dimanche 8 septembre 2019

Céline Chevet - La fille qui tressait les nuages #PLIB2019


 Auteur : Céline Chevet
Éditeur : Éditions du Chat noir
Collection : Neko
Parution : 6 juin 2018
Pages : 288
EAN-13 : 978-2375680797


Saitama-ken, Japon.

Entre les longs doigts blancs de Haru, les pelotes du temps s’enroulent comme des chats endormis. Elle tresse les nuages en forme de drame, d’amour passionnel, de secrets.

Sous le nébuleux spectacle, Julian pleure encore la sœur de Souichiro Sakai, son meilleur ami. Son esprit et son cœur encore amoureux nient cette mort mystérieuse. Influencée par son amie Haru, Julian part en quête des souvenirs que sa mémoire a occultés. Il est alors loin de se douter du terrible passé que cache la famille Sakai…

Fable surréaliste, la Fille qui tressait les nuages narre les destins entrecroisés d’un amour perdu, une famille maudite et les tragédies d’une adolescence toujours plus brève.



Il s'agit de mon avant-dernière lecture parmi les finalistes du PLIB 2019.

Lorsque je me suis lancée dans cette histoire, je ne savais pas du tout dans quoi je me lançais. Je n'avais pas lu la quatrième de couverture et je n'avais pas cherché à me renseigner sur ce roman.

Le fait que l'intrigue se passe au Japon m'a beaucoup plu. J'ai depuis toujours été attirée par ce pays que j'aimerais pouvoir visiter un jour.

J'ai apprécié la plume de Céline Chevet. Elle arrive à nous transmettre une certaine poésie, rêverie tout en mêlant du mystère et de l'horreur.

Au fil de ma lecture, j'ai établi énormément d'hypothèses mais j'ai été surprise par la révélation finale.
La fin est malheureusement un peu rapide à mon goût, pas assez développée mais elle a fait son effet. J'aurais aimé en savoir plus sur ce qui arrive ensuite aux personnages, notamment celui d'Akiko. On laisse cette dernière de façon trop abrupte.

La fille qui tressait les nuages fut une très bonne lecture qui fait preuve d'originalité et qui a su m'envoûter.




#PLIB2019
#ISBN9782375680797
#ISBN:9782375680797

vendredi 6 septembre 2019

Liane Moriarty - Un peu, beaucoup, à la folie


 Auteur : Liane Moriarty
Editeur : Lgf
Parution : 30 janvier 2019
Pages : 624
EAN-13 : 978-2253259732



Trois couples épanouis. De charmants enfants. Une amitié solide. Et un barbecue entre voisins par un beau dimanche ensoleillé : tous les ingrédients sont réunis pour passer un bon moment. Alors, pourquoi, deux mois plus tard, les invités ne cessent-ils de se répéter : « si seulement nous n’y étions pas allés » ?

Liane Moriarty continue de dévoiler la noirceur qui rôde sous les vies ordinaires et nous plonge au cœur des redoutables petits mensonges et des inavouables secrets qui sont en chacun de nous… Fin, décapant, et jubilatoire.



J'entends parler de cet auteur depuis la sortie de son roman Le secret du mari. Mon intérêt a encore été titillé lorsque la série adaptée de son roman Big little lies est sortie. J'ai donc voulu faire ma propre opinion.

Je ressors de ma lecture un peu dubitative.
La psychologie des personnages est très travaillé et c'est un véritable point fort. Ils sont réalistes dans leurs réactions. Ils ont leurs failles comme tout le monde. Cela les rend parfois attachants.
Toutefois, cet attachement n'a pas été le même pour tous les protagonistes, qui sont très nombrilistes. Clémentine m'est un peu sortie par les yeux par exemple. Au contraire, j'ai apprécié le personnage de Tiffany.

L'intrigue prend son temps à se mettre en place et malheureusement, cela se ressent. J'ai senti quelques longueurs/lenteurs au fil de ma lecture.
L'histoire ne manque pas d'intérêt mais mon enthousiasme ne fut pas toujours là. La psychologie des personnages a pour inconvénient de couper l'intrigue dans son rythme et cela est fort dommage.

En bref, ce ne fut pas aussi bien que ce à quoi je m'attendais. Néanmoins, je pense laisser une autre chance à Liane Moriarty avec un autre de ses romans.

mercredi 21 août 2019

Vincent Tassy - Comment le dire à la nuit #PLIB2019


 Auteur : Vincent Tassy
Éditeur : Éditions du Chat noir
Collection : Griffe Sombre
Parution : 5 septembre 2018
Pages : 368
EAN-13 : 978-2375680897



La dame en noir vivait seule dans son château. Elle ne pouvait pas mourir. De tout ce temps qu’elle avait, elle ne faisait rien. Et puis un jour, elle trouva sur son chemin le garçon aux cheveux blancs.
Elle l’enleva.

Elle voulait vivre une histoire. Une histoire d’amour et de nuit qui traverserait les siècles.




Avant qu'il ne fasse partie des finalistes du PLIB 2019, je ne connaissais que très peu Vincent Tassy. J'en avais déjà entendu parler mais je ne m'y étais pas plus intéressée que cela.

Pour être honnête, j'ai eu beaucoup de mal à m'immerger dans cet univers. Je n'ai jamais lu de roman gothique et ce style était donc assez nouveau pour moi.
Le style de Vincent Tassy est beau et très travaillé. Il réussit à décrire des lieux, des évènements, des émotions avec beaucoup de délicatesse et de poésie. Le mythe du vampire est revisité d'une manière originale. Cela m'a fait penser à du Anne Rice, ce qui est plutôt positif si vous connaissez mes goûts.
Malgré cela, je n'ai accroché ni à l'histoire, ni aux personnages. Tout cela m'a paru parfois long et confus.
De ce fait, je ressors de ma lecture un peu déçue. Je retenterai sûrement du Vincent Tassy mais pas tout de suite afin de laisser ma déception s'estomper avec le temps.



#PLIB2019
#ISBN9782375680897
#ISBN:9782375680897

mercredi 14 août 2019

Emily Carroll - Speak



Dessinateur : Emily Carroll 
Éditeur : Rue de Sevres 
Parution : 9 janvier 2019 
Pages :376
EAN-13 : 978-2369819974



Melinda a 15 ans. Ce soir d’été, au beau milieu d’une fête, la jeune fille est victime d’un drame. Elle appelle la police. Personne ne saura jamais pourquoi elle a lancé cet appel, ni ce qu’il lui est arrivé cette nuit-là. Tout simplement parce que Melinda, murée dans son silence, ne parvient pas à l’exprimer.




Speak est un roman que j'avais envie de lire depuis très longtemps. J'ignore pourquoi mais je n'ai jamais franchi le pas. J'avais peut-être peur d'être déçue malgré tous les bons échos que j'avais entendu. Néanmoins, j'avais vu le film de 2004 avec Kristen Stewart dans le rôle principal. Bien que le visionnage soit en VO sans sous-titre (et mon niveau d'anglais est assez pitoyable...), j'avais été touchée par cette histoire.
Lorsque je suis tombée sur cet ouvrage graphique à Cultura, je n'ai pas résisté et je me le suis procurée.

Ma lecture fut marquante, bouleversante, percutante. Elle m'est restée en tête pendant un moment et même encore aujourd'hui, lorsque je repense à cette œuvre, je suis toute remuée. Je n'en suis pas ressortie indemne.
Par son dessin, Emily Carroll réussi à nous immerger dans l'histoire de Melinda. On ressent ses angoisses, son désespoir, sa tristesse, sa colère... On ne peut qu'être touché par ce qu'elle vit.
L'histoire est tellement réaliste que cela en fait froid dans le dos.

Ce récit a été un véritable coup de cœur que j'en perds mes mots. Je vous le conseille vivement, lisez-le !


samedi 10 août 2019

Hubert Ben Kemoun - Ma mère, la honte


 Auteur : Hubert Ben Kemoun
Editeur : Flammarion Jeunesse
Parution : 7 février 2018
Pages : 168
EAN-13 : 978-2081394261


Lorsque la mère de Mélanie, femme de ménage dans un musée, jette par erreur une œuvre d'art mondialement connue à la poubelle, leur vie à toutes les deux bascule. Cette méprise déclenche un chaos total, et pour la mère et la fille, très vite, c'est l'enfer...

«Tout finit par se calmer, je n'arrêtais pas de me répéter... J'ignorais à quel point je me trompais.»



Je tiens à remercier les éditions Flammarion Jeunesse pour cet envoi.

Ce roman est inspiré d'un fait réel et cela m'a beaucoup intrigué.
En soi, les péripéties sont assez banales. Cet ouvrage est plutôt court et cela se ressent malheureusement. Certains aspects ne sont pas assez développés à mon goût. Je n'ai pas eu le temps de m'attacher aux personnages et certains événements se déroulent bien trop vite. La fin est sur une note beaucoup trop positive pour être réaliste.

Néanmoins, la plume est fluide et la lecture s'est vite achevée. J'ai apprécié la morale de cette histoire. Mélanie prend conscience du monde qui l'entoure et de sa dureté.

En bref, c'est un bon roman jeunesse même s'il ne m'a pas plus emportée que cela.

mercredi 7 août 2019

Julie Maroh - Le bleu est une couleur chaude


Auteur / Dessinateur : Julie Maroh
Éditeur : Glénat
Parution : 2 octobre 2013
Pages : 160
EAN-13 : 978-2723498760


La vie de Clémentine bascule le jour où elle rencontre Emma, une jeune fille aux cheveux bleus, qui lui fait découvrir toutes les facettes du désir. Elle lui permettra d’affronter enfin le regard des autres.




Cela faisait bien longtemps que j'entendais les éloges sur cet ouvrage et pourtant j'ai sans cesse repoussé cette lecture. Pour cause : j'ai détesté le film La vie d'Adèle d'Abdellatif Kechiche.
Finalement, j'ai profité d'une occasion où il était disponible en médiathèque pour le lire... et j'ai adoré ! Cela n'a rien à voir avec le film même si, à la base, le sujet est censé être le même.

Les personnages de Clémentine et Emma m'ont touchée par leur justesse et leur beauté. 
Les événements se sont enchaînés sans que je m'en rende compte. Les pages ont défilé si vite que la fin était déjà là. 
Certains thèmes difficiles et actuels sont abordés ici et avec une véritable délicatesse.
Les dessins sont magnifiques. Le travail de Julie Maroh est original et travaillé. Le choix et l'utilisation des couleurs ne sont pas neutres.

Je ne suis pas ressortie indemne de cette lecture, que j'ai mis du temps à digérer. Le bleu est une couleur chaude est de loin un coup de cœur.




vendredi 28 juin 2019

Aurélie Wellenstein - Le Dieu Oiseau #PLIB2019


 Auteur : Aurélie Wellenstein
Editeur : Scrineo
Parution : 29 mars 2018
Pages : 336
EAN-13 : 978-2367405827



Une île. Dix clans. Tous les dix ans, une compétition détermine quel clan va dominer l'île pour la décennie à venir. Les perdants subiront la tradition du « banquet » : une journée d'orgie où les vainqueurs peuvent réduire en esclavage, tuer, violer, et même dévorer leurs adversaires.
Il y a dix ans, Faolan, fils du chef de clan déchu, a assisté au massacre de sa famille. Sauvé par le fils du chef victorieux, Torok, il est depuis lors son esclave et doit subir ses fantaisies perverses. Sa seule perspective d'avenir est de participer à la compétition de « l'homme-oiseau », afin de renverser l'équilibre des pouvoirs en place et de se venger.
Qui du maître ou de l'esclave va remporter la bataille ? Quel enjeu pour les habitants de l'île ? Quel est le prix à payer pour la victoire ?




Lorsque j'ai appris que Le Dieu Oiseau faisait partie des finalistes du PLIB 2019, j'étais ravie : une raison de plus pour le lire ! J'avais adoré ma lecture du Roi des fauves et j'avais eu de bons retours sur ce roman.
Si vous avez trouvé Le Roi des fauves sombre et sanglant, sachez qu'il en est de même ici voire plus. Avec un style sans concession, Aurélie Wellenstein nous amène dans les tréfonds les plus obscurs et dérangeants de l'humanité. La barbarie a une place prépondérante dans cette histoire.
Les personnages ont une psychologie complexe. Que ce soient les principaux ou les secondaires, ils vacillent entre humanité et monstruosité. Impossible de prévoir leurs choix. L'intrigue prend parfois des chemins inattendus, ce qui apporte du rythme à la lecture (malgré quelques petites longueurs).
Le seul bémol que j'ai réellement rencontré est la fin. Celle-ci est très abrupte et ne répond pas à toutes les questions. Je suis restée un peu sur ma faim.
En bref, je conseille cette lecture si vous aimez les univers sombres et torturés. Attention toutefois aux scènes violentes, âmes sensibles s'abstenir !



#PLIB2019
#ISBN9782367405827
#ISBN:9782367405827