samedi 14 février 2026

Solenn Bardet et Marion Chancerel - Chères marâtres : Quand les belles-mères se confient

 

Auteur : Solenn Bardet
Dessinateur : Marion Chancerel
Éditeur : Boîte à Bulles
Parution : 7 janvier 2026
Pages : 128
EAN-13 : 978-2849535493



Quand les marâtres se confient au sujet de leur quotidien… pas toujours rose !
Qu’il s’agisse de la belle-mère de Blanche-Neige ou de celle de Cendrillon, les marâtres sont souvent cantonnées au rôle de femme aigrie, méchante quand elles ne sont pas dépeintes comme de véritables sorcières !
Alors quand Samuel propose à Gwen de s’installer avec lui… et sa fille de 14 ans, Gwen convoque une assemblée extraordinaire composée de femmes qui sont – ou ont été – marâtres.
De la belle-mère "jetable" à la belle-mère dépassée en passant par la marâtre épanouie, elles vont tour à tour lui raconter leur parcours. L'occasion pour elles de partager des expériences souvent compliquées, et qui ont obligé certaines à mettre en place de vraies stratégies.
Composé à partir de témoignages, Chères marâtres donne la parole à celles qui ont bien souvent le mauvais rôle. Des femmes ayant peu voix au chapitre et qui ont pourtant beaucoup à dire.



Dans Chères marâtres, les autrices s’attachent à déconstruire le stéréotype bien connu de la belle-mère cruelle en explorant son histoire dans la littérature et la culture populaire. L’ouvrage examine comment cette figure, souvent caricaturale dans les contes et les récits familiaux, reflète des constructions sociales et des attentes complexes.

Le point fort de l’album réside dans sa contextualisation et sa dimension visuelle. Le scénario de Solenn Bardet propose des analyses éclairantes et bien documentées, tandis que le dessin de Marion Chancerel apporte légèreté et lisibilité à un sujet qui pourrait sembler austère. Les exemples abondent et sont instructifs, même si certaines explications peuvent sembler répétitives.

Personnellement, je ne suis pas une belle-mère et je n’ai jamais été confrontée directement à ce rôle. La lecture m’a néanmoins paru intéressante : elle offre un aperçu des tensions et des dilemmes liés à ce rôle familial, tout en invitant à réfléchir sur la manière dont nous percevons ceux qui occupent des positions difficiles ou jugées. Ce n’est pas un album fulgurant mais il propose suffisamment de matière pour nourrir la réflexion et questionner certains clichés persistants.

En résumé, Chères marâtres est un album stimulant par sa démarche et ses analyses, même pour les lecteurs extérieurs à l’expérience. Il ne bouleverse pas les certitudes mais éclaire avec nuance un sujet souvent réduit à la caricature.

mercredi 11 février 2026

Camille Emmanuelle - Bombasse

 

Auteur : Camille Emmanuelle
Éditeur : Verso
Parution : 6 février 2026
Pages : 240
EAN-13 : 978-2386431869



À 38 ans, Marie a « tout » pour être heureuse : un travail de prof en ligne qui lui plaît, un mec super (voire parfait), des jumelles de 5 ans en bonne santé, et même l’opportunité d’adapter son roman en série TV.
Enfin, ça, c’est sur le papier…
Car même si Marie adore son mec, son désir semble parti boire des caïpirinhas à Acapulco tout seul comme un grand. Quant à la série, les producteurs lui demandent d’aider leur IA à écrire un scénario de romance un peu sexy, un peu dark, ambiance cartel mexicain « glamour ».
Sans compter que depuis qu’elle s’est pris bêtement une porte vitrée en pleine face, Marie Couston bascule dans un monde parallèle dès qu’elle s’endort.
Une double vie qui colle étrangement au scénario de romance qu’on cherche à lui imposer…
Et si passer du temps avec un beau Mexicain dans une piscine à débordement n’était pas si nul que cela ?



J’ai reçu cet ouvrage dans le cadre d’une masse critique Babelio.
Après avoir beaucoup aimé Cucul, j’étais curieuse de retrouver Marie Couston, la même héroïne, mais à un autre moment de sa vie. Là où Cucul s’attachait surtout à interroger la dark romance et les fantasmes qu’elle véhicule, Bombasse déplace le regard vers les séries : leur création, leurs mécanismes narratifs et la manière dont nous les consommons.

La question des séries occupe une place importante dans le roman, non pas comme un simple arrière-plan mais comme un objet de réflexion à part entière. Il questionne la fabrication des récits sériels, la standardisation des intrigues, les attentes du public et la façon dont ces formats sont pensés pour capter l’attention. La dark romance reste présente en filigrane mais elle s’inscrit ici dans une réflexion plus large sur les récits contemporains et leur pouvoir d’attraction.

Par ailleurs, Marie est désormais mère et cette nouvelle étape de sa vie traverse une grande partie du roman. La maternité est abordée sous plusieurs angles : la fatigue, la charge mentale, la place du désir et la libido au sein d’un couple qui dure. Le roman met en lumière le traitement différent réservé aux parents : l’investissement du père est valorisé, tandis que celui de la mère est considéré comme normal, allant de soi, et donc rarement reconnu. Cette asymétrie crée une pression constante, notamment parce que l’erreur semble moins permise à la mère.

Le roman aborde également la question de l’addiction sous différentes formes : addiction aux séries et aux écrans, mais aussi à certains récits, à des schémas relationnels ou à des représentations idéalisées. Pedro devient lui-même une sorte d’addiction pour Marie. Cette diversité de situations permet d’éviter une lecture trop simplificatrice ou moralisante et ancre le propos dans une réalité très contemporaine.

Malgré ces thématiques intéressantes, Bombasse m’a moins emballée que Cucul. Peut-être parce que l’effet de nouveauté est passé ou parce que certains choix narratifs m’ont semblé moins surprenants.
Le personnage de Marie m’a parfois agacée, dans ses contradictions ou ses aveuglements, ce qui a créé une certaine distance. Il y avait des choix que je ne peux comprendre.

J’ai néanmoins apprécié ma lecture. Bombasse reste un roman ancré dans des questionnements très actuels, qui propose une réflexion sur les récits que nous consommons, sur la parentalité, le désir et sur certaines formes d’addiction moderne. Il m’a simplement moins marquée que Cucul, auquel je reste plus attachée.

mercredi 4 février 2026

Alice Feeney - Lui et moi


Auteur : Alice Feeney
Éditeur : Hauteville
Parution : 12 janvier 2022
Pages : 384
EAN-13 : 978-2381223995



Anna Andrews s'était juré de ne plus jamais remettre les pieds à Blackdown, ce village où elle a grandi et vécu un cauchemar qu'elle n'est pas près d'oublier. Pourtant, c'est précisément à Blackdown qu'on retrouve une femme sauvagement assassinée. Anna, correspondante pour la BBC, n'a d'autre choix que se rendre sur place pour couvrir l'affaire.

Elle est sous le choc en découvrant l'identité de la victime : il s'agit d'une de ses amies d'adolescence. L'inspecteur en charge de l'affaire, Jack Harper, connaît bien la victime, lui aussi, il est même le dernier à l'avoir vue en vie. Jack et Anna vont passer quelques nuits blanches à Blackdown. D'autant plus que le tueur ne s'arrête pas en si bon chemin : les meurtres se multiplient et Anna pourrait bien être la prochaine sur la liste...


Lui et moi n’est pas une mauvaise lecture en soi, mais le roman n’a pas produit sur moi l’effet que j’en attendais. L’intrigue met du temps à réellement se mettre en place, ce qui a créé une certaine frustration et atténué mon immersion dans l’histoire. Si l’ambiance est travaillée et que le mystère finit par prendre forme, ce démarrage trop lent m’a un peu déçue.

Le plot twist final est ingénieux et cohérent avec le récit, mais je l’ai vu venir assez tôt. L’idée est bien trouvée, toutefois elle n’a pas provoqué la surprise ni le choc émotionnel que l’on espère généralement dans ce type de thriller psychologique. Plus globalement, l’histoire m’a paru assez convenue dans ses ressorts narratifs et les personnages, parfois caricaturaux, ne m’ont pas semblé suffisamment nuancés pour susciter un véritable attachement.


Ayant ensuite regardé l’adaptation en série sur Netflix, j’ai trouvé que le rythme y était mieux maîtrisé. Le récit avance de façon plus fluide et captivante, ce qui rend l’ensemble plus dynamique. La série prend aussi certaines libertés par rapport au livre, modifiant ou réinterprétant certains personnages — des choix intéressants, même s’ils peuvent surprendre les lecteurs du roman.

Cependant, l’adaptation souffre d’un manque de développement des relations entre certains personnages, ce qui limite parfois la profondeur émotionnelle de l’intrigue. Comme pour le livre, j’ai eu du mal à m’attacher réellement aux protagonistes, ce qui m’a tenue à distance du drame qu’ils vivent.

En revanche, le plot twist fonctionne mieux à l’écran : il est mieux amené et plus percutant visuellement. Le connaissant déjà après ma lecture du roman, je n’ai pas pu ressentir l’effet de surprise, mais je pense qu’un spectateur découvrant l’histoire directement par la série doit être davantage marqué par la révélation finale.

En somme, Lui et moi reste une œuvre correcte dans le genre du thriller psychologique, mais ni le livre ni son adaptation ne m’ont totalement convaincue — même si la série apporte un souffle et un rythme qui rendent l’histoire plus efficace.

samedi 31 janvier 2026

Marianne L.T.R. - Echo, Tome 1 : L'Onyx

 

Auteur : Marianne L.T.R.
Éditeur : Ymerys
Parution : 14 novembre 2024
Pages : 536
EAN-13 : 978-2959141942



Vivre à Bas-Cité, c'est se contenter d'un soleil artificiel et d'une pluie sale et nauséabonde.

Dans cette ville cernée par une Brume mortelle, l'indifférence règne en maître. On ne tend pas la main à son voisin, ni à personne d'ailleurs.
Pourtant lorsqu'Echo se retrouve mêlée au vol de l'un des six Joyaux de Pandore, la richissime arche qui surplombe Bas-Cité, Bast décide de lui venir en aide.

Les Ravageurs comme lui ont le nez fin et il a vite compris ce qu'il pouvait tirer de cette petite mécanicienne effrayée. Une montagne de gemmes et quasiment autant d'ennuis.


J’ai découvert le tome 1 d’Echo dans le cadre du bookclub de Chez Cha Cheshire, mais il attendait déjà sagement dans ma pile à lire depuis que Charlotte m’avait donné très envie de me lancer dans la saga lors de son Salon de l’Imaginaire 2025. Autant dire que les attentes étaient là… et globalement, la lecture a été à la hauteur.

La lecture est fluide, portée par une plume accessible et agréable. Le rythme connaît un léger ralentissement au milieu du roman, un passage un peu plus posé qui met davantage l’accent sur les enjeux et les personnages, mais l’intrigue reprend rapidement de l’élan et relance efficacement l’intérêt jusqu’au final.

Le worldbuilding est très intéressant, avec une atmosphère marquée et des idées intrigantes, notamment autour de cette fameuse brume. J’ai toutefois eu l’impression qu’il était parfois mis de côté au profit de l’action et des relations entre les personnages. Cela reste frustrant… mais aussi prometteur : j’espère vraiment que la suite approfondira davantage ces aspects.

Côté personnages, c’est une vraie réussite. Echo est attachante, crédible dans ses réactions face à une situation totalement inédite et son évolution se fait de manière naturelle.
J’ai particulièrement apprécié les personnages morally grey, comme Archibald et Bast, dont les motivations ambiguës apportent une vraie richesse au récit.
L’alternance des points de vue est bien gérée et permet de mieux comprendre les enjeux et les dynamiques entre les protagonistes.
Quelques stéréotypes subsistent sur certains personnages secondaires, mais rien de réellement dérangeant.

Et cette fin… déchirante. Je comprends parfaitement le choix scénaristique et sa cohérence avec l’histoire, mais cela n’empêche pas mon petit cœur de lectrice de pleurer.

En résumé, ce premier volume a été une très belle lecture pour débuter 2026 : immersive et prometteuse pour la suite. Malgré quelques longueurs et un worldbuilding que j’aurais aimé voir encore plus exploité, l’attachement aux personnages et l’intensité de la conclusion donnent clairement envie de continuer l’aventure. J’espère très sincèrement terminer cette duologie dans l’année.

mercredi 28 janvier 2026

Yuval Noah Harari - Sapiens : Une brève histoire de l'humanité

 

Auteur : Yuval Noah Harari
Lecteur : Philippe Sollier
Éditeur : Audiolib
Parution : 7 juin 2017
Durée : 15 h 54 min
EAN-13 : 978-2367623764


Il y a 100 000 ans, la Terre était habitée par au moins six espèces différentes d’hominidés. Une seule a survécu. Nous, les Homo Sapiens.
Comment notre espèce a-t-elle réussi à dominer la planète ? Pourquoi nos ancêtres ont-ils uni leurs forces pour créer villes et royaumes ? Comment en sommes-nous arrivés à créer les concepts de religion, de nation, de droits de l’homme ? À dépendre de l’argent, des livres et des lois ? À devenir esclaves de la bureaucratie, des horaires, de la consommation de masse ? Et à quoi ressemblera notre monde dans le millénaire à venir ?
Véritable phénomène d’édition, traduit dans une trentaine de langues, Sapiens est un livre audacieux, érudit et provocateur. Professeur d’Histoire à l’Université hébraïque de Jérusalem, Yuval Noah Harari mêle l’Histoire à la Science pour remettre en cause tout ce que nous pensions savoir sur l’humanité : nos pensées, nos actes, notre héritage… et notre futur.



J’ai découvert Sapiens : Une brève histoire de l’humanité de Yuval Noah Harari en version livre audio. Ce format s’est avéré pertinent pour ce type d’ouvrage : l’écoute est globalement fluide et la narration agréable, ce qui permet de suivre un propos dense sans trop de difficulté. L’accessibilité du contenu repose avant tout sur la capacité de l’auteur à vulgariser des notions complexes.

Le livre propose une vaste synthèse de l’histoire de l’humanité et offre de nombreuses pistes de réflexion. On y apprend indéniablement beaucoup de choses et certains chapitres suscitent un réel intérêt intellectuel.
Toutefois, les lecteurs et auditeurs férus d’Histoire souligneront sans doute certaines limites méthodologiques, notamment le manque de références précises. Certaines affirmations reposent davantage sur des interprétations que sur des démonstrations rigoureuses et il est probable que des omissions ou simplifications aient échappé à un public non spécialiste.

Publié il y a déjà plusieurs années, Sapiens : Une brève histoire de l’humanité souffre également de son absence de mise à jour. À la lumière des événements majeurs de la dernière décennie — qu’ils soient géopolitiques, sociaux ou sanitaires, comme la pandémie du Covid — il est difficile de ne pas s’interroger sur l’analyse que l’auteur proposerait aujourd’hui. Cela n’est pas un reproche de ma part (je n’avais qu’à le lire plus tôt, me diriez-vous) mais c’est une réflexion que je me suis faite : que dirait l’auteur aujourd’hui ?

Le choix du livre audio s’est révélé, dans mon cas, plus adapté que la version papier. Il est probable que la lecture aurait été plus laborieuse sous forme écrite, tant le contenu est dense. Le format audio permet ici une approche plus souple, même si cela n’efface pas les limites de fond de l’ouvrage.

En définitive, Sapiens : Une brève histoire de l’humanité constitue une introduction stimulante à l’histoire globale de l’humanité, mais il mérite d’être abordé avec un certain recul critique et ne saurait remplacer des ouvrages historiques plus spécialisés.

samedi 17 janvier 2026

Timothé Le Boucher - Les vestiaires

 

Dessinateur / Auteur : Timothé Le Boucher
Éditeur : Boîte à bulles
Parution : 2 mai 2014
Pages : 128
EAN-13 : 978-2849532010




Le nouveau vestiaire des collégiens ouvre ses portes. Vitres floutées et toilettes roses, les garçons découvrent les locaux rénovés avec un mélange de gêne et de moquerie. D’autant plus que les douches sont désormais collectives !

Ainsi deviennent-elles un centre d’intérêt particulier, dans cet espace clos où le principe fondamental de l’autorité adulte disparaît et où peuvent s’exprimer les instincts primaires à l’état le plus brut : agressivité, sexualité ado, moqueries, harcèlement de la tête de turc…

Est recréée au sein même du vestiaire une microsociété sans limites et à l’équilibre incertain, avec ses chefs craints et ses moutons noirs. Affranchis, les garçons du vestiaire affichent leur cruauté naturelle dans un récit à la fois captivant et étouffant qui n’est pas sans rappeler Sa Majesté des mouches.




J’ai découvert Timothé Le Boucher avec Ces jours qui disparaissent, une œuvre qui m’a profondément marqué et qui m’a donné envie d’explorer le reste de sa bibliographie. Si Le Patient m’a laissé plus mitigé, 47 cordes, Première partie a en revanche été un véritable coup de cœur. Les Vestiaires s’inscrit encore dans un registre différent, tant par son sujet que par son dispositif narratif.

Dans cet ouvrage, l'auteur s’attaque frontalement à des thématiques difficiles et dérangeantes : le harcèlement, les violences scolaires, la puberté, la sexualité, la virilité imposée ou encore le voyeurisme. La bande dessinée dépeint un univers adolescent marqué par une cruauté omniprésente, où les rapports de force se construisent et se déforment sous le poids des injonctions sociales et des complexes individuels. La violence, souvent banalisée, circule entre les élèves sans réel contrepoids, donnant une image brutale mais crédible de cette micro-société.

Le choix narratif du huis clos, limité aux vestiaires et à l’intervalle entre deux séances de sport, est particulièrement fort. Le lecteur ne voit rien de ce qui se passe à l’extérieur : tout se joue dans cet espace clos, à la fois intime et oppressant. Cette contrainte renforce l’observation des dynamiques de groupe, des dominations tacites, des humiliations répétées. D’une séance à l’autre, les relations évoluent subtilement, les tensions s’accumulent et l’atmosphère devient de plus en plus étouffante, jusqu’à un drame inattendu, d’autant plus marquant qu’il surgit sans emphase ni avertissement.

Bien que publiée il y a plus de dix ans, Les Vestiaires reste d’une actualité troublante. Les comportements décrits, les mécanismes de domination et la violence sociale qu’ils engendrent n’ont rien perdu de leur pertinence. L’auteur livre un état des lieux glaçant de l’adolescence, sans artifice ni volonté de rassurer. Le lecteur est placé dans une position inconfortable, presque voyeuriste, témoin passif de rapports féroces qu’il ne peut ni empêcher ni détourner du regard.

Pour autant, l’album n’est pas exempt de défauts. À mon sens, le scénario manque parfois de sensibilité, notamment dans la manière d’aborder certains personnages ou situations, qui peuvent sembler plus démonstratives que nuancées. Cette sécheresse narrative, si elle participe à la tension permanente, peut aussi créer une distance émotionnelle et limiter l’attachement aux protagonistes.

Malgré ces réserves, Les Vestiaires demeure une œuvre importante et percutante, qui ose montrer une réalité dérangeante sans chercher à la lisser. Timothé Le Boucher y affirme déjà un regard lucide et sans complaisance sur la violence des rapports humains, faisant de cette bande dessinée un témoignage inconfortable mais nécessaire.

samedi 10 janvier 2026

12 livres à lire en 2026

Depuis 2022, je me suis inspirée de Galleane et me suis lancée dans ce challenge. 2022 avait été un échec total tandis que 2023 et 2024 avaient eu de bons résultats.

Malgré beaucoup de bonnes volontés en début d'année, 2025 a un bilan assez négatif puisque je n'ai lu que 2 livres de ma liste :
  • Eurydice de Lou Lubie et Solen Guivre,
J'avais vraiment espoir de lire au moins la moitié de ma liste et pourtant...

J'espère sincèrement avoir un résultat plus probant pour 2026, qui sera également sous le signe des fins de saga pour les romans inscrits dans la liste :
  • Echo, Tome 1 : L'Onyx de Marianne L.T.R.,
  • La Passe-miroir, Tome 2 : Les disparus du Clairdelune de Christelle Dabos,
  • Fleurs d'Oko, Tome 2 de Laëtitia Danae (2025),
  • Eden Island, Tome 2 : Si loin du paradis de Hana Claistel (2024 - 2025),
  • Thiziri, Tome 2 : La volonté de Vwaré d'Alexiane de Lys (2025),
  • Résonances, Tome 2 de Morgane Rugraff,
  • V pour Vendetta d'Alan Moore et David Lloyd (2025),
  • Minuit passé de Gaëlle Geniller (2025),
  • Grimoire noir de Vera Greentea et Yana Bogatch (2025),
  • Mon ami Pierrot de Jim Bishop (2025),
  • Hunger Games : Lever de soleil sur la moisson de Suzanne Collins,
  • Silent Jenny de Mathieu Bablet.

J'aimerais lire au moins 6 livres de cette liste et si possible, lire également des ouvrages des listes antérieures. Gros challenge cette année ! Il faut que j'obtienne un meilleur résultat qu'en 2025 !🤞🏻