Auteur : Iliana Xander
Lecteurs : Clémentine Domptail et François Hatt
Éditeur : Lizzie
Parution : 8 janvier 2026
Durée : 10 h 14 min
EAN-13 : 979-1036647444
Et si votre mère cachait un secret si sombre... qu'il pourrait vous détruire ?
Mackenzie, 21 ans, a grandi dans l'ombre de sa célèbre mère, E.V. Renge, autrice de thrillers à succès. Alors quand cette dernière meurt subitement dans un accident, Mackenzie hérite de bien plus qu'un deuil. Le jour des obsèques, elle reçoit une étrange lettre qui commence par ces mots : "Tu veux connaître un secret ? Love, Mom." Dans l'enveloppe, un extrait du journal intime de sa mère. Ce que Mackenzie y découvre la laisse en état de choc. S'ensuivent une deuxième et une troisième lettre, où s'enchaînent les révélations sordides. Mensonges. Manipulations. Meurtres. Très vite, Mackenzie comprend que sa mère n'était peut-être pas celle qu'elle croyait, et que sa renommée cache une réalité aussi dérangeante que dangereuse... Parce qu'il existe des secrets qu'on ne devrait jamais exhumer. Et des vérités pires que la mort.
Love, Mom possède une
qualité incontestable : il sait captiver son lecteur. L’intrigue est bien construite,
les révélations sont distillées au bon rythme et le concept de départ (ce
secret maternel) est suffisamment solide pour soutenir le récit sur plusieurs
centaines de pages (ou 10h14 en version audio).
Pourtant, c’est là que le
roman montre ses limites. Le secret devient le seul moteur de l’histoire, et
tout le reste (personnages, émotions, rythme) s’y plie. Le monde autour de
Mackenzie se réduit à une fonction narrative, et la lecture, prenante sur le
plan mécanique, manque d’implication émotionnelle selon moi. Les thèmes de la
filiation, de la transmission et du mensonge intime sont explorés, mais sans
jamais laisser place au silence, à l’inachevé ou au doute, éléments qui
auraient pu enrichir le récit.
Les révélations s’enchaînent
tout au long de l’histoire : certains rebondissements m’ont agréablement
surprise, d’autres m’ont paru plus prévisibles. J’ai parfois le sentiment que
ce type de roman repose sur des ficelles déjà bien connues. Ce n’est pas forcément
un défaut en soi, mais plutôt une question de sensibilité : après avoir lu un
certain nombre d’ouvrages de ce genre, j’en devine les procédés.
La version audio apporte une
dimension intéressante : la narration, claire et posée, permet de suivre
facilement le récit et donne vie aux émotions de Mackenzie. Le rythme soutenu
de l’écoute renforce le suspense et certaines nuances, comme les hésitations ou
les silences, gagnent en intensité grâce à la performance vocale. Cela rend
l’expérience agréable, même si le texte lui-même reste parfois trop cadré.
En fin de compte, Love, Mom
est un thriller maîtrisé et efficace, calibré pour séduire. Néanmoins, cette
maîtrise constitue aussi sa limite : le roman ne prend jamais de risques, ne se
salit jamais les mains, alors qu’une histoire de secrets toxiques aurait pu
gagner en intensité et en profondeur. On ressort convaincu par la mécanique
narrative, mais moins touché par l’expérience humaine qu’elle prétend raconter.







