dimanche 27 mai 2018

Catherine Price - Lâche ton téléphone ! Programme de détox digitale


 Auteur : Catherine Price
Editeur : Lgf
Collection : Pratiques Grand Format
Parution : 14 février 2018
Pages : 176
EAN-13 : 978-2253188131


Votre téléphone est la première chose que vous regardez en ouvrant les yeux le matin ? Vous le consultez instinctivement pour trouver la réponse à toutes les questions, ou simplement passer le temps ? Et ce, même lorsque vous êtes en excellente compagnie ? Rien d'étonnant ! Les smartphones sont conçus pour nous rendre dépendants. Dix ans après leur apparition, nous commençons à connaître leurs effets néfastes sur la santé : troubles du sommeil, baisse de la concentration, stress...
En s'appuyant sur son expérience personnelle et de nombreux témoignages, Catherine Price propose un plan en deux étapes : Wake Up !, la prise de conscience, Break up !, un programme détox de quatre semaines pour changer ses habitudes. Le but n'est pas de jeter son smartphone, mais de pouvoir l'utiliser librement pour être à nouveau présent à soi-même (et aux autres !).





Avant toute chose, je tenais à remercier Le livre de poche et NetGalley pour l'envoi de cet ouvrage.

Suite à la naissance de ma fille, j'avais pris comme décision de moins m'exposer aux écrans. En effet, je ne souhaite pas qu'elle est une image de sa mère toujours sur son téléphone, sur son ordinateur ou encore devant la télévision. Pendant ma grossesse, j'avais pris conscience que je passais peut-être un peu trop de temps face aux écrans et je voulais y remédier. Ce programme tombait donc à pic !

Cette lecture a vraiment été enrichissante. Dans un premier temps, Catherine Price nous fait prendre conscience de l'impact des nouvelles technologies sur notre quotidien mais aussi sur notre comportement. J'ai eu un véritable éclair de lucidité quant à ma relation avec mon smartphone.
Dans la seconde partie, l'auteur nous propose un programme de détox que l'on peut adapter selon nos besoins. Cette partie pratique m'a posé plus de problème car, avec un nouveau-né, mes moments disponibles et de calme étaient relativement peu nombreux. Le peu de temps libre que je disposais était dédié aux tâches ménagères, administratives et aussi à récupérer un peu de sommeil.
Néanmoins, j'ai pu constater de vrais effets bénéfiques à ces petits changements du quotidien. Actuellement, je me demande plus facile pourquoi je prends mon téléphone. Je vais également moins sur les réseaux sociaux. Je peux même poser mon téléphone dans n coin et ne pas être en manque pendant longtemps. Ma fille m'a beaucoup aidé pour cela car elle captait totalement mon attention (dans le bon sens évidemment). Avec elle dans les bras ou même dans son lit, j'oubliais complètement l'existence de mon téléphone.
Depuis la fin de ma lecture, je continue à travailler sur cela. Par exemple, je ne prends plus du tout mon téléphone lorsque je suis à table. Cela m'a permet de faire attention à d’innombrables choses.
Cette détox m'a permis également de constater que je n'étais pas aussi accro que ce que je pensais. En effet, je ne sors jamais mon téléphone dans un ascenseur, une file d'attente ou une salle d'attente. J'ai tendance à plus facilement sortir un livre que mon téléphone et ce constat m'a un peu soulagée.

En bref, cet ouvrage m'aura appris beaucoup de choses et m'aura apporté un nouveau regard sur la relation que l'on peut entretenir avec son téléphone. Catherine Price a une méthode simple et très pédagogique. Elle ne juge en aucun cas l'utilisation que l'on fait de son téléphone, elle donne tout simplement des astuces que l'on peut prendre en compte ou non.
Je conseille vivement cette lecture à tous ceux et celles qui souhaiteraient se détacher de leur téléphone et/ou qui voudraient avoir du recul sur la relation qu'ils entretiennent avec cet outil du quotidien.

samedi 12 mai 2018

Patrice Verry - Le fou qui volait la tête en bas


 Auteur : Patrice Verry
Editeur : Voy'el
Parution : 22 janvier 2018
Pages : 287
EAN-13 : 978-2364754157


Transformée en vampire, Jessica a intégré le clan d’Orvano, un très vieux seigneur vampire basé près de Clermont-Ferrand. Celui-ci voit loin et nul n’a conscience de la complexité de ses desseins. Tandis que le caractère volontaire et le dynamisme de Jessica amènent les vampires là où Orvano le désire sans que Jessica s'en aperçoive, la guerre avec les humains se profile à l’horizon. Lorsqu’elle éclate, le monde se retrouve à feu et à sang, les deux camps rapidement débordés par l’apparition d’un troisième ennemi qui n’épargne personne : les Fous.
Devant l’ampleur de la menace, vampires et humains sont obligés d’enterrer la hache de guerre et de coopérer, tandis que la survie s’organise en sous-sol, seul endroit où les Fous ne se rendent pas. Et s’il existait un remède à cette folie qui permettrait de reconquérir la surface...?


Avant toute chose, je tenais à remercier Livraddict et la maison d'édition Voy'el pour ce partenariat.

Je ne suis plus vraiment attirée par les histoires de vampire. Après la vague Twilight, j'ai eu un trop-plein de ces créatures surnaturelles. Toutefois, selon le thème abordé et la manière dont le mythe du vampire est traité, je peux être intriguée et donc tentée par une lecture. C'est ce qui s'est passé avec ce roman.
En effet, ce qui m'a d'abord attiré dans Le fou qui volait la tête en bas est l'aspect géopolitique que l'auteur met en place. En soi, la créature surnaturelle passe en second plan dans l'intrigue. J'ai apprécié la manière dont Patrice Verry traitait ce mythe sans que ce soit le thème principal de son histoire. La géopolitique est l'intrigue principal avec notamment une question principale et essentielle dans notre société : comment deux peuples, deux cultures peuvent vivre ensemble dans un certain équilibre ? Patrice Verry apporte sa propre réponse.

Néanmoins, même si l'intrigue principale m'attirait, je n'ai pas été emballée plus que cela par ma lecture.
J'ai trouvé certains passages un peu longs et j'aurais voulu en savoir plus à d'autres moments (notamment ce qui se passe ensuite, après le dernier chapitre).
Les changements de points de vue m'ont également un peu perturbée. J'ai trouvé que certaines transitions étaient un peu confuses.
Enfin, mon plus gros problème avec cette histoire, ce sont ses personnages. En effet, je ne me suis attachée à aucun d'eux (sauf peut-être Yannick et encore...). Jessica m'a beaucoup agacé et il s'agit malheureusement du personnage principal. Les protagonistes Fabien et Rachel m'ont laissé indifférentes alors que cela n'aurait pas dû être le cas. Ce détachement est la raison principale expliquant pourquoi ce roman ne m'a pas emballée plus que cela et c'est assez dommage.

En bref, je ressors de cette lecture mitigée. J'ai passé un bon moment mais je crains d'oublier cette histoire au fil du temps.

dimanche 6 mai 2018

Robert Kondo et Dice Tsutsumi - Le veilleur des brumes


Auteurs : Robert Kondo et Dice Tsutsumi
Éditeur : Grafiteen
Parution : 7 mars 2018
Pages : 180
EAN-13 : 978-2745994998


Yuck est orphelin, mais sa place est sur le rempart. Toutes les douze heures, le petit cochon active les ailes du moulin pour éloigner le brouillard mortel qui s'insinue vers la ville. Le reste du temps, il cherche à mener une existence normale. Pas facile quand tout le monde l'évite, car il rappelle la menace qui pèse en permanence sur la ville... À l'école, il n'a qu'une amie, Fox, une renarde. Le problème, c'est que Yuck doit la partager avec Hippo, un gros balourd d'hippopotame pas franchement amical. Un jour, Fox et Hippo décident de venir visiter pour la première fois le moulin... Malheureusement, un phénomène extraordinaire arrache le moulin du rempart et le projette loin dans la forêt. Les enfants sont en grand danger : ils n'ont que douze heures devant eux avant que le brouillard mortel ne revienne...




Cet ouvrage m'a tout d'abord attiré par son graphisme tout simplement sublime. On s'éloigne des bande-dessinées dîtes traditionnelles et on se rapproche plus du art-book selon moi. Le travail apporté aux dessins et aux couleurs m'a littéralement bluffé. Cela accompagne parfaitement le récit qui y est conté.

L'histoire est émouvante et bouleversante. La relation entre notre héros et son père m'a touchée et peinée. Certaines scènes ont vraiment fait mal à mon petit cœur. Bien qu'on y suive des enfants, le récit est parfois très sombre et mystérieux. Le jeu des couleurs et des ombres le fait transparaître avec perfection.
De nombreux thèmes y sont abordés : la perte d'un être cher, le manque, le rejet, le harcèlement, ...

Il s'agit là d'un premier tome. Le second et dernier volume devrait sortir en 2019. C'est sans hésiter que je me jetterai dessus pour connaître le fin mot de cette aventure initiatique.

J'ai également appris qu'il y avait un court-métrage et que les auteurs avaient notamment travaillé chez Pixar. J'ai envie de le trouver et de le regarder pour en voir plus du talent des auteurs.

Cette lecture fait partie du Challenge Mystère.

mardi 1 mai 2018

Amy Reed - Nous les filles de nulle part


 Auteur : Amy Reed
Editeur : Albin Michel Jeunesse
Collection : Litt'
Parution : 28 février 2018
Pages : 544
EAN-13 : 978-2226401441



Grace vient d'entrer au lycée de Prescott après avoir déménagé. Dans la chambre de sa nouvelle maison, elle découvre des mots griffés sur le mur : Aidez-moi. Tuez-moi, je suis déjà morte.

Ces mots, c'est Lucy, qui les a tracés. Lucy, qui a accusé trois garçons de Prescott de l'avoir violée. Lucy, qui a été traitée de menteuse par le reste du lycée. Lucy, que la police n'a pas écoutée. Lucy, qui a fui la ville avec ses parents.
Très vite, Grace comprend que cette violence s'exerce à tous les niveaux dans la ville de Prescott : quand les joueurs de l'équipe de foot notent le physique des filles qui passent devant eux ; quand son amie Rosina doit éviter les avances des clients du restaurant où elle travaille ; et surtout sur le blog du moment, « Les vrais mecs de Prescott » dont la ligne éditoriale consiste principalement à considérer les femmes comme des objets.
Grace, Erin et Rosina sont décidées à agir, mais elles ne peuvent le faire seules.



Après avoir énormément entendu parlé de ce roman, j'avais très hâte de le lire. Toutefois, j'avais également beaucoup d'appréhension : le thème évoqué est très délicat à traiter, on peut vite faire une maladresse, passer à côté de la thématique.

Bilan : ce n'est pas un coup de cœur mais j'ai adoré cette lecture.
L'un de ses points forts est la diversité des personnages. On suit principalement trois protagonistes très différents, ce qui les rend très intéressantes. L'auteur a réussi à éviter certains clichés et on arrive à se reconnaître dans au moins un des personnages, qu'il soit principal ou secondaire. D'ailleurs, les protagonistes secondaires ne sont pas en reste. Même s'ils ne sont pas développés comme Grace, Rosina ou Erin, ils sont importants et apportent beaucoup à l'histoire.

Ce roman est plein de justesse dans le thème qu'il aborde. Au fil des pages, on découvre de nombreux témoignages qui font parfois vraiment froid dans le dos. Amy Reed a réussi à me faire passer par une multitude d'émotions : la colère, la peur, la frustration, la tristesse... Une des scènes m'a particulièrement révulsée.

La fin manque un peu de réalisme selon moi. Néanmoins, je comprends le choix de l'auteur. C'est un livre qui est important car il apporte des messages essentiels pour que les mentalités changent. Ils sont universels et devraient être lus autant par les hommes que par les femmes.
Lorsque ma fille sera suffisamment grande, je lui proposerai cette lecture sans hésiter.


Petite anecdote : Il s'agit du roman que je lisais lorsque j'ai donné naissance à ma fille. J'ai donc une émotion particulière  l'évocation de ce livre, qui est très girl power.