pour venir avertir les habitants de Taho d'un terrible danger. Mais il est déjà trop tard : une vague de Brume, peuplée de créatures ni mortes ni vivantes, s'est levée... et frappe le Sanctuaire. Et elle frappera encore. Héra et Intissar s'allient afin d'empêcher leur monde de sombrer dans l'oubli.




Il s'agit de ma dernière lecture dans le cadre du PLIB 2019.
Cela fait bien longtemps que je souhaitais lire un livre de cet auteur. Le PLIB m'a permis de me lancer.

J'ai beaucoup aimé l'univers qui y est dépeint. La magie est omniprésente mais elle a un prix. L'idée que tout sort a des conséquences est bien trouvée et bien mise en oeuvre. On peut faire plusieurs parallèles avec notre société actuelle.

Les deux protagonistes principales s'opposent par leurs pouvoirs mais se complètent par leurs personnalités. Bien qu'au départ, j'avais une forte préférence pour Intissar, j'ai finalement appris à apprécier Héra.
Dans ce roman, les femmes sont mises en avant. Au final, on retrouve peu d'hommes et pour la plupart, ils n'occupent pas une place importante dans l'intrigue.

Cindy Van Wilder a une plume percutante et fluide. Les rebondissements s'enchaînent et les pages filent sans que l'on s'en rende compte. Je n'ai pas eu le temps de m'ennuyer.

Toutefois, après ma lecture et avec du recul, je me suis rendue compte qu'il ne s'était pas passé grand chose dans ce premier tome. S'agissant d'une duologie, j'ai trouvé cela dommage.

De ce fait, bien que j'ai aimé ce que j'ai lu, je ressors de cette lecture avec une petite déception. Néanmoins, je lirai le second tome et je me laisserai sûrement tenter par une autre de ses œuvres.



#PLIB2019
#ISBN9782700259230
#ISBN:9782700259230

lundi 9 septembre 2019

Baptiste Beaulieu - Alors voilà : Les 1001 vies des urgences



 Auteur : Baptiste Beaulieu
Editeur : Fayard
Parution : 9 octobre 2013
Pages : 380
EAN-13 : 978-2213677873



Alors voilà le récit au quotidien d’un apprenti médecin qui joue des claquettes entre les différents services des Urgences avec ses co-internes. Là, pendant sept jours, il décrit à une patiente en stade terminal ce qui se passe sous les blouses et dans les couloirs. Pour la garder en vie le temps que son fils, bloqué dans un aéroport, puisse la rejoindre. Se nourrissant de situations bien réelles, vécues par lui ou par ses collègues, chirurgiens ou aides-soignants, Baptiste Beaulieu passe l’hôpital au scanner. Il peint avec légèreté et humour les chefs autoritaires, les infirmières au grand cœur, les internes gaffeurs, les consultations qui s’enchaînent, les incroyables rencontres avec les patients... Par ses histoires d’une sensibilité folle, à la fois touchantes et drôles, il restitue tout le petit théâtre de la comédie humaine. Un bloc d’humanité.



C'est avec cet ouvrage que j'ai découvert la plume de Baptiste Beaulieu. Je connaissais déjà ce dernier de nom et principalement sur Twitter.

Ce roman est plein de douceur, de délicatesse et d'humanité. Sa lecture m'a fait beaucoup de bien. J'aimerais pouvoir tomber que sur des soignants aussi humains, ce qui me permettrait d'appréhender sans stress les rendez-vous médicaux.
Le récit se construit autour de plusieurs petites histoires de vie, parfois drôles, parfois tristes mais tellement réelles. C'était profondément touchant. L'auteur a énormément de sensibilité dans sa plume.
J'ai apprécié chaque personnage faisant partie du personnel de santé. Ils ont chacun leurs personnalités, leurs forces et leurs failles. Cela les a rendu encore plus attachants.

Il s'agit d'un roman à découvrir au plus vite car il démystifie les Urgences et nous prouve que l'humanité est visible partout si on accepte de regarder autour de soi.

dimanche 8 septembre 2019

Céline Chevet - La fille qui tressait les nuages #PLIB2019


 Auteur : Céline Chevet
Éditeur : Éditions du Chat noir
Collection : Neko
Parution : 6 juin 2018
Pages : 288
EAN-13 : 978-2375680797


Saitama-ken, Japon.

Entre les longs doigts blancs de Haru, les pelotes du temps s’enroulent comme des chats endormis. Elle tresse les nuages en forme de drame, d’amour passionnel, de secrets.

Sous le nébuleux spectacle, Julian pleure encore la sœur de Souichiro Sakai, son meilleur ami. Son esprit et son cœur encore amoureux nient cette mort mystérieuse. Influencée par son amie Haru, Julian part en quête des souvenirs que sa mémoire a occultés. Il est alors loin de se douter du terrible passé que cache la famille Sakai…

Fable surréaliste, la Fille qui tressait les nuages narre les destins entrecroisés d’un amour perdu, une famille maudite et les tragédies d’une adolescence toujours plus brève.



Il s'agit de mon avant-dernière lecture parmi les finalistes du PLIB 2019.

Lorsque je me suis lancée dans cette histoire, je ne savais pas du tout dans quoi je me lançais. Je n'avais pas lu la quatrième de couverture et je n'avais pas cherché à me renseigner sur ce roman.

Le fait que l'intrigue se passe au Japon m'a beaucoup plu. J'ai depuis toujours été attirée par ce pays que j'aimerais pouvoir visiter un jour.

J'ai apprécié la plume de Céline Chevet. Elle arrive à nous transmettre une certaine poésie, rêverie tout en mêlant du mystère et de l'horreur.

Au fil de ma lecture, j'ai établi énormément d'hypothèses mais j'ai été surprise par la révélation finale.
La fin est malheureusement un peu rapide à mon goût, pas assez développée mais elle a fait son effet. J'aurais aimé en savoir plus sur ce qui arrive ensuite aux personnages, notamment celui d'Akiko. On laisse cette dernière de façon trop abrupte.

La fille qui tressait les nuages fut une très bonne lecture qui fait preuve d'originalité et qui a su m'envoûter.




#PLIB2019
#ISBN9782375680797
#ISBN:9782375680797

vendredi 6 septembre 2019

Liane Moriarty - Un peu, beaucoup, à la folie


 Auteur : Liane Moriarty
Editeur : Lgf
Parution : 30 janvier 2019
Pages : 624
EAN-13 : 978-2253259732



Trois couples épanouis. De charmants enfants. Une amitié solide. Et un barbecue entre voisins par un beau dimanche ensoleillé : tous les ingrédients sont réunis pour passer un bon moment. Alors, pourquoi, deux mois plus tard, les invités ne cessent-ils de se répéter : « si seulement nous n’y étions pas allés » ?

Liane Moriarty continue de dévoiler la noirceur qui rôde sous les vies ordinaires et nous plonge au cœur des redoutables petits mensonges et des inavouables secrets qui sont en chacun de nous… Fin, décapant, et jubilatoire.



J'entends parler de cet auteur depuis la sortie de son roman Le secret du mari. Mon intérêt a encore été titillé lorsque la série adaptée de son roman Big little lies est sortie. J'ai donc voulu faire ma propre opinion.

Je ressors de ma lecture un peu dubitative.
La psychologie des personnages est très travaillé et c'est un véritable point fort. Ils sont réalistes dans leurs réactions. Ils ont leurs failles comme tout le monde. Cela les rend parfois attachants.
Toutefois, cet attachement n'a pas été le même pour tous les protagonistes, qui sont très nombrilistes. Clémentine m'est un peu sortie par les yeux par exemple. Au contraire, j'ai apprécié le personnage de Tiffany.

L'intrigue prend son temps à se mettre en place et malheureusement, cela se ressent. J'ai senti quelques longueurs/lenteurs au fil de ma lecture.
L'histoire ne manque pas d'intérêt mais mon enthousiasme ne fut pas toujours là. La psychologie des personnages a pour inconvénient de couper l'intrigue dans son rythme et cela est fort dommage.

En bref, ce ne fut pas aussi bien que ce à quoi je m'attendais. Néanmoins, je pense laisser une autre chance à Liane Moriarty avec un autre de ses romans.

mercredi 21 août 2019

Vincent Tassy - Comment le dire à la nuit #PLIB2019


 Auteur : Vincent Tassy
Éditeur : Éditions du Chat noir
Collection : Griffe Sombre
Parution : 5 septembre 2018
Pages : 368
EAN-13 : 978-2375680897



La dame en noir vivait seule dans son château. Elle ne pouvait pas mourir. De tout ce temps qu’elle avait, elle ne faisait rien. Et puis un jour, elle trouva sur son chemin le garçon aux cheveux blancs.
Elle l’enleva.

Elle voulait vivre une histoire. Une histoire d’amour et de nuit qui traverserait les siècles.




Avant qu'il ne fasse partie des finalistes du PLIB 2019, je ne connaissais que très peu Vincent Tassy. J'en avais déjà entendu parler mais je ne m'y étais pas plus intéressée que cela.

Pour être honnête, j'ai eu beaucoup de mal à m'immerger dans cet univers. Je n'ai jamais lu de roman gothique et ce style était donc assez nouveau pour moi.
Le style de Vincent Tassy est beau et très travaillé. Il réussit à décrire des lieux, des évènements, des émotions avec beaucoup de délicatesse et de poésie. Le mythe du vampire est revisité d'une manière originale. Cela m'a fait penser à du Anne Rice, ce qui est plutôt positif si vous connaissez mes goûts.
Malgré cela, je n'ai accroché ni à l'histoire, ni aux personnages. Tout cela m'a paru parfois long et confus.
De ce fait, je ressors de ma lecture un peu déçue. Je retenterai sûrement du Vincent Tassy mais pas tout de suite afin de laisser ma déception s'estomper avec le temps.



#PLIB2019
#ISBN9782375680897
#ISBN:9782375680897

mercredi 14 août 2019

Emily Carroll - Speak



Dessinateur : Emily Carroll 
Éditeur : Rue de Sevres 
Parution : 9 janvier 2019 
Pages :376
EAN-13 : 978-2369819974



Melinda a 15 ans. Ce soir d’été, au beau milieu d’une fête, la jeune fille est victime d’un drame. Elle appelle la police. Personne ne saura jamais pourquoi elle a lancé cet appel, ni ce qu’il lui est arrivé cette nuit-là. Tout simplement parce que Melinda, murée dans son silence, ne parvient pas à l’exprimer.




Speak est un roman que j'avais envie de lire depuis très longtemps. J'ignore pourquoi mais je n'ai jamais franchi le pas. J'avais peut-être peur d'être déçue malgré tous les bons échos que j'avais entendu. Néanmoins, j'avais vu le film de 2004 avec Kristen Stewart dans le rôle principal. Bien que le visionnage soit en VO sans sous-titre (et mon niveau d'anglais est assez pitoyable...), j'avais été touchée par cette histoire.
Lorsque je suis tombée sur cet ouvrage graphique à Cultura, je n'ai pas résisté et je me le suis procurée.

Ma lecture fut marquante, bouleversante, percutante. Elle m'est restée en tête pendant un moment et même encore aujourd'hui, lorsque je repense à cette œuvre, je suis toute remuée. Je n'en suis pas ressortie indemne.
Par son dessin, Emily Carroll réussi à nous immerger dans l'histoire de Melinda. On ressent ses angoisses, son désespoir, sa tristesse, sa colère... On ne peut qu'être touché par ce qu'elle vit.
L'histoire est tellement réaliste que cela en fait froid dans le dos.

Ce récit a été un véritable coup de cœur que j'en perds mes mots. Je vous le conseille vivement, lisez-le !


samedi 10 août 2019

Hubert Ben Kemoun - Ma mère, la honte


 Auteur : Hubert Ben Kemoun
Editeur : Flammarion Jeunesse
Parution : 7 février 2018
Pages : 168
EAN-13 : 978-2081394261


Lorsque la mère de Mélanie, femme de ménage dans un musée, jette par erreur une œuvre d'art mondialement connue à la poubelle, leur vie à toutes les deux bascule. Cette méprise déclenche un chaos total, et pour la mère et la fille, très vite, c'est l'enfer...

«Tout finit par se calmer, je n'arrêtais pas de me répéter... J'ignorais à quel point je me trompais.»



Je tiens à remercier les éditions Flammarion Jeunesse pour cet envoi.

Ce roman est inspiré d'un fait réel et cela m'a beaucoup intrigué.
En soi, les péripéties sont assez banales. Cet ouvrage est plutôt court et cela se ressent malheureusement. Certains aspects ne sont pas assez développés à mon goût. Je n'ai pas eu le temps de m'attacher aux personnages et certains événements se déroulent bien trop vite. La fin est sur une note beaucoup trop positive pour être réaliste.

Néanmoins, la plume est fluide et la lecture s'est vite achevée. J'ai apprécié la morale de cette histoire. Mélanie prend conscience du monde qui l'entoure et de sa dureté.

En bref, c'est un bon roman jeunesse même s'il ne m'a pas plus emportée que cela.

mercredi 7 août 2019

Julie Maroh - Le bleu est une couleur chaude


Auteur / Dessinateur : Julie Maroh
Éditeur : Glénat
Parution : 2 octobre 2013
Pages : 160
EAN-13 : 978-2723498760


La vie de Clémentine bascule le jour où elle rencontre Emma, une jeune fille aux cheveux bleus, qui lui fait découvrir toutes les facettes du désir. Elle lui permettra d’affronter enfin le regard des autres.




Cela faisait bien longtemps que j'entendais les éloges sur cet ouvrage et pourtant j'ai sans cesse repoussé cette lecture. Pour cause : j'ai détesté le film La vie d'Adèle d'Abdellatif Kechiche.
Finalement, j'ai profité d'une occasion où il était disponible en médiathèque pour le lire... et j'ai adoré ! Cela n'a rien à voir avec le film même si, à la base, le sujet est censé être le même.

Les personnages de Clémentine et Emma m'ont touchée par leur justesse et leur beauté. 
Les événements se sont enchaînés sans que je m'en rende compte. Les pages ont défilé si vite que la fin était déjà là. 
Certains thèmes difficiles et actuels sont abordés ici et avec une véritable délicatesse.
Les dessins sont magnifiques. Le travail de Julie Maroh est original et travaillé. Le choix et l'utilisation des couleurs ne sont pas neutres.

Je ne suis pas ressortie indemne de cette lecture, que j'ai mis du temps à digérer. Le bleu est une couleur chaude est de loin un coup de cœur.




vendredi 28 juin 2019

Aurélie Wellenstein - Le Dieu Oiseau #PLIB2019


 Auteur : Aurélie Wellenstein
Editeur : Scrineo
Parution : 29 mars 2018
Pages : 336
EAN-13 : 978-2367405827



Une île. Dix clans. Tous les dix ans, une compétition détermine quel clan va dominer l'île pour la décennie à venir. Les perdants subiront la tradition du « banquet » : une journée d'orgie où les vainqueurs peuvent réduire en esclavage, tuer, violer, et même dévorer leurs adversaires.
Il y a dix ans, Faolan, fils du chef de clan déchu, a assisté au massacre de sa famille. Sauvé par le fils du chef victorieux, Torok, il est depuis lors son esclave et doit subir ses fantaisies perverses. Sa seule perspective d'avenir est de participer à la compétition de « l'homme-oiseau », afin de renverser l'équilibre des pouvoirs en place et de se venger.
Qui du maître ou de l'esclave va remporter la bataille ? Quel enjeu pour les habitants de l'île ? Quel est le prix à payer pour la victoire ?




Lorsque j'ai appris que Le Dieu Oiseau faisait partie des finalistes du PLIB 2019, j'étais ravie : une raison de plus pour le lire ! J'avais adoré ma lecture du Roi des fauves et j'avais eu de bons retours sur ce roman.
Si vous avez trouvé Le Roi des fauves sombre et sanglant, sachez qu'il en est de même ici voire plus. Avec un style sans concession, Aurélie Wellenstein nous amène dans les tréfonds les plus obscurs et dérangeants de l'humanité. La barbarie a une place prépondérante dans cette histoire.
Les personnages ont une psychologie complexe. Que ce soient les principaux ou les secondaires, ils vacillent entre humanité et monstruosité. Impossible de prévoir leurs choix. L'intrigue prend parfois des chemins inattendus, ce qui apporte du rythme à la lecture (malgré quelques petites longueurs).
Le seul bémol que j'ai réellement rencontré est la fin. Celle-ci est très abrupte et ne répond pas à toutes les questions. Je suis restée un peu sur ma faim.
En bref, je conseille cette lecture si vous aimez les univers sombres et torturés. Attention toutefois aux scènes violentes, âmes sensibles s'abstenir !



#PLIB2019
#ISBN9782367405827
#ISBN:9782367405827

lundi 6 mai 2019

Angie Thomas - The Hate U Give



 Auteur : Angie Thomas
Editeur : Nathan
Parution : 5 avril 2018
Pages : 488
EAN-13 : 978-2092576731



Starr a seize ans, elle est noire et vit dans un quartier difficile, rythmé par les guerres entre gangs, la drogue et les descentes de police.
Tous les jours, elle rejoint son lycée blanc situé dans une banlieue chic ; tous les jours, elle fait le grand écart entre ses deux vies, ses deux mondes. Mais tout vole en éclats le soir où son ami d'enfance Khalil est tué. Sous ses yeux, de trois balles dans le dos. Par un policier trop nerveux. Starr est la seule témoin.
Et tandis que son quartier s'embrase, tandis que la police cherche à enterrer l'affaire, tandis que les gangs font pression sur elle pour qu'elle se taise, Starr va apprendre à surmonter son deuil et sa colère ; et à redresser la tête.



Je tiens tout d'abord à remercier Cultura pour l'envoi de ce roman.

Cela fait un petit moment que j'ai terminé ma lecture mais il m'a fallu du temps pour la digérer et coucher ses mots.

Le style d'Angie Thomas (ou du moins sa traduction) est très fluide et on est très vite pris dans l'histoire.
Les personnages retranscrits sont empreints de réalisme et sans manichéisme. On s'attache facilement à chacun d'entre eux.

The Hate U Give est un roman poignant, qui m'a prise aux tripes. Il explore plusieurs thématiques difficiles comme le racisme, la justice ou encore la quête d'identité.
J'ai particulièrement apprécié la manière dont l'auteur présentait le racisme aux lecteurs. En effet, celui-ci est inscrit dans le quotidien. Le racisme ordinaire est mis en avant avec des scènes de tous les jours. Cela permet à un jeune lectorat de prendre conscience de l'impact que peuvent avoir certaines remarques et certains comportements qui sont malheureusement trop banalisés.

Ce roman traite de sujets puissants et actuels. Il a frôlé le coup de cœur. Je ne peux que conseiller sa lecture.


J'ai également eu l'occasion de voir l'adaptation cinématographique. Bien qu'il ne reprenne pas tous les éléments du livre (il manque notamment un arc narratif et certains personnages ne sont pas du tout développés), je l'ai trouvé aussi prenant que le roman. Il fait également passé un message très fort.
J'ai été bluffé par le jeu d'acteur d'Amandla Stenberg, qui arrive à nous transmettre une panoplie d'émotions.
Je conseille donc également ce film que vous ayez lu ou non le roman.