Auteur : Vincent Le Bars
Dessinateur : Stefano Zanchi
Éditeur : Dupuis
Parution : 30 janvier 2026
Pages : 88
EAN-13 : 978-2808503389
Alexandre Desvereaux, le plus célèbre des aventuriers, véritable star du Net, a découvert le moyen d'accéder à ces territoires perdus grâce aux portails-miroirs, de mystérieuses structures cachées à travers le globe qui permettent d'accéder instantanément à ces endroits magiques.
Mais cette découverte attise la convoitise de richissimes collectionneurs qui envoient des mercenaires y piller le moindre vestige, sans aucun égard pour l'héritage de l'humanité.
Mystérieusement disparu depuis un an, Desvereaux laisse derrière lui son épouse, inventrice et ingénieure de génie, et sa fille Aurore, une ado opiniâtre et débrouillarde qui ne peut se résigner à la disparition de son père.
Prenant son courage à deux mains, avec un groupe de gamins de son école, Aurore va se lancer au secours d'Alexandre. Et comme le dit son savant de copain Medhi : « L'utopie, c'est tout faire pour rendre l'impossible possible ! »
Autoproclamée les Utopistes, la bande de gamins va devoir braver mille dangers pour accomplir son destin, à commencer par affronter un terrible dieu aztèque...
Avec Les Utopistes, Tome 1 : Tlaloc, le scénariste Vincent Le Bars et le dessinateur Stefano Zanchi lancent une nouvelle série jeunesse ambitieuse, à mi-chemin entre aventure fantastique et récit initiatique. Autant le dire d’emblée : ce premier tome pose des bases solides… même s’il n’est pas exempt de défauts.
L’idée de départ est
particulièrement séduisante : un monde quasi identique au nôtre où les mythes,
légendes et divinités existent réellement, accessibles via des mystérieux
“portails-miroirs”. Ce premier volume nous embarque ainsi dans une chasse à
l’homme teintée de merveilleux, sur fond de disparition inquiétante et d’enjeux
liés à la préservation du patrimoine mythologique.
Au cœur du récit, on suit
Aurore, adolescente déterminée à retrouver son père, célèbre aventurier
disparu. Accompagnée d’une bande de camarades hauts en couleur, elle forme un
groupe attachant qui incarne des valeurs positives : entraide, courage, acceptation
des différences. Ce côté “team de jeunes héros” fonctionne bien, notamment
grâce à des personnalités complémentaires qui dynamisent l’histoire.
Visuellement, l’album est plutôt
une réussite. Le trait de Zanchi est vif, moderne, presque “animé” dans son
énergie. Les scènes d’action débordent de mouvement et les univers explorés (ici
inspirés de la mythologie aztèque avec la figure de Tlaloc) apportent un vrai
dépaysement.
Cependant, tout n’est pas
parfait. Le rythme très soutenu, voire précipité, peut parfois nuire à la
lisibilité. Certaines séquences s’enchaînent rapidement, au point de perdre un
peu le lecteur, notamment dans les scènes d’action ou les transitions narratives.
On peut même avoir une impression de confusion, liée à une mise en scène
parfois trop chargée.
Malgré ces petites faiblesses,
ce premier tome reste une entrée en matière efficace. Il parvient à installer
un univers riche, à la fois ludique et porteur de sens, tout en donnant envie
de découvrir la suite. Destinée avant tout à un public jeunesse, la série peut
néanmoins séduire un lectorat plus large grâce à son concept original et son
souffle d’aventure.
En résumé : un début
prometteur, énergique et imaginatif, qui gagnera sans doute en fluidité dans
les tomes suivants. Une bande dessinée à suivre de près, surtout si vous aimez
les récits mêlant mythologie, action et esprit d’équipe.







