Pages : 272
EAN-13 : 978-2901207436
J’ai particulièrement aimé la première partie, baignée d’une atmosphère presque
mythologique, où la nature et les créatures fantastiques façonnent une héroïne
libre, encore étrangère aux normes humaines. Le contraste avec la suite est
saisissant : au contact des hommes, le récit devient plus sombre, plus politique
aussi, et questionne la religion, le pouvoir et surtout la place des femmes
dans la société.
Ce qui m’a marqué, c’est la façon dont l’autrice utilise la fantasy pour parler
d’émancipation. Le titre prend alors tout son sens : « voyager léger », ce
n’est pas seulement se déplacer, c’est apprendre à se détacher des injonctions,
des possessions et des rôles imposés.
Le style, assez sobre mais ponctué de passages très évocateurs, donne au texte
une dimension presque intemporelle. En revanche, le rythme peut dérouter :
certaines transitions sont abruptes et la seconde moitié m’a semblé moins
immersive que le début.
En bref, un roman court mais dense, à la fois conte, fable philosophique et
récit féministe avant l’heure. Une belle découverte, imparfaite mais marquante.

