samedi 2 mai 2026

Shari Lapena - Une jeune fille sans histoires

 

Auteur : Shari Lapena
Lecteurs : Léovanie Raud, Charlotte Campana et Pierre-Henri Prunel
Éditeur : Lizzie
Parution : 22 janvier 2026
Durée : 7 h 42 min
EAN-13 : 979-1036648182


Fairhill est une petite ville calme du Vermont. Les parents savent que leurs enfants rentreront sains et saufs de l'école ou du vieux cimetière où les adolescents se réunissent pour se raconter des histoires de fantômes. Pourtant, ce soir-là, Diana Brewer ne dort pas paisiblement dans son lit.
Elle repose dans un champ des alentours, sauvagement assassinée... Qui, à Fairhill, a pu s'en prendre à cette jeune fille aimée de tous ? La paranoïa s'empare bientôt de la ville. On verrouille les portes à double tour et les habitants de la petite communauté rurale s'espionnent derrière leurs rideaux... Tous suspects, ils ne pourront échapper à une question implacable : Qu'ont-ils fait ?



Avec Une jeune fille sans histoires, Shari Lapena propose un thriller domestique qui repose sur une mécanique bien rodée : une petite ville en apparence tranquille, un crime brutal et une enquête qui met progressivement au jour les secrets des habitants.
 
L’intrigue est construite de façon efficace, avec un enchaînement de points de vue et de fausses pistes qui maintiennent l’attention. Je n’avais personnellement pas vu le dénouement arrivé.
 
Cependant, malgré cette solidité narrative, je ne me suis pas vraiment sentie investie dans l’histoire. Les personnages restent globalement en surface et il est difficile de créer un attachement ou une réelle implication émotionnelle. On suit l’enquête avec curiosité, mais sans être pleinement happé par les enjeux.
 
En version audio, l’écoute est agréable et bien rythmée. Les voix contribuent à donner du dynamisme au récit et facilitent la compréhension des différents points de vue. Cela rend l’ensemble fluide, même si cela ne suffit pas forcément à compenser un certain manque d’intensité émotionnelle.
 
Au final, c’est un thriller efficace et divertissant, qui se laisse écouter facilement, mais qui laisse une impression un peu distante malgré un twist final plutôt réussi.

mercredi 29 avril 2026

Vincent Le Bars et Stefano Zanchi - Les Utopistes, Tome 1 : Tlaloc


Auteur : Vincent Le Bars
Dessinateur : Stefano Zanchi
Éditeur : Dupuis
Parution : 30 janvier 2026
Pages : 88
EAN-13 : 978-2808503389


Alexandre Desvereaux, le plus célèbre des aventuriers, véritable star du Net, a découvert le moyen d'accéder à ces territoires perdus grâce aux portails-miroirs, de mystérieuses structures cachées à travers le globe qui permettent d'accéder instantanément à ces endroits magiques.

Mais cette découverte attise la convoitise de richissimes collectionneurs qui envoient des mercenaires y piller le moindre vestige, sans aucun égard pour l'héritage de l'humanité.

Mystérieusement disparu depuis un an, Desvereaux laisse derrière lui son épouse, inventrice et ingénieure de génie, et sa fille Aurore, une ado opiniâtre et débrouillarde qui ne peut se résigner à la disparition de son père.
Prenant son courage à deux mains, avec un groupe de gamins de son école, Aurore va se lancer au secours d'Alexandre. Et comme le dit son savant de copain Medhi : « L'utopie, c'est tout faire pour rendre l'impossible possible ! »
Autoproclamée les Utopistes, la bande de gamins va devoir braver mille dangers pour accomplir son destin, à commencer par affronter un terrible dieu aztèque...



Avec Les Utopistes, Tome 1 : Tlaloc, le scénariste Vincent Le Bars et le dessinateur Stefano Zanchi lancent une nouvelle série jeunesse ambitieuse, à mi-chemin entre aventure fantastique et récit initiatique. Autant le dire d’emblée : ce premier tome pose des bases solides… même s’il n’est pas exempt de défauts.

L’idée de départ est particulièrement séduisante : un monde quasi identique au nôtre où les mythes, légendes et divinités existent réellement, accessibles via des mystérieux “portails-miroirs”. Ce premier volume nous embarque ainsi dans une chasse à l’homme teintée de merveilleux, sur fond de disparition inquiétante et d’enjeux liés à la préservation du patrimoine mythologique.

Au cœur du récit, on suit Aurore, adolescente déterminée à retrouver son père, célèbre aventurier disparu. Accompagnée d’une bande de camarades hauts en couleur, elle forme un groupe attachant qui incarne des valeurs positives : entraide, courage, acceptation des différences. Ce côté “team de jeunes héros” fonctionne bien, notamment grâce à des personnalités complémentaires qui dynamisent l’histoire.

Visuellement, l’album est plutôt une réussite. Le trait de Zanchi est vif, moderne, presque “animé” dans son énergie. Les scènes d’action débordent de mouvement et les univers explorés (ici inspirés de la mythologie aztèque avec la figure de Tlaloc) apportent un vrai dépaysement.

Cependant, tout n’est pas parfait. Le rythme très soutenu, voire précipité, peut parfois nuire à la lisibilité. Certaines séquences s’enchaînent rapidement, au point de perdre un peu le lecteur, notamment dans les scènes d’action ou les transitions narratives. On peut même avoir une impression de confusion, liée à une mise en scène parfois trop chargée.

Malgré ces petites faiblesses, ce premier tome reste une entrée en matière efficace. Il parvient à installer un univers riche, à la fois ludique et porteur de sens, tout en donnant envie de découvrir la suite. Destinée avant tout à un public jeunesse, la série peut néanmoins séduire un lectorat plus large grâce à son concept original et son souffle d’aventure.

En résumé : un début prometteur, énergique et imaginatif, qui gagnera sans doute en fluidité dans les tomes suivants. Une bande dessinée à suivre de près, surtout si vous aimez les récits mêlant mythologie, action et esprit d’équipe.

samedi 25 avril 2026

Fred Van Lente et Tom Fowler - Histoire du jeu de rôle en bande dessinée

 

Auteur : Fred Van Lente
Dessinateur : Tom Fowler
Éditeur : Humanoïdes Associés
Parution : 4 février 2026
Pages : 104
EAN-13 : 978-2731606089


Des dés antiques à Donjons & Dragons, l’épopée du jeu de rôle racontée en BD.

Des jeux de stratégie de l’Antiquité et du Moyen Âge aux wargames de la Révolution industrielle et à leur influence durable, jusqu’à l’explosion de Donjons & Dragons, le jeu de rôle a connu une évolution fascinante. Entre polémiques comme la "Satanic Panic" et diversification des univers (horreur, science-fiction, espionnage, super-héros), il n’a cessé de se réinventer. L’arrivée de l’informatique, l’émergence du cyberpunk et des mondes virtuels ont marqué une nouvelle ère, menant à un renouveau spectaculaire porté par Magic: The Gathering, les actual plays et l’impact culturel mondial de Dungeons & Dragons. Une fresque riche et documentée, qui retrace l’ascension du jeu de rôle en tant que phénomène ludique et universel.



Cet ouvrage propose une plongée ambitieuse dans l’histoire du jeu de rôle, en remontant bien avant l’apparition du jeu tel qu’on le connaît aujourd’hui. Il débute ainsi par un panorama des pratiques ludiques à travers les âges : des jeux de dés de l’Antiquité aux jeux de stratégie liés aux grandes périodes historiques, comme les conquêtes napoléoniennes ou la guerre de Sécession. Une entrée en matière dense, qui permet de comprendre que le jeu, bien avant d’être un loisir moderne, est profondément ancré dans les sociétés humaines.

Le récit s’accélère dans les années 1970 avec l’essor du jeu de rôle, porté par Donjons & Dragons, qui introduit une nouvelle manière de jouer fondée sur la narration, la liberté et la collaboration.
Les années 1980 marquent ensuite un âge d’or, avec une grande diversité d’univers comme L’Appel de Cthulhu, Marvel Super Heroes ou Cyberpunk. L’ouvrage suit cette évolution jusqu’à aujourd’hui, en évoquant son influence sur les jeux vidéo et la culture populaire, notamment grâce à Stranger Things.
Il rappelle aussi que le jeu de rôle, malgré son succès, a longtemps été critiqué et mal compris.

À titre personnel, ma découverte du jeu de rôle s’est faite assez tardivement, notamment grâce à la série Aventures du Joueur du Grenier, qui m’a offert une première porte d’entrée accessible et ludique. Depuis, mon intérêt n’a cessé de grandir, nourri par des œuvres comme Baldur’s Gate 3, la série Stranger Things, The Legend of Vox Machina ou encore La Bonne Auberge. Autant de formats différents qui témoignent de la richesse et de la vitalité du jeu de rôle aujourd’hui et qui ont progressivement renforcé mon attrait pour cet univers.

À la lecture, l’ouvrage impressionne par sa richesse… peut-être même un peu trop. La densité d’informations est telle qu’elle peut rendre l’ensemble exigeant, surtout pour les néophytes. À l’inverse, les rôlistes aguerris ou les nostalgiques des années 80 y trouveront une mine de références et d’anecdotes. Comme toute bonne encyclopédie, il se savoure sans doute mieux par fragments, en prenant le temps d’assimiler chaque partie.

Malgré cette densité, la promesse est largement tenue. Le livre offre une exploration fascinante d’une culture alternative, en retraçant le parcours de ses créateurs, ses influences littéraires et cinématographiques, ainsi que ses liens étroits avec les évolutions de la société. Le tout est porté par le travail de Fred Van Lente et Tom Fowler, dont l’approche mêle pédagogie et humour.

Les dessins, justement, jouent un rôle essentiel : expressifs, parfois caricaturaux, ils parviennent à rendre accessibles des concepts complexes et à illustrer des anecdotes souvent savoureuses. Ils apportent une légèreté bienvenue à un contenu par ailleurs très dense.

Finalement, cette bande dessinée s’impose moins comme une simple introduction que comme un vaste panorama historique et culturel du jeu de rôle. À la fois documentée et passionnée, elle célèbre une pratique longtemps marginale mais qui a profondément influencé notre imaginaire contemporain. Une lecture exigeante, certes, mais précieuse pour quiconque s’intéresse à la puissance du jeu comme forme de récit et de partage.

mercredi 22 avril 2026

Christian Jolibois - La petite poule qui voulait voir la mer

 

Auteur : Christian Jolibois
Lecteur : André Dussollier
Éditeur : Lizzie
Parution : 6 décembre 2018
Durée : 13 min
EAN-13 : 979-1036603242


"Pondre, toujours pondre! Il n'y a pas que ça dans la vie! Moi, je veux voir la mer!" s'écrie Carméla, la petite poule blanche. Son père, le coq, n'a jamais rien entendu d'aussi fou. "File au nid", ordonne-t-il à la poulette. Mais Carméla n'arrive pas à s'endormir...



J’ai écouté La petite poule qui voulait voir la mer avec mes enfants de 5 et 8 ans et l’expérience a été un peu contrastée.

La narration est vraiment de qualité : la voix est agréable, expressive et les bruitages apportent une immersion sympa. Mon aînée a bien accroché à l’histoire, qu’elle a trouvée drôle et facile à suivre et contrairement à ce que je pensais, la durée lui a paru suffisante.

En revanche, mon plus jeune est resté assez peu attentif. Je pense que le format audio seul demande un peu plus de concentration et, sans les images, il a eu du mal à rester dedans du début à la fin.

L’histoire en elle-même est mignonne, avec un joli message sur la curiosité et l’envie de découvrir, mais elle reste assez simple, ce qui est parfait pour sa compréhension par mes enfants.

Au final, je dirais que c’est un bon petit livre audio, surtout pour les enfants qui aiment écouter des histoires et arrivent à rester concentrés. Pour les plus jeunes ou ceux qui ont besoin de visuel, cela peut être un peu plus compliqué.

Je remercie les éditions Lizzie pour m’avoir permis de découvrir ce livre audio via la plateforme NetGalley.

mercredi 8 avril 2026

Iliana Xander - Love, Mom

 


Auteur : Iliana Xander
Lecteurs : Clémentine Domptail et François Hatt
Éditeur : Lizzie
Parution : 8 janvier 2026
Durée : 10 h 14 min
EAN-13 : 979-1036647444


Et si votre mère cachait un secret si sombre... qu'il pourrait vous détruire ?

Mackenzie, 21 ans, a grandi dans l'ombre de sa célèbre mère, E.V. Renge, autrice de thrillers à succès. Alors quand cette dernière meurt subitement dans un accident, Mackenzie hérite de bien plus qu'un deuil. Le jour des obsèques, elle reçoit une étrange lettre qui commence par ces mots : "Tu veux connaître un secret ? Love, Mom." Dans l'enveloppe, un extrait du journal intime de sa mère. Ce que Mackenzie y découvre la laisse en état de choc. S'ensuivent une deuxième et une troisième lettre, où s'enchaînent les révélations sordides. Mensonges. Manipulations. Meurtres. Très vite, Mackenzie comprend que sa mère n'était peut-être pas celle qu'elle croyait, et que sa renommée cache une réalité aussi dérangeante que dangereuse... Parce qu'il existe des secrets qu'on ne devrait jamais exhumer. Et des vérités pires que la mort.



Love, Mom possède une qualité incontestable : il sait captiver son lecteur. L’intrigue est bien construite, les révélations sont distillées au bon rythme et le concept de départ (ce secret maternel) est suffisamment solide pour soutenir le récit sur plusieurs centaines de pages (ou 10h14 en version audio).

Pourtant, c’est là que le roman montre ses limites. Le secret devient le seul moteur de l’histoire, et tout le reste (personnages, émotions, rythme) s’y plie. Le monde autour de Mackenzie se réduit à une fonction narrative, et la lecture, prenante sur le plan mécanique, manque d’implication émotionnelle selon moi. Les thèmes de la filiation, de la transmission et du mensonge intime sont explorés, mais sans jamais laisser place au silence, à l’inachevé ou au doute, éléments qui auraient pu enrichir le récit.

Les révélations s’enchaînent tout au long de l’histoire : certains rebondissements m’ont agréablement surprise, d’autres m’ont paru plus prévisibles. J’ai parfois le sentiment que ce type de roman repose sur des ficelles déjà bien connues. Ce n’est pas forcément un défaut en soi, mais plutôt une question de sensibilité : après avoir lu un certain nombre d’ouvrages de ce genre, j’en devine les procédés.

La version audio apporte une dimension intéressante : la narration, claire et posée, permet de suivre facilement le récit et donne vie aux émotions de Mackenzie. Le rythme soutenu de l’écoute renforce le suspense et certaines nuances, comme les hésitations ou les silences, gagnent en intensité grâce à la performance vocale. Cela rend l’expérience agréable, même si le texte lui-même reste parfois trop cadré.

En fin de compte, Love, Mom est un thriller maîtrisé et efficace, calibré pour séduire. Néanmoins, cette maîtrise constitue aussi sa limite : le roman ne prend jamais de risques, ne se salit jamais les mains, alors qu’une histoire de secrets toxiques aurait pu gagner en intensité et en profondeur. On ressort convaincu par la mécanique narrative, mais moins touché par l’expérience humaine qu’elle prétend raconter.

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Lizzie pour m’avoir permis de découvrir ce roman via la plateforme NetGalley.

samedi 4 avril 2026

Toni Galmés - Le Démon de l'hiver

 


Auteur / Dessinateur : Toni Galmés
Éditeur : Delcourt
Parution : 22 janvier 2026
Pages : 37
EAN-13 : 978-2413092803


Quand l’imagination d’une petite fille prend le pouvoir, cela donne un récit jeunesse doux, sensible et terriblement attachant imaginé par le dessinateur Toni Galmés, qui réchauffera les plus endurcis en plein hiver.

Une petite fille et sa maman, toutes les deux réfugiées d’un pays lointain, viennent vivre « de l’autre côté du monde », un autre côté qui ressemble à la France. Elles débarquent en plein hiver et vont habiter chez une vieille dame qui les accueille et leur dit de rentrer « car il fait un froid de démons, dehors ». Il n’en faudra pas plus pour que notre petite héroïne en croise un pour de bon.


Le Démon de l’hiver est une bande dessinée jeunesse qui s’inscrit dans cette catégorie de récits courts où la simplicité narrative sert avant tout une intention émotionnelle. À travers l’histoire d’une petite fille déracinée, confrontée à un environnement froid et inconnu, Toni Galmés propose une fable douce sur l’exil, l’adaptation et la capacité de l’imaginaire à transformer la réalité.

Ce qui frappe d’emblée, c’est la délicatesse du ton. Le sujet – l’arrivée dans un pays étranger – aurait pu donner lieu à un récit plus frontal ou dramatique. Or, l’auteur choisit une approche tout en retenue. La rencontre avec le petit démon agit comme une métaphore évidente mais efficace : cette créature, à la fois étrange et attachante, incarne autant la peur de l’inconnu que la possibilité d’apprivoiser ce qui semblait menaçant. Progressivement, la relation qui se tisse entre l’enfant et le démon devient le cœur du récit, transformant l’hiver en terrain d’exploration plutôt qu’en espace d’isolement.

Graphiquement, l’album est sans doute ce qui marque le plus durablement. Le style de Toni Galmés, avec ses couleurs douces et ses textures proches de l’aquarelle, installe une atmosphère feutrée, presque silencieuse. Les paysages enneigés ne sont jamais hostiles ; ils sont enveloppants, parfois mélancoliques, mais toujours empreints d’une certaine chaleur. Les personnages, aux traits simples et expressifs, renforcent cette accessibilité émotionnelle, notamment pour un jeune public.

Cependant, cette même simplicité constitue aussi la principale limite de l’ouvrage. Le récit est très court et volontairement épuré, ce qui peut laisser une impression d’inachevé, en particulier chez les lecteurs adultes. Certains thèmes – l’exil, la solitude, l’intégration – sont esquissés plutôt que véritablement développés. On sent qu’ils sont là, en filigrane, mais ils ne sont jamais approfondis de manière complexe. Ce choix n’est pas une faiblesse en soi, mais il oriente clairement l’album vers un public jeune ou vers une lecture contemplative plutôt qu’analytique.

En définitive, Le Démon de l’hiver est une œuvre qui privilégie l’émotion et l’atmosphère à la densité narrative. C’est une lecture courte mais sincère, qui fonctionne particulièrement bien comme première approche de thèmes sensibles pour des enfants. Pour un lecteur adulte, l’intérêt résidera surtout dans la beauté graphique et dans la subtilité du message, plutôt que dans la richesse du scénario.

Une bande dessinée poétique, accessible et touchante, idéale pour une lecture calme, mais qui peut laisser sur sa faim si l’on attend un récit plus développé ou plus ambitieux.

mercredi 1 avril 2026

Lola Koenig - La Déesse des Neiges


Auteur / Dessinateur : Lola Koenig
Éditeur : Humanoïdes Associés
Parution : 4 février 2026
Pages : 70
EAN-13 : 978-2731628845


Le voyage d’Ida, au cœur des glaces, où seule la bonté peut triompher des ténèbres.

Pour se sauver d’un mal étrange, Ida part à la rencontre des Vallons. Accompagnée par Fox, un vieux trappeur bourru, et par Aïko, enfant au cœur pur, elle découvrira l’origine de l’hiver éternel…
Une fable glacée où la bravoure rencontre la compassion. Pour sauver sa vie, Ida s’élance vers les mystérieux Vallons du Grand Nord. Entre tempêtes, brigands, loups et êtres fabuleux, elle découvre, avec Fox et Aïko, que l’hiver est le fruit de la souffrance d’une déesse mutilée. Face à l’agonie de cette créature, Ida comprend que l’issue ne réside pas dans la violence mais dans l’empathie. Ce choix bouleversera son destin et celui du monde.



Je remercie la maison d'édition  de m'avoir l'opportunité de lire cette adaptation via la plateforme .Je remercie les éditions Les Humanoïdes Associés pour m’avoir permis de découvrir La Déesse des neiges de Lola Koenig via NetGalley.

Dès le début, j’ai été plongée dans un univers glacé, figé dans un hiver sans fin. On suit Ida, une jeune fille courageuse qui part en quête d’un remède pour se sauver. Sur le chemin, elle fera la rencontre de Fox, un trappeur assez mystérieux et d’Aïko, un enfant plein de lumière. J’ai trouvé leur trio vraiment attachant, chacun apportant quelque chose à l’histoire.

Ce que j’ai le plus aimé, c’est que l’histoire ne repose pas sur un combat classique entre le bien et le mal. Au contraire, on découvre peu à peu qu’il y a une raison plus profonde à cet hiver éternel et que tout tourne autour de la souffrance et de la compréhension des autres. J’ai trouvé ce message vraiment fort.

Côté dessin, j’ai beaucoup aimé le style. Les traits sont simples et doux, presque comme dans un conte pour enfants, mais ça fonctionne très bien avec l’ambiance. Les paysages enneigés sont magnifiques et donnent une impression de calme, même si l’histoire peut être parfois un peu triste.

Au final, j’ai trouvé que La Déesse des neiges est une bande dessinée à la fois belle et émouvante. Elle parle de thèmes importants comme la douleur, la guérison et l’empathie, sans jamais être lourde.
C’est une lecture que je recommande, surtout si on aime les histoires poétiques et un peu différentes.