mardi 10 novembre 2015

Yslaire - Sambre, Tome 1 : Plus ne m'est rien




 Auteurs : Balac et Yslaire
 Dessinateur : Yslaire
Éditeur : Glénat
Collection : Caractère
Parution : mai 2003
Pages : 48
EAN-13 : 978-2723441384


C’est l’histoire d’une famille déchirée par la mort, la haine et les passions. Nous sommes au XIXe siècle, en 1847, au temps de Louis-Philippe. Le père Sambre, prénommé Hugo, vient de mourir. Sa veuve ne semble guère affectée par l’événement et s’empresse de prendre un amant, Guizot, un jeune commissaire dévoré par l’ambition. Sa fille, Sarah, est bien décidée à poursuivre l’œuvre littéraire de son père, auteur de La Guerre des yeux. Un père que certains considéraient comme un homme à l’esprit malade… Il faut dire qu’il était obsédé par une malédiction qui, selon lui, pesait sur sa famille : à l’en croire, celle-ci doit se méfier par-dessus tout des individus aux yeux rouges… Et justement, Bernard, le frère de Sarah, se laisse séduire par Julie, une jeune braconnière sauvageonne au regard rougeoyant. Mais cet amour naissant va bientôt être troublé par la mort, qui déploie ses ailes au-dessus de la bastide abritant la famille Sambre… 



On m'a très souvent conseillé la lecture de Sambre. Je me suis finalement laissée tenter. Pour être honnête, j'étais un peu perdue au début avec les nombreux cycles de cette saga.

La première chose qui m'a attirée, c'est la couverture. Elle est tout simplement sublime !
Dans la Bd elle-même, le style est assez particulier. Je n'ai pas toujours accroché au coup de crayon mais j'ai aimé le choix des couleurs. On y trouve énormément de rouge, de noir et de blanc, ce qui donne aux scènes une atmosphère particulière.



Le personnage de Julie m'a fasciné. Je l'ai trouvé magnifique avec ses yeux de braises et ses dialogues doivent être les plus travaillés. Elle respire la poésie, le romantisme gothique et le mystère. J'ai hâte d'en apprendre plus sur ce personnage.

Avec ce tome, l'histoire des Sambre est introduite. On apprend à connaître les personnages et le contexte dans lequel ils évoluent. Toutefois, plusieurs rebondissements viennent donner du rythme à l'histoire et font avancer l'intrigue.

En bref, ce premier tome est une très bonne introduction à l'intrigue et je me réjouis d'avance de connaître la suite. C'est une belle réussite et je ne pense pas tarder à dévorer d'une traite les prochains tomes.

lundi 9 novembre 2015

Célia Flaux - Iceltane



 Auteur : Célia Flaux
Editeur Voy'[el]
Parution : juillet 2015
EAN-13 :  978-2364753198


D'un côté, l'Empire watashitachi. De l'autre, l'Union. Au milieu, Iceltane, planète conquise par l'Empire, mais trop proche des frontières de l'Union. Carys Llanelli a fui Iceltane pour échapper au joug des Watashitachi. Elle lutte au sein du Département Diplomatique de l'Union pour que des nations indépendantes ne connaissent pas le même sort que sa planète natale. Toweda, lui, est un brillant officier de l'armée impériale, dont l'histoire recèle un dangereux secret aux cheveux blonds. Quand chacun des camps envoie une délégation négocier la paix sur un astéroïde, le passé et le présent entrent en collision. Pour Carys et Toweda, les choix s'annoncent difficiles.



Avant de donner mon avis sur ce roman, je tiens à remercier Livraddict et les éditions Voy'[el] pour ce partenariat.


   

Ce livre a été une véritable claque... J'ai A-DO-RÉ !
J'avais un peu peur que ce soit de la science-fiction pure avec une forte présence de la science et d'un jargon technologique parfois un peu lourd. J'aime la science-fiction mais en ce moment, je n'avais pas particulièrement envie d'en lire. Néanmoins, le synopsis d'Iceltane m'a interpellée. Il était prometteur... et j'ai eu bien raison de faire confiance à mon instinct !

La romance est présente mais elle ne rend pas le récit "niais", ce que je crains toujours avec ce genre. J'ai apprécié la relation entre Carys et Toweda. Je ressentais toutes les émotions possibles avec eux et pour eux : la joie, la tristesse, la colère, la frustration, la peur...
Il est vrai qu'au début, j'ai détesté Toweda... mais on arrive à le comprendre et finalement, on l'accepte tel qu'il est avec ses défauts et ses faiblesses. Carys m'a un peu exaspéré à certains moments mais cela a quand même été très rare. J'ai aimé ce personnage féminin qui fait face à des situations compliqués, à des choix difficiles. On voit son évolution avec les interludes qui permettent de nous éclairer sur son passé et sur sa relation avec Toweda. Elle est devenue une femme forte et c'est une chose que j'apprécie énormément.

La science-fiction est présente du fait de l'univers dans lequel évolue les personnages. Néanmoins, elle reste soft. Ce que j'ai aimé, c'est le contexte politique dans lequel se déroule le récit. Même si on a affaire à un univers futuriste, le récit et les questions politiques qu'il soulève pourraient se transposer dans notre propre monde.
Dans cette histoire, tout n'est pas rose. Il n'y a pas de manichéisme et c'est une chose que j'apprécie car cela rend le récit plus réaliste. Seul bémol : la fin qui est un peu trop rapide à mon goût. Les événements s'enchaînent trop vite et les conséquences apparaissent trop rapidement. Toutefois, cela n'a pas gâché mon plaisir.

En plus de cela, j'ai aimé le sens du détail de l'auteur. Rien n'est laissé au hasard. Par exemple, le nom du peuple de Toweda est "watashitachi". En japonais, ce mot signifie "nous" et lorsqu'on a lu ce roman, on comprend parfaitement ce choix. La culture japonaise est très présente à travers ce peuple. Appréciant cette culture, j'ai aimé ce choix. De plus, Célia Flaux met en avant leur peur de la saleté en la poussant à l'extrême avec la fameuse combinaison des Watashitachi ( ce qui va se retourner contre eux...).

Enfin, dernier détail qui n'est pas très important mais qui m'a fait tellement plaisir : la présence de la culture celtique. Carys porte un prénom d'origine galloise (d'après mes souvenirs), son chat se nomme Triskell, d'autres personnages portent des prénoms de cette origine (Taràn, Ciaràn, ...), etc. Etant moi-même bretonne, cette culture a une part importante dans ma vie. Elle m'a toujours fascinée et elle m'a toujours accompagnée peu importe où j'étais.
Ce n'est qu'un petit détail mais cela m'a fait chaud au coeur. J'étais contente de reconnaître ces petits clins d'oeil à ma culture.

En bref, j'ai dévoré ce roman d'une traite et j'ai adoré. Ce fut une lecture très agréable et une excellente découverte. Célia Flaux est un auteur que je vais désormais suivre de près.






mercredi 4 novembre 2015

E.L. James - Saga Fifty Shades




 Auteur : E. L. James
Editeur : Lgf
Collection : Ldp


Anastasia Steele, étudiante en littérature, a accepté la proposition de son amie journaliste de prendre sa place pour interviewer Christian Grey, un jeune et richissime chef d’entreprise de Seattle. Dès le premier regard, elle est à la fois séduite et intimidée. Convaincue que leur rencontre a été désastreuse, elle tente de l'oublier, jusqu'à ce qu'il débarque dans le magasin où elle travaille à mi-temps et lui propose un rendez-vous. Ana est follement attirée par cet homme. Lorsqu'ils entament une liaison passionnée, elle découvre son pouvoir érotique, ainsi que la part obscure qu’il tient à dissimuler...



Face au succès de cette saga, j'étais très sceptique. Je ne comprenais pas cet engouement. L'histoire m'avait l'air banale et l'érotisme n'est pas un genre qui m'intéresse plus que cela. Ma petite soeur est revenue vivre chez nos parents pendant quelques temps et elle a ramené avec elle cette trilogie. J'ai profité de cette occasion pour essayer de comprendre le succès de Fifty Shades.

Le premier tome n'est pas mauvais en soi. Cependant, je n'ai pas du tout accroché. L'histoire est vue et revue et les scènes de sexe m'ont un peu ennuyé à force. En matière d'érotisme, je préfère nettement la trilogie Les Infortunes de la Belle au bois dormant d'Anne Rice. Je ne me suis absolument pas attachée aux personnages. Certains me tapaient sur les nerfs et me désespéraient. Christian et Ana ont un côté bipolaire qui m'insupporte. Néanmoins, à la fin de ce premier tome, je pouvais comprendre pourquoi certaines personnes aimaient ce livre, même si ce n'était pas mon cas.

En revanche, j'ai littéralement détesté les tomes suivants... Tous les aspects négatifs que j'avais trouvé au premier tome ont été renforcé dans la suite du récit. Je ne comprenais absolument pas Ana. Elle se veut comme une femme forte et indépendante mais, finalement, elle accepte certains caprices de Christian (je pense notamment aux vêtements). C'est un aspect que j'aurais aimé retrouvé. J'aurais souhaité voir une véritable émancipation d'Ana en tant que femme... or, j'ai eu plutôt l'impression de me retrouver avec une nunuche aux grands airs... La relation entre les deux protagonistes est vraiment étrange. Elle tourne autour d'un rapport de force, d'une relation entre dominant et dominé et j'ai trouvé son traitement très creux. Les scènes de sexe étaient barbantes à souhait...
De plus, la plupart des événements sont extrêmement prévisibles, ce qui n'a pas arrangé mon ennui.

Fifty Shades est une saga où on adhère ou non. Il n'y a pas d'entre-deux. On aime ou on déteste. Malheureusement, et malgré toute la bonne volonté du monde (j'ai quand même lu les trois romans), je fais partie de la seconde catégorie. Beaucoup de femmes de mon entourage voue presque un culte à cette saga et je n'arrive pas à comprendre, même si je l'accepte.
J'ai beau essayé de ne pas être "méchante" avec ces romans mais je peux difficilement énumérer des points positifs à cette oeuvre. Je n'ai pris aucun plaisir à cette lecture et j'ai plutôt eu l'impression de perdre mon temps.
Malgré tout, je peux concevoir que certaines personnes aiment. Ce n'est juste pas mon cas. Je trouve que certains critiques (professionnels ou non) ont réagi beaucoup trop violemment face à ce phénomène. Personnellement, je n'ai pas aimé, point barre et on passe à autre chose (et non, je ne lirai pas Grey... faut pas pousser...).


Par ailleurs, j'ai vu l'adaptation cinématographique du premier tome. N'ayant pas aimé le livre, je me voyais mal adhérer au film... Néanmoins, vue l'oeuvre sur laquelle il se base, j'ai trouvé que la réalisatrice ne s'était pas trop mal débrouillée. Honnêtement, c'est un film que je vais vite oublier mais il faut bien reconnaître cela à la réalisatrice. Il manque certaines scènes, tout n'est pas forcément fidèle au roman mais cela n'a pas été une torture pour mes yeux. Cela m'a rappelé que même si je n'ai pas adhéré au récit, le premier tome reste le moins pire de la trilogie selon moi.
En revanche, comme j'ai profondément haï le deuxième tome, il va être dur pour mes amies de me mettre devant le second volet cinématographique... ou alors, c'est que je me suis retrouvée piégée à une soirée entre filles et qu'elles veulent toutes le voir...

En bref, si je devais conclure cette chronique, je dirai tout simplement que même si je n'ai pas aimé cette trilogie, j'ai été ravie de pouvoir faire mon opinion. Désormais, je peux donner mon avis en toute connaissance de cause.

mardi 3 novembre 2015

Neil Gaiman - Pourquoi notre futur dépend des bibliothèques, de la lecture et de l'imagination



 Auteur : Neil Gaiman
Editeur : Au Diable Vauvert
Parution : novembre 2014
Pages : 22
EAN-13 :  978-2846269483


Le 14 octobre 2013, Neil Gaiman a donné une conférence à l?invitation de la Reading Agency, au Barbican Centre de Londres. Voici une retranscription intégrale de son discours.



Je n'ai pas grand chose à dire concernant ce petit livre car il dit tout. Neil Gaiman est un auteur que j'apprécie grandement, que ce soit pour ses comics, ses romans pour enfants ou ses romans pour adultes. Son discours m'a touché. Il y dit énormément de choses vraies. J'ai littéralement dévoré ce petit texte d'une traite.
Grâce à ce texte, j'ai appris des choses. Neil Gaiman fait des corrélations et s'appuie sur des chiffres. Cela n'est pas sans rappeler Victor Hugo par ailleurs.
L'auteur y aborde de nombreux sujets : la lecture et son apprentissage, le rôle des adultes dans cet apprentissage, l'importance de l'imagination, le rôle des bibliothèques, l'émergence et l'impact de la technologie dans le monde du livre, etc.
Comme je l'ai dit au début de ma chronique, je ne peux pas dire grand chose à part : LISEZ-LE ! Cela ne vous prendra que peu de temps et en plus, vous le trouvez gratuitement. Alors, allez-y, jetez-vous sur ce petit bijou !

Stephen King - Shining



 Auteur : Stephen King
Editeur : Lgf
Collection : Ldp
Parution : octobre 2007
Pages : 570
EAN-13 :  978-2253151623



Situé dans les montagnes Rocheuses, l’Overlook Palace passe pour être l’un des plus beaux lieux du monde. Confort, luxe, volupté…L’hiver, l’hôtel est fermé.Coupé du monde par le froid et la neige. Alors, seul l’habite un gardien.Celui qui a été engagé cet hiver-là s’appelle Jack Torrance: c’est un alcoolique, un écrivain raté, qui tente d’échapper au désespoir. Avec lui vivent sa femme, Wendy, et leur enfant, Danny.Danny qui possède le don de voir, de ressusciter les choses et les êtres que l’on croit disparus.Ce qu’il sent, lui, dans les cent dix chambres vides de l’Overlook Palace, c’est la présence du démon. Cauchemar ou réalité, le corps de cette femme assassinée? ces bruits de fête qui dérivent dans les couloirs ? cette vie si étrange qui anime l’hôtel ?



J'ai lu Shining dans le cadre du Book Club du mois d'octobre de Livraddict. Je vous conseille d'y aller jeter un coup d'oeil si cela vous intéresse.
Jusque là, je n'avais rien lu de Stephen King qui soit catalogué d'"horreur". L'horreur n'est pas un de mes genres favoris. Je n'en ai pas beaucoup lu par ailleurs ou alors c'était principalement sous forme de Bd ou de mangas. Mes précédentes lectures de Stephen King  (Dôme et La ligne verte) ont été des coups de coeur, ce qui amplifiait mon appréhension face à cette lecture.

Dès les premières lignes, j'ai reconnu le style de l'auteur. Il y a parfois quelques longueurs mais Stephen King sait instaurer son ambiance. Je suis assez friande des huis-clos et ici, j'étais servie. Je m'imaginais parfaitement l'hôtel Overlook, la chambre 217, le terrain de jeux, les animaux de buis, etc. Cette ambiance n'était pas effrayante mais plus le roman avançait plus l'angoisse montait.

Les personnages sont très bien traités. Danny et Jack sont les protagonistes les plus mis en avant mais les personnages dits secondaires ne sont pas laissés en reste. Par exemple, Wendy, qui est un personnage plus effacé par rapport au reste de la famille, demeure une entité avec un fond qui lui est propre, un passé qui explique certaines choses du récit. Cela est également le cas avec Dick Hallorann ou encore M. Ullman. En effet, ce dernier apparaît surtout au tou début du roman mais j'ai aimé la manière dont il était traité et la consistance que l'auteur lui avait donné. Aucun des personnages du roman n'est creux.
Jack est le personnage qui m'a fait le plus peur. Depuis son arrivée à l'hôtel, sa folie n'a cessé de grandir et de s'emparer de lui. En soi, Jack Torrance n'est pas un homme bon. Néanmoins, il reste humain avec ses bons comme ses mauvais côtés. Le voir plonger de plus en plus dans cette folie était assez terrifiant.
Danny, quant à lui, m'a apporté l'angoisse. Ce petit garçon qui n'a même pas six ans doit faire face à des situations très dures. Sans parler de son don, il fait preuve d'une grande lucidité pour son âge et même s'il ne comprends pas tout, il reste mature pour son âge. Son don lui montre certaines choses pouvant être horribles et malgré cela, il ne craque pas. Il lui arrive d'avoir peur bien évidemment mais il garde un contrôle de lui-même qui m'a impressionné. Plus les pages défilaient, plus j'angoissais avec et pour Danny.

Même si je voulais en savoir plus sur le Don, j'ai trouvé la fin du roman satisfaisante. Les derniers chapitres sont insoutenables et je les ai lu d'une traite tellement je voulais connaître la fin. En cela, on peut reconnaître que Stephen King est un maître du suspens.

En bref, même si cela n'a pas été un coup de coeur pour moi, je conseille vivement cette lecture que vous soyez adeptes ou non de Stephen King. J'ai pris beaucoup de plaisir à suivre la famille Torrance et à angoisser avec elle.


En 1980, Stanley Kubrick sort son film Shining, qui est devenu un film culte. Personnellement, j'ai tendance à voir les adaptations comme des oeuvres à part. Tant qu'elle ne dénature pas l'essence-même de l'oeuvre de base. Après tout, chaque personne a sa vision du roman. Le film de Stanley Kubrick s'éloigne sur plusieurs aspects du roman. Certaines scènes, comme l'accident du nid de guêpes, n'apparaissent tout simplement pas dans le film. Les personnages sont aussi différents du roman. Par exemple, Ullman est tout à fait charmant avec Jack dans le film, ce qui est loin d'être le cas dans le roman. Dans l'oeuvre cinématographique, Jack ne semble pas intéressé par l'histoire de l'hôtel Overlook tandis que dans le roman, cette histoire est devenue une obsession. Il existe encore un certain nombre de divergences entre les deux oeuvres, toutefois il serait trop long de les énumérer. La fin reste, pour moi, la différence la plus marquante.
La manière dont Tony apparaît m'a un peu dérangé, surtout que j'ai trouvé le doublage français assez horrible. Un conseil : regarder le film en VO.
Malgré tout cela, j'ai aimé ce film (qui a d'ailleurs pris un petit coup de vieux). Jack Nicholson est terrifiant et l'acteur qui joue Danny se débrouille très bien. Stanley Kubrick nous donne sa vision du roman de Stephen King sans en être fidèle mais qui reste très angoissant.


Stephen King a détesté la version de Kubrick. Pour remédier à cela, il a décidé de produire sa propre adaptation dont il a écrit lui-même le scénario. Cela a pris la forme d'une mini-série en trois partie de 87 minutes chacunes, sortie en 1997.
Cette version est extrêmement fidèle au livre. Les événements et les personnages correspondent presque exactement à ceux du roman.
Malheureusement, ce téléfilm m'a ennuyé et je n'ai même pas pu le terminé tellement c'était long et ennuyant. Je n'ai pas retrouvé l'angoisse que j'avais ressenti dans le livre et, pourtant, je suis quand même allée assez loin dans la mini-série. Cela m'a un peu déçue. Mon compagnon, qui n'est pas un grand lecteur, a tellement été dégoûté par cette version qu'il ne veut même pas lire le livre.

Si vous deviez choisir entre ces deux versions de Shining, je vous dirais de regarder plutôt le film de Stanley Kubrick tout en gardant à l'esprit qu'il s'agit là d'une oeuvre à part entière.

vendredi 23 octobre 2015

George R. R. Martin et Luis Royo - Dragon de glace



 Auteur : George R. R. Martin
Dessinateur : Luis Royo
Editeur : Flammarion
Parution : 14 octobre 2015
EAN-13 : 978-2081365186


Adara ne se souvient plus de sa première rencontre avec le dragon de glace. Pour la petite fille, il a toujours fait partie de sa vie. Cette créature terrifiante ne laisse dans son sillage que le froid et la désolation. Pourtant, Adara ne le craint pas car elle est née durant l’hiver le plus glacial qui ait jamais existé. Mais l’année de ses sept ans, des dragons de feu venus du nord ravagent le paisible hameau où elle vit. Adara et son dragon de glace sont les seuls à pouvoir ramener la paix et sauver le monde de la destruction.



Etant une fan inconditionnelle de George R. R. Martin et notamment du Trône de Fer, je ne pouvais pas passé à côté de cette version illustrée du Dragon de glace.
La première fois que j'ai tenu cet ouvrage dans mes mains, j'ai été bluffée par l'objet-même. Il est tout simplement magnifique ! C'est un hardback et pour moi, c'est déjà un point positif. Flammarion a fait du très bon travail en matière de packaging.

L'histoire en elle-même a été agréable à découvrir. Elle est plutôt destinée à un lectorat jeune mais elle aborde des thèmes sérieux tels que la guerre, ses ravages et sa cruauté. Cela m'a fait pensé aux contes de Grimm qui, à l'origine, étaient non édulcorés et assez violents. George R. R. Martin arrive à décrire des scènes dures tout en s'adaptant à son lectorat jeune grâce à son style et sa plume.
Le seul bémol que j'ai trouvé à cette histoire est l'absence de point de repère par rapport au récit du Trône de Fer. Je suppose que cela s'est passé avant mais j'aurai voulu plus de détails.

Personnellement, le point fort de cette édition est le travail de Luis Royo. Les illustrations sont magnifiques ! J'ai adoré feuilleter le livre et admiré son coup de crayon. Il a parfaitement retranscrit l'univers de George R. R. Martin. L'utilisation de la couleur bleue était très bien trouvée avec le thème de l'hiver.



Les illustrations sont très détaillées. On sent toute l'attention et le travail qu'a dû fournir Luis Royo. Je les trouve tellement belles que je vais très certainement ce qu'il a pu faire d'autre. Ce dessinateur est une agréable découverte pour ma part.

En bref, George R. R. Martin et Luis Royo ont su, à mon sens, allier leurs talents pour nous offrir un ouvrage magnifique (c'est mon mot du jour !). L'histoire est agréable à lire (mais sans plus comparé au Trône de Fer car elle s'adresse à un lectorat plus jeune) et les illustrations ont été un véritable plaisir pour mes yeux.
Je conseille cette oeuvre pour tous les fans de George R. R. Martin et du Trône de Fer.



mercredi 21 octobre 2015

Charlène Gros-Piron - Les Originels, Tome 1 : La Naissance



 Auteur : Charlène Gros-Piron
Editeur : Les Éditions Valentina
Parution : décembre 2014
EAN-13 :  978-2366391350


Cécile, Sébastian, Shaïna et Nicolas, quatre adolescents plus ou moins normaux, découvrent à quinze ans qu’ils ont été élus par les quatre pouvoirs primaires : l’Eau, le Feu, la Terre et l’Air, sans comprendre pourquoi, ni comment. Cécile Praesidia, représentante de l’Eau, vous ouvrira les portes de ce nouvel univers.
Les quatre adolescents vont rapidement découvrir qu’avoir des pouvoirs, c’est d’abord apprendre à les maîtriser pour ne pas commettre de catastrophe monumentale, car apparemment, ils servent de paratonnerre à embêtements. Des embêtements qui se présenteront sous forme de mercenaires, mandés pour les exterminer. Ils vont devoir faire le nécessaire pour survivre, tout en continuant à mener une vie aussi normale que possible, et en créant les liens qui les uniront au-delà de tout ce qu’ils avaient imaginé. Face à l’adversité, il ne reste plus grand chose si ce n’est l’amour, la loyauté, l’amitié… et l’humour.
Évidemment, il se pourrait bien que les choses ne se déroulent jamais comme on l’avait prévu.



Avant toute chose, je tiens à remercier chaudement Livraddict et les Editions Valentina (site internet de la maison d'édition). Je suis très heureuse qu'ils m'aient fait confiance pour ce partenariat. J'ai pris un réel plaisir à découvrir cette œuvre et cet auteur. J'espère sincèrement pouvoir réitérer prochainement un partenariat car ce fut une expérience enrichissante.


Je ne vais pas mentir : j'ai eu très peur au début du roman. Dès les premières lignes, j'ai eu comme un blocage. Le style m'a surpris et j'ai eu peur que cela ne passe pas. Heureusement, cette sensation s'est rapidement estompée. Peut-être était-ce dû à un manque d'habitude. L'auteur a un style d'écriture qui lui est propre et il fallait simplement que je me l'approprie.

L'humour a fait beaucoup. Il est omniprésent et grâce à cela, j'ai appris un grand nombre de nouvelles expressions. J'ai le défaut (si c'en est un) d'inventer des expressions ou de les mixer entre elles, c'est donc un aspect du personnage de Cécile que j'ai beaucoup aimé. Toutefois, cet humour omniprésent connait également des points négatifs. Certes, dans la majeure partie du roman, j'ai trouvé cela agréable. Cela rend Cécile plus attachante. Néanmoins, j'avais parfois envie qu'il y ait plus de sérieux afin de mieux retranscrire la gravité de certaines situations.

Les personnages sont attachants mais j'aurais aimé avoir la vision des quatre héros et non pas seulement celle de Cécile. J'ai eu envie de connaître leur ressenti face à ce qui leur arrivait.
L'autre problème (bien plus important à mon goût) est l'âge de ces héros. Ils ont 15 ans et pourtant, dans mon esprit, je les imaginais comme ayant 17 ou 18 ans. Certes, leurs pouvoirs les ont fait grandir plus rapidement. Ils ont dû devenir mature un peu malgré eux. Toutefois, je ne pense pas qu'ils auraient dû avoir toute cette maturité d'un coup. Sur certains aspects, comme leurs relations amoureuses ou au lycée, j'aurais préféré retrouver la réaction normale d'un adolescent.

La première fois que la relation père/fille a été abordée dans le roman, je me suis tout de suite reconnue dans le personnage de Cécile. Elle m'a rappelé ma propre relation avec mon père, sauf par la suite où cela a beaucoup divergé.
C'est un point fort de l'oeuvre pour moi. D'une certaine manière, je me reconnais en Cécile (et pourtant, je suis plus âgée...). Elle vit certaines choses que j'ai moi-même vécu et cela m'a beaucoup marqué (je n'en dirais pas plus car je ne compte aucunement spoiler).

Quant à l'enchaînement du récit, j'ai eu quelques soucis. Les évènements sont parfois trop rapides et j'ai eu des difficultés à comprendre, à me situer dans l'histoire. Par exemple, l'apparition de Vanessa m'a laissé perplexe. Elle apporte un nouveau tournant dans l'histoire mais j'avais l'impression d'avoir perdu le fil.
On nous apporte plus de questions que de réponses et j'ai trouvé cela un peu perturbant.

Autre petit bémol : la romance. Je n'ai rien contre la romance. Tant que ce n'est pas trop "nunuche", cela ne me déplait pas. Cependant, j'ai trouvé que certains passages centrés sur cette romance tiraient en longueur. Cela m'a un peu pesé à la longue et je n'avais qu'une envie : un retour à l'action.

En me relisant, j'ai l'impression de ne pas avoir aimé le roman... mais loin de là ! Je l'ai beaucoup aimé ! La trame-même de l'histoire était faite pour que j'aime ce roman. J'ai apprécié le traitement du thème des pouvoirs élémentaires (malgré quelques moments WTF... mais si vous souhaitez avoir mon avis là-dessus, on en discutera en privé !) mais aussi des personnages. Je me suis attachée à ces quatre adolescents qui doivent faire face à quelque chose qui les dépasse. J'ai apprécié les pensées de Cécile sur divers sujets comme celui de la religion (et pourtant, je ne partage pas les mêmes croyances).
En bref, ce tome 1 des Originels a un côté un peu bancal (d'où l'absence de coup de coeur pour le moment) mais j'ai eu du mal à lâcher ma liseuse lors de ma lecture. J'étais prise dans l'histoire et j'en voulais la fin.

En parlant de fin... Quelle fin ! Lorsque j'ai lu les derniers mots du roman, je me suis dit "C'est pas possible... Elle ne peut pas nous laisser là !". Cette fin m'a littéralement laissée sur le cul (excusez mon langage). Je voulais la suite immédiatement (et je la veux toujours en fait...).
D'autant plus que l'auteur a conscience de l'impact qu'a cette fin sur ses lecteurs, comme le prouve les remerciements :
"Merci à vous, lecteurs, d'avoir lu jusqu'ici. Techniquement, vous devez être en train de souhaiter une seule chose : ma mort, ou un bon moyen de m'extorquer la suite."
Ô combien elle a raison...
Honnêtement, j'ai l'impression d'être une gamine en plein caprice tellement je souhaite lire la suite... et pourtant, c'est loin d'être mon genre ! Cette fin laisse le lecteur sur un suspens de dingue et j'ai rarement été aussi frustrée (ou en manque) par une lecture. J'en suis toute fébrile...

Si je devais conclure en quelques mots cette lecture, ce serait : JE VEUX LA SUITE !!!