Auteur : Sophie Kim
Éditeur : Sabran
Parution : 26 juin 2025
Pages : 432
EAN-13 : 978-2385601294
Son châtiment éternel ? Devoir la supporter.
Kim Hani est la gumiho la plus célèbre de Corée du Sud, connue sous le nom de Renarde Écarlate. Contrainte de faire profil bas après avoir dévoré un peu trop d'hommes d'un coup, elle travaille désormais comme barista. Mais ce qu'elle déteste par-dessus tout, c'est le café, ainsi qu'un de ses clients particulièrement agaçant.
Seokga le Déchu est le dieu de la malice. Chassé des cieux après une tentative de putsch ratée, il purge à présent sa peine en traquant des démons. Entre deux captures, il recharge ses batteries en se gavant de café... Si seulement l'insupportable serveuse sur qui il tombe toujours arrêtait de massacrer sa boisson préférée.
Lorsque la Renarde Écarlate réapparaît soudainement, Seokga voit là une chance d'obtenir sa rédemption. Mais Hani est prête à tout pour l'empêcher de l'attraper... Prête à tout ? Sauf peut-être à tomber amoureuse.
J’ai lu Le Dieu et la Gumiho dans le cadre du Bookclub de mars 2026 organisé par Chez Cha Cheshire et je ressors de cette lecture avec un sentiment assez mitigé.
L’intrigue, tout d’abord, m’a
semblé extrêmement prévisible. Très rapidement, j’ai eu l’impression
d’anticiper sans difficulté les grandes étapes du récit, ce qui a un peu
diminué mon implication émotionnelle. Il manque cette part de surprise ou de
tension qui pousse à tourner les pages avec avidité.
Les personnages n’ont
malheureusement pas réussi à rattraper cet aspect. Je les ai trouvés assez
caricaturaux, parfois même agaçants, et surtout étonnamment immatures au regard
de leur statut — des figures censées être anciennes, marquées par des siècles
d’existence. Cette dissonance m’a empêchée de m’y attacher réellement, ce qui
est d’autant plus dommage dans un récit centré sur leurs relations.
Concernant la romance, elle
s’inscrit dans un schéma très attendu. Si elle aurait pu être touchante sur le
papier, j’ai eu du mal à croire à son évolution. Le passage de l’hostilité à
l’amour profond m’a semblé trop rapide, presque précipité, et donc peu
crédible. Même sans être particulièrement friande de romance, j’attends un
minimum de progression et de nuance, ce que je n’ai pas vraiment retrouvé ici.
Un autre point qui m’a laissée
sur ma faim est l’exploitation de la mythologie coréenne. L’univers avait
pourtant un vrai potentiel, mais il reste assez survolé, sans véritable
approfondissement. C’est d’autant plus frustrant que cet aspect aurait pu apporter
richesse et originalité au récit.
Cela dit, tout n’est pas à
jeter : l’ensemble se lit sans difficulté et le roman n’est pas mauvais en soi.
Simplement, il ne m’a pas marquée ni convaincue autant que je l’espérais.
Au final, c’est une lecture
correcte mais sans éclat. Le premier tome se suffit à lui-même et, pour
l’instant, je ne ressens pas particulièrement l’envie de poursuivre la saga.


Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire