mercredi 2 septembre 2026

George R. R. Martin - Chroniques du chevalier errant

 

Auteur : George R. R. Martin
Editeur : J'ai lu
Parution : 7 janvier 2026
Pages : 448
EAN-13 : 978-2290427248


Qu'il joute ou qu'il guerroie, le chevalier errant n'a d'autre code que celui de l'honneur. Il loue ses services aux causes les plus nobles et prend la défense des opprimés. Ser Arlan suit cette ligne de conduite et l'inculque à son écuyer Dunk. La rencontre de ce dernier avec un étrange garçon qui se fait appeler Oeuf va changer à jamais son destin.

Recueil comprenant Le Chevalier errant, L'Épée lige et L'Œuf de dragon.


Revenir dans l'univers du Trône de Fer sans affronter les mille pages d'un nouveau tome de la saga principale, c'est tout le charme de ces Chroniques du chevalier errant. George R.R. Martin y installe son récit quatre-vingt-dix ans avant les événements que l'on connaît, à une époque où les Targaryen régnaient encore sans partage sur les Sept Couronnes. Ce choix temporel n'est pas anodin : il permet à l'auteur de raconter une histoire plus intime, presque artisanale, loin des complots de cour et des batailles de grande envergure qui rythment habituellement son œuvre.
On y suit Dunk, chevalier errant sans fortune ni lignage, et son jeune écuyer surnommé l'Œuf, dont le lecteur averti devine assez vite la véritable identité. Cette proximité avec des personnages modestes, confrontés au quotidien à la faim, à la boue et à l'arbitraire des puissants, donne à l'ensemble une tonalité différente de la saga mère : plus légère par instants mais tout aussi capable de bascule vers la tragédie.

Le recueil rassemble trois nouvelles, Le Chevalier errant, L'Épée lige et L'Œuf de dragon, qui suivent Dunk et l'Œuf à travers tournois, différends seigneuriaux et intrigues plus feutrées.
La première installe avec efficacité le duo et son dynamique attachante, entre la maladresse sincère de Dunk et la vivacité d'esprit de son jeune protégé. La deuxième, L'Épée lige, m'a semblé en revanche souffrir d'un rythme irrégulier : l'intrigue, plus étalée, peine par moments à retrouver la tension et l'élan qui portaient la première histoire, même si elle reste utile pour approfondir l'univers et les enjeux politiques qui se dessinent en arrière-plan. La troisième nouvelle relance heureusement le tempo et referme le volume sur une note plus prenante.

Au final, ces chroniques constituent une porte d'entrée agréable dans l'univers westerosien, et un complément appréciable pour qui, comme moi, attend toujours la suite du Trône de Fer.


J'ai tenu à lire ces trois nouvelles avant de regarder leur adaptation, A Knight of the Seven Kingdoms, diffusée sur HBO Max depuis janvier 2026, avec Peter Claffey et Dexter Sol Ansell dans les rôles de Dunk et de l'Œuf. Ce qui m'a frappée à l'écran, c'est le côté plus picaresque que la série donne au récit par rapport aux nouvelles, ainsi qu'un développement plus poussé des personnages secondaires, qui apporte une réelle profondeur à l'ensemble.
Une seconde saison a déjà été annoncée, et j'attends avec impatience de voir comment L'Épée lige et L'Œuf de dragon seront portées à l'écran.

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