Auteur : Estelle Faye
Éditeur : Rageot
Parution : 6 mai 2026
Pages : 352
EAN-13 : 978-2700287196
Pages : 352
EAN-13 : 978-2700287196
Malmenée par la vie, May a fui en Angleterre dans le petit port de Seasmouth dans l’espoir de prendre un nouveau départ. Elle est vite confrontée à des phénomènes surnaturels qui semblent pourtant familiers aux habitants de la ville. Celle-ci est sous la coupe d’un dandy charismatique, Adrian Dashwood, et de la famille Saint-John dont le manoir est perché sur la falaise. Une autorité toutefois contestée par Josh Galloway, un bad boy à la tête d’une bande de rebelles. En se liant avec les uns et les autres, May va découvrir des légendes anciennes et affronter un péril venu du plus profond de la mer.
J’attendais énormément cette
lecture, notamment parce que j’ai eu la chance de rencontrer Estelle Faye à
deux reprises : une première fois lors du festival Ouest Hurlant, puis pendant
une rencontre organisée par Chez Cha Cheshire. Deux moments passionnants et
chaleureux qui m’avaient donné encore plus envie de découvrir Cicatrices.
Et je peux le dire : j’ai
passé un très bon moment de lecture.
Dans ce roman, on suit May,
réfugiée dans la petite ville portuaire de Seasmouth, où l’étrange semble faire
partie du quotidien. Très vite, le livre installe une ambiance brumeuse et
presque oppressante, entre légendes marines, phénomènes surnaturels et secrets
enfouis. C’est clairement ce qui m’a le plus séduite : l’atmosphère.
Cet ouvrage réussit
parfaitement à créer cette sensation de malaise diffus propre au slow burn
horror. On sent constamment que quelque chose ne tourne pas rond à Seasmouth et
cette tension monte doucement au fil des pages. Les décors, les falaises
battues par les vents, la mer omniprésente, les habitants aux comportements
parfois étranges… tout contribue à rendre l’univers immersif et fascinant.
J’ai aussi beaucoup aimé la
galerie de personnages et les dynamiques qui se créent entre eux. Entre le
charismatique Adrian Dashwood, Josh Galloway et les mystères entourant la
famille Saint-John, le roman joue très bien avec les archétypes gothiques tout
en leur donnant une vraie personnalité.
En revanche, j’avoue être
restée un peu sur ma faim concernant la fin. Je l’ai trouvée légèrement trop
rapide par rapport au développement installé auparavant. Certains éléments
auraient mérité, selon moi, davantage d’espace pour respirer, notamment autour
d’Eden. C’est un personnage qui m’intriguait énormément et j’aurais adoré en
apprendre plus, creuser davantage son rôle et ses liens avec l’histoire.
Malgré cela, je ressors avec
un ressenti très positif. Cicatrices est une lecture immersive, portée
par une ambiance forte et une plume qui fonctionne extrêmement bien sur le
registre du fantastique gothique. Une lecture parfaite pour celles et ceux qui
aiment les petites villes pleines de secrets, les légendes marines et les
récits où l’étrange s’installe lentement sous la peau.


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