mercredi 21 août 2019

Vincent Tassy - Comment le dire à la nuit


 Auteur : Vincent Tassy
Éditeur : Éditions du Chat noir
Collection : Griffe Sombre
Parution : 5 septembre 2018
Pages : 368
EAN-13 : 978-2375680897



La dame en noir vivait seule dans son château. Elle ne pouvait pas mourir. De tout ce temps qu’elle avait, elle ne faisait rien. Et puis un jour, elle trouva sur son chemin le garçon aux cheveux blancs.
Elle l’enleva.

Elle voulait vivre une histoire. Une histoire d’amour et de nuit qui traverserait les siècles.




Avant qu'il ne fasse partie des finalistes du PLIB 2019, je ne connaissais que très peu Vincent Tassy. J'en avais déjà entendu parler mais je ne m'y étais pas plus intéressée que cela.

Pour être honnête, j'ai eu beaucoup de mal à m'immerger dans cet univers. Je n'ai jamais lu de roman gothique et ce style était donc assez nouveau pour moi.
Le style de Vincent Tassy est beau et très travaillé. Il réussit à décrire des lieux, des évènements, des émotions avec beaucoup de délicatesse et de poésie. Le mythe du vampire est revisité d'une manière originale. Cela m'a fait penser à du Anne Rice, ce qui est plutôt positif si vous connaissez mes goûts.
Malgré cela, je n'ai accroché ni à l'histoire, ni aux personnages. Tout cela m'a paru parfois long et confus.
De ce fait, je ressors de ma lecture un peu déçue. Je retenterai sûrement du Vincent Tassy mais pas tout de suite afin de laisser ma déception s'estomper avec le temps.



#PLIB2019
#ISBN9782375680897
#ISBN:9782375680897

mercredi 14 août 2019

Emily Carroll - Speak



Dessinateur : Emily Carroll 
Éditeur : Rue de Sevres 
Parution : 9 janvier 2019 
Pages :376
EAN-13 : 978-2369819974



Melinda a 15 ans. Ce soir d’été, au beau milieu d’une fête, la jeune fille est victime d’un drame. Elle appelle la police. Personne ne saura jamais pourquoi elle a lancé cet appel, ni ce qu’il lui est arrivé cette nuit-là. Tout simplement parce que Melinda, murée dans son silence, ne parvient pas à l’exprimer.




Speak est un roman que j'avais envie de lire depuis très longtemps. J'ignore pourquoi mais je n'ai jamais franchi le pas. J'avais peut-être peur d'être déçue malgré tous les bons échos que j'avais entendu. Néanmoins, j'avais vu le film de 2004 avec Kristen Stewart dans le rôle principal. Bien que le visionnage soit en VO sans sous-titre (et mon niveau d'anglais est assez pitoyable...), j'avais été touchée par cette histoire.
Lorsque je suis tombée sur cet ouvrage graphique à Cultura, je n'ai pas résisté et je me le suis procurée.

Ma lecture fut marquante, bouleversante, percutante. Elle m'est restée en tête pendant un moment et même encore aujourd'hui, lorsque je repense à cette œuvre, je suis toute remuée. Je n'en suis pas ressortie indemne.
Par son dessin, Emily Carroll réussi à nous immerger dans l'histoire de Melinda. On ressent ses angoisses, son désespoir, sa tristesse, sa colère... On ne peut qu'être touché par ce qu'elle vit.
L'histoire est tellement réaliste que cela en fait froid dans le dos.

Ce récit a été un véritable coup de cœur que j'en perds mes mots. Je vous le conseille vivement, lisez-le !


samedi 10 août 2019

Hubert Ben Kemoun - Ma mère, la honte


 Auteur : Hubert Ben Kemoun
Editeur : Flammarion Jeunesse
Parution : 7 février 2018
Pages : 168
EAN-13 : 978-2081394261


Lorsque la mère de Mélanie, femme de ménage dans un musée, jette par erreur une œuvre d'art mondialement connue à la poubelle, leur vie à toutes les deux bascule. Cette méprise déclenche un chaos total, et pour la mère et la fille, très vite, c'est l'enfer...

«Tout finit par se calmer, je n'arrêtais pas de me répéter... J'ignorais à quel point je me trompais.»



Je tiens à remercier les éditions Flammarion Jeunesse pour cet envoi.

Ce roman est inspiré d'un fait réel et cela m'a beaucoup intrigué.
En soi, les péripéties sont assez banales. Cet ouvrage est plutôt court et cela se ressent malheureusement. Certains aspects ne sont pas assez développés à mon goût. Je n'ai pas eu le temps de m'attacher aux personnages et certains événements se déroulent bien trop vite. La fin est sur une note beaucoup trop positive pour être réaliste.

Néanmoins, la plume est fluide et la lecture s'est vite achevée. J'ai apprécié la morale de cette histoire. Mélanie prend conscience du monde qui l'entoure et de sa dureté.

En bref, c'est un bon roman jeunesse même s'il ne m'a pas plus emportée que cela.

mercredi 7 août 2019

Julie Maroh - Le bleu est une couleur chaude


Auteur / Dessinateur : Julie Maroh
Éditeur : Glénat
Parution : 2 octobre 2013
Pages : 160
EAN-13 : 978-2723498760


La vie de Clémentine bascule le jour où elle rencontre Emma, une jeune fille aux cheveux bleus, qui lui fait découvrir toutes les facettes du désir. Elle lui permettra d’affronter enfin le regard des autres.




Cela faisait bien longtemps que j'entendais les éloges sur cet ouvrage et pourtant j'ai sans cesse repoussé cette lecture. Pour cause : j'ai détesté le film La vie d'Adèle d'Abdellatif Kechiche.
Finalement, j'ai profité d'une occasion où il était disponible en médiathèque pour le lire... et j'ai adoré ! Cela n'a rien à voir avec le film même si, à la base, le sujet est censé être le même.

Les personnages de Clémentine et Emma m'ont touchée par leur justesse et leur beauté. 
Les événements se sont enchaînés sans que je m'en rende compte. Les pages ont défilé si vite que la fin était déjà là. 
Certains thèmes difficiles et actuels sont abordés ici et avec une véritable délicatesse.
Les dessins sont magnifiques. Le travail de Julie Maroh est original et travaillé. Le choix et l'utilisation des couleurs ne sont pas neutres.

Je ne suis pas ressortie indemne de cette lecture, que j'ai mis du temps à digérer. Le bleu est une couleur chaude est de loin un coup de cœur.




vendredi 28 juin 2019

Aurélie Wellenstein - Le Dieu Oiseau


 Auteur : Aurélie Wellenstein
Editeur : Scrineo
Parution : 29 mars 2018
Pages : 336
EAN-13 : 978-2367405827



Une île. Dix clans. Tous les dix ans, une compétition détermine quel clan va dominer l'île pour la décennie à venir. Les perdants subiront la tradition du « banquet » : une journée d'orgie où les vainqueurs peuvent réduire en esclavage, tuer, violer, et même dévorer leurs adversaires.
Il y a dix ans, Faolan, fils du chef de clan déchu, a assisté au massacre de sa famille. Sauvé par le fils du chef victorieux, Torok, il est depuis lors son esclave et doit subir ses fantaisies perverses. Sa seule perspective d'avenir est de participer à la compétition de « l'homme-oiseau », afin de renverser l'équilibre des pouvoirs en place et de se venger.
Qui du maître ou de l'esclave va remporter la bataille ? Quel enjeu pour les habitants de l'île ? Quel est le prix à payer pour la victoire ?




Lorsque j'ai appris que Le Dieu Oiseau faisait partie des finalistes du PLIB 2019, j'étais ravie : une raison de plus pour le lire ! J'avais adoré ma lecture du Roi des fauves et j'avais eu de bons retours sur ce roman.
Si vous avez trouvé Le Roi des fauves sombre et sanglant, sachez qu'il en est de même ici voire plus. Avec un style sans concession, Aurélie Wellenstein nous amène dans les tréfonds les plus obscurs et dérangeants de l'humanité. La barbarie a une place prépondérante dans cette histoire.
Les personnages ont une psychologie complexe. Que ce soient les principaux ou les secondaires, ils vacillent entre humanité et monstruosité. Impossible de prévoir leurs choix. L'intrigue prend parfois des chemins inattendus, ce qui apporte du rythme à la lecture (malgré quelques petites longueurs).
Le seul bémol que j'ai réellement rencontré est la fin. Celle-ci est très abrupte et ne répond pas à toutes les questions. Je suis restée un peu sur ma faim.
En bref, je conseille cette lecture si vous aimez les univers sombres et torturés. Attention toutefois aux scènes violentes, âmes sensibles s'abstenir !



#PLIB2019
#ISBN9782367405827
#ISBN:9782367405827

lundi 6 mai 2019

Angie Thomas - The Hate U Give



 Auteur : Angie Thomas
Editeur : Nathan
Parution : 5 avril 2018
Pages : 488
EAN-13 : 978-2092576731



Starr a seize ans, elle est noire et vit dans un quartier difficile, rythmé par les guerres entre gangs, la drogue et les descentes de police.
Tous les jours, elle rejoint son lycée blanc situé dans une banlieue chic ; tous les jours, elle fait le grand écart entre ses deux vies, ses deux mondes. Mais tout vole en éclats le soir où son ami d'enfance Khalil est tué. Sous ses yeux, de trois balles dans le dos. Par un policier trop nerveux. Starr est la seule témoin.
Et tandis que son quartier s'embrase, tandis que la police cherche à enterrer l'affaire, tandis que les gangs font pression sur elle pour qu'elle se taise, Starr va apprendre à surmonter son deuil et sa colère ; et à redresser la tête.



Je tiens tout d'abord à remercier Cultura pour l'envoi de ce roman.

Cela fait un petit moment que j'ai terminé ma lecture mais il m'a fallu du temps pour la digérer et coucher ses mots.

Le style d'Angie Thomas (ou du moins sa traduction) est très fluide et on est très vite pris dans l'histoire.
Les personnages retranscrits sont empreints de réalisme et sans manichéisme. On s'attache facilement à chacun d'entre eux.

The Hate U Give est un roman poignant, qui m'a prise aux tripes. Il explore plusieurs thématiques difficiles comme le racisme, la justice ou encore la quête d'identité.
J'ai particulièrement apprécié la manière dont l'auteur présentait le racisme aux lecteurs. En effet, celui-ci est inscrit dans le quotidien. Le racisme ordinaire est mis en avant avec des scènes de tous les jours. Cela permet à un jeune lectorat de prendre conscience de l'impact que peuvent avoir certaines remarques et certains comportements qui sont malheureusement trop banalisés.

Ce roman traite de sujets puissants et actuels. Il a frôlé le coup de cœur. Je ne peux que conseiller sa lecture.


J'ai également eu l'occasion de voir l'adaptation cinématographique. Bien qu'il ne reprenne pas tous les éléments du livre (il manque notamment un arc narratif et certains personnages ne sont pas du tout développés), je l'ai trouvé aussi prenant que le roman. Il fait également passé un message très fort.
J'ai été bluffé par le jeu d'acteur d'Amandla Stenberg, qui arrive à nous transmettre une panoplie d'émotions.
Je conseille donc également ce film que vous ayez lu ou non le roman.

vendredi 29 mars 2019

Elena Ferrante - L'amie prodigieuse, Tome 1


 Auteur : Elena Ferrante
Editeur : Gallimard
Collection : Du Monde Entier
Parution : 30 octobre 2014
Pages : 400
EAN-13 : 978-2070138623



Naples, fin des années cinquante. Deux amies, Elena et Lila, vivent dans un quartier défavorisé de la ville, leurs familles sont pauvres et, bien qu'elles soient douées pour les études, ce n'est pas la voie qui leur est promise. Lila, la surdouée, abandonne rapidement l'école pour travailler avec son père et son frère dans leur échoppe de cordonnier. En revanche, Elena est soutenue par son institutrice, qui pousse ses parents à l'envoyer au collège puis, plus tard, au lycée, comme les enfants des Carracci et des Sarratore, des familles plus aisées qui peuvent se le permettre.Durant cette période, les deux jeunes filles se transforment physiquement et psychologiquement, s'entraident ou s'en prennent l'une à l'autre. Leurs chemins parfois se croisent et d'autres fois s'écartent, avec pour toile de fond une Naples sombre mais en ébullition, violente et dure. Des chemins qui les conduiront, après le passage par l'adolescence, à l'aube de l'âge adulte, non sans ruptures ni souffrances. Formidable voyage dans Naples et dans l'Italie du boom économique, L'amie prodigieuse trace le portrait de deux héroïnes inoubliables, qu'Elena Ferrante traque avec passion et tendresse jusqu'au plus profond de leur âme.



Depuis sa sortie, j'entends énormément de bien de cette saga. Toutefois, c'est surtout Cyrielle alias Lunatrix Lovestrange qui me l'a très bien vendue.

Cette lecture fut une belle surprise.
Elena Ferrante a réussi à retranscrire avec justesse et réalisme une période difficile de l'histoire italienne. Elle ne ménage pas son lecteur et lui montre sans secret ce qu'était la vie des italiens dans les années 50.
La narratrice peut faire preuve d'une certaine naïveté, ce qui apporte un peu de douceur au récit. Toutefois, plus les jeunes filles grandissent et quittent l'enfance, plus elles prennent conscience de la réalité qui les entoure.

Malgré cette ambiance incroyable qu'a dépeint Elena Ferrante, j'ai eu du mal à m'accrocher aux personnages. Que ce soit Lila ou Elena, je n'ai eu que peu d'attachement pour elles (sauf dans les scènes très dures) et elles m'ont parfois agacées. Peut-être que cette relation dominant/dominé m'a également mise mal à l'aise.
Les personnages sont complexes et réalistes. Ils ont leurs défauts et ne sont pas lisses. On ressent le travail apporté par l'auteur.
Cependant, il m'a manqué un petit quelque chose pour être complètement envoûtée.

Je conseille cette lecture si vous aimez les grandes sagas se déroulant sur plusieurs années et dans un contexte historique. Je lirai avec plaisir la suite de cette histoire.