Auteur / Dessinateur : Tatsuki Fujimoto
Éditeur : Kazé
Parution : 18 mai 2022
Pages : 176
EAN-13 : 978-2820344755
À travers quatre récits de jeunesse dessinés entre 17 et 21 ans, découvrez les origines de l'oeuvre du génial Tatsuki Fujimoto, l'auteur de Chainsaw Man ! Thématique post-apocalyptique, atmosphère étrange et inquiétante, humour basculant dans la violence, antihéros naïfs et dépassés par les évènements... les principaux motifs chers à Fujimoto sont déjà présents. Derrière les tâtonnements et les idées qui fusent, la force narrative de l'artiste se déploie à travers des récits tous saisissants.
Après Fire Punch, dont
le début m'avait vraiment emballée avant de me perdre en chemin, je gardais un
rapport un peu hésitant à l'œuvre de Tatsuki Fujimoto. C'est d'ailleurs ce qui
explique que je n'aie jamais franchi le pas vers Chainsaw Man, malgré
les échos très positifs qui m'en sont parvenus régulièrement. 17-21 m'a
semblé une bonne occasion de renouer avec cet auteur sous un angle différent,
celui de ses débuts, à travers quatre récits courts dessinés entre ses 17 et 21
ans.
Deux poules au fond du
jardin ouvre le recueil et en reste, à mes yeux, le sommet. C'est mon
histoire favorite de l'anthologie, celle où l'on sent déjà se dessiner cette
étrangeté propre à Fujimoto, mêlée à une tendresse inattendue qui m'a touchée
davantage que je ne m'y attendais.
Juste derrière, Shikaku
occupe une place de choix dans mes préférences ; une hiérarchie que j'ai
retrouvée telle quelle en visionnant les adaptations animées, comme si mon
ressenti sur le papier s'était confirmé à l'écran.
L'élève Sasaki a arrêté une
balle est sans doute le récit qui m'a le plus laissée sur le bord du
chemin. Je comprends très bien ce que l'histoire cherche à transmettre, le
message est clair et cohérent avec les obsessions de l'auteur, mais je n'ai pas
réussi à m'y sentir vraiment perméable, comme si le propos me parvenait sans
jamais complètement m'atteindre.
Quant à L'amour est aveugle,
je l'ai apprécié sans réserve mais avec un bémol : je trouve que cette histoire
fonctionne mieux en animé que sur le papier, comme si le rythme et la mise en
scène de l'adaptation lui apportaient quelque chose que le manga, à lui seul,
ne parvenait pas tout à fait à installer.
Au final, cette anthologie
confirme ce que Fire Punch m'avait déjà laissé entrevoir : chez
Fujimoto, l'inspiration est réelle et le talent indéniable, mais l'adhésion à
ses récits reste chez moi en dents de scie, portée par de vrais moments de
grâce entrecoupés d'instants où je reste simplement spectatrice, sans être
totalement embarquée.


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