mercredi 18 février 2026

Pierre Mortel et Anaïs Dumas - Le Lapin des Baskerville

 

Auteur : Pierre Mortel
Dessinateur : Anaïs Dumas
Éditeur : Delcourt
Collection : Pataqués
Parution : 27 août 2025
Pages : 120
EAN-13 : 978-2413087168




Un coin de nature bucolique, un bestiaire familier... Ici, tout n'est semble-t-il que luxe, calme et volupté, mais c'était sans compter la présence du terrible Lapin des Baskerville qui hante la plaine la nuit...

Le bestiaire, familier, est aussi unique en son genre : un lapin convaincu de faire régner la terreur, un duo d'escargots et de limaces toxicos, un poussin de 500 kilos qui ne connait pas sa force (ni son poids), une famille de Beloups (mi-belette, mi-loup) persuadée d'être les prédateurs ultimes, un ornithorynque naïf... qui font de ce décor de comptine un récit irrésistiblement et cruellement drôle.




Sur le papier, Le Lapin des Baskerville attire immédiatement la curiosité. L’album joue avec les codes du célèbre roman de Conan Doyle, en y injectant un humour absurde, des références culturelles et des situations décalées. Le dessin accompagne efficacement le ton burlesque et certains gags visuels sont réussis.


C’est précisément cette richesse d’idées qui m’a laissé un sentiment de frustration. Malgré l’inventivité affichée, je ne suis pas parvenue à m’immerger complètement dans le récit. L’humour, pourtant omniprésent — entre absurde, noir et références appuyées — m’a souvent semblé décalé. Certaines blagues paraissaient trop prévisibles, presque annoncées à l’avance, tandis que d’autres, plus fines, n’allaient pas tout à fait au bout de leur potentiel.

Pour autant, l’album n’est pas dénué de qualités. Son inventivité, son rythme et la maîtrise de ses codes comiques montrent un vrai savoir-faire. Il parviendra sans doute à séduire les amateurs d’humour absurde et de parodies littéraires, même si, pour ma part, il n’a pas totalement réussi à me captiver.


En somme, Le Lapin des Baskerville est un album plaisant mais inégal, amusant à lire par moments mais qui laisse un sentiment d’opportunités manquées. Une lecture pas désagréable, mais qui ne transforme pas pleinement la curiosité en enthousiasme.

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