Editeur : 10/18
Parution : 12 juin 2025
Pages : 360
EAN-13 : 978-2264086297
Pages : 360
EAN-13 : 978-2264086297
Le jour où son mari, Jesse, disparaît au cours d'un accident d'hélicoptère, le monde d'Emma Blair s'effondre. Dévastée, c'est dans sa ville natale du Massachussets qu'elle se réfugie pour surmonter cette tragédie. Entre les rayonnages de la librairie de ses parents, Emma reprend peu à peu goût à la vie. Et quand elle croise la route de Sam, un ami d'enfance, elle entrevoit enfin la possibilité d'être à nouveau heureuse à ses côtés. Mais quelques jours après leurs fiançailles, son destin bascule une seconde fois, lorsqu'elle apprend que Jesse est vivant. Emma va alors devoir choisir entre son premier amour et le nouvel amour de sa vie.
Comme chaque année, j’ai
retrouvé Taylor Jenkins Reid avec plaisir. Ce rendez-vous annuel est devenu une
sorte de rituel, et même si Le(s) vrai(es) amour(s)
n’est pas mon préféré de l’autrice, il n’en reste pas moins un roman qui m’a
fait réfléchir bien au-delà de ses pages.
Ce que j’apprécie
particulièrement chez cette autrice, c’est sa capacité à ne pas proposer
d’amour idéalisé. Elle explore ici l’amour dans toute sa complexité : celui qui
nous construit, celui qui nous apaise, celui auquel on tient par souvenir ou
par espoir et celui qu’on choisit consciemment, avec lucidité. L’amour n’est
jamais simple et ce roman le prouve encore une fois. Il s’agit moins de passion
fulgurante que de confrontation entre plusieurs vérités affectives — entre ce
qu’on a été et ce qu’on est devenu.
En lisant, je me suis beaucoup
interrogée sur ce que j’aurais fait à la place d’Emma. J’ai trouvé le dilemme
central profondément humain, mais aussi parfois frustrant. J’avoue avoir eu du
mal avec certains de ses choix — je ne peux pas en dire plus sans gâcher
l’intrigue — mais disons que, par moment, son comportement m’a semblé manquer
de clarté ou d’équité, ce qui a freiné un peu mon empathie pour elle.
Cela dit, cette gêne a aussi nourri ma réflexion : peut-on vraiment agir "justement" quand on aime sincèrement deux personnes différentes ? Est-ce que l’amour se mesure à l’intensité, à la durée, à la compatibilité ? Ou à ce qu’on choisit de construire chaque jour avec quelqu’un ? Ces questions m’ont accompagnée bien après avoir refermé le livre.
Cela dit, cette gêne a aussi nourri ma réflexion : peut-on vraiment agir "justement" quand on aime sincèrement deux personnes différentes ? Est-ce que l’amour se mesure à l’intensité, à la durée, à la compatibilité ? Ou à ce qu’on choisit de construire chaque jour avec quelqu’un ? Ces questions m’ont accompagnée bien après avoir refermé le livre.
J’ai été, sans grande
surprise, Team Sam. Il incarne une forme de stabilité, d’attention sincère et
une certaine maturité dans la manière d’aimer — des qualités qui, pour moi,
résonnent profondément avec ce que j’attends d’une relation amoureuse. Sur certains
aspects, il m’a même rappelé mon mari, ce qui a sans doute renforcé mon
attachement à ce personnage.
Un élément a un peu influencé
mon expérience de lecture : je me suis rendue compte en cours de route que
j’avais déjà vu l’adaptation cinématographique, sans savoir qu’elle était tirée
de ce roman. J’en connaissais donc la fin, ce qui a atténué l’effet de surprise
et l’intensité de certains moments. Cela dit, cela ne m’a pas empêchée
d’apprécier la finesse avec laquelle Taylor Jenkins Reid explore les nuances
des sentiments, des choix et des contradictions humaines.
Ce roman ne brille pas par une
structure narrative ambitieuse comme d’autres de l’autrice, mais il touche
juste, parce qu’il parle de quelque chose d’universel : le changement, les
secondes chances, et cette question lancinante qu’on se pose parfois — « et si…
? »
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