vendredi 18 septembre 2020

Vania Prates - La cité des chimères #PLIB2020

 




 Auteur : Vania Prates
Editeur : Snag
Parution : 3 octobre 2019
Pages : 442
EAN-13 : 978-2490151219


Le monde tel qu'on l'a connu a disparu. Chaos, misère, famine ... Les Hommes ont enfin trouvé un équilibre et se sont organisés en guildes, guidé par leur chi, leur nature profonde. Guilde des Marchands, des Inventeurs, des Alchimistes, des Gardiens ; tous demeurent fidèles à ce qu'ils sont afin de vivre en harmonie avec la nature et les animaux particulièrement respectés, créant une cité semblable à une ville sylvestre.

Dans ce monde proche de l'utopie, Céleste, une jeune fille de 17 ans, n'a pas de chi. Le jour où elle rencontre Calissa, mystérieuse contrebandière, elle est loin de se douter qu'elle va se retrouver embrigadée bien malgré elle dans une histoire complexe qui même non seulement le dirigeant de Lowndon Fields, mais également la très redouté "Confrérie des Sans-loi".

Entre ruse, savoir, intrigues et faux-semblants, Céleste va devoir changer sa vision du monde.




Quatrième finaliste du PLIB 2020 et une nouvelle découverte !
 
De prime abord, cet univers m'a donné un goût de déjà-vu. Le schéma d'organisation de cette société m'a rappelé d'autres univers, comme, par exemple, celui de Divergente avec les différentes castes qui le composent. Néanmoins, cette société a su m'intriguer.

J'ai apprécié les personnages créés par l'autrice.
Céleste m'a laissée un peu indifférente au début car, selon moi, elle subissait un peu trop ce qui lui arrivait sans se faire entendre.Heureusement, l'autrice en a fait un protagoniste qui évolue.
J'ai beaucoup aimé le personnage de Calissa. J'ai eu tout de suite envie de la connaître un peu plus.

La cité des chimères fut, de ce fait, une bonne lecture. Toutefois, elle manquait d'un petit quelque chose pour que ce roman soit, pour moi, le grand gagnant du PLIB 2020.

 

 

#PLIB2020
#ISBN9782490151219
#ISBN:9782490151219


Jean-Laurent Del Socorro - Je suis fille de rage #PLIB2020

 


 Auteur : Jean-Laurent Del Socorro
Editeur : Actusf
Parution : 11 octobre 2019
Pages : 536
EAN-13 : 978-2366294774


 
1861 : la guerre de Sécession vient de commencer. Du général Grant à la simple soldate, de la forceuse de blocus à l'esclave affranchie… Autant de personnages pour décrire tous les visages de cette Amérique ensanglantée pendant quatre années de conflit.

La mort se réincarne pour arpenter ce Nord et ce Sud qui se déchirent. Elle va faire face à celui qui la convoque, le président Abraham Lincoln, pour lui faire comprendre que cette guerre doit désormais épouser une cause plus grande : celle de l’abolition de l’esclavage.




Il s'agit de ma troisième lecture dans le cadre du PLIB 2020. 
 
En toute honnêteté, je ne sais pas trop quoi dire au sujet de cette lecture...
De base, je ne lis pas vraiment de livres historiques. J'ai énormément de mal à accrocher à ce genre.
Malheureusement, bien que j'ai trouvé le style de l'auteur très beau, je ne suis pas du tout rentrée dans cette histoire. Je n'ai pas ressenti de plaisir  à découvrir ce récit malgré son thème intéressant.
J'ai donc préféré abandonner cette lecture. C'est quelque chose que je n'aime pas du tout faire mais cela ne servait à rien que je me force à lire. Je recommencerai peut-être à un autre moment si l'envie me prend de retenter l'aventure.

 

 

#PLIB2020
#ISBN9782366294774
#ISBN:9782366294774


mardi 15 septembre 2020

Georgia Caldera - Les Brumes de Cendrelune, Tome 1 : Le jardin des âmes #PLIB2020

 



 Auteur : Georgia Caldera
Editeur : J'ai lu 
Parution : 2 octobre 2019
Pages : 352
EAN-13 : 978-2290165614



Dans le royaume de Cendrelune, les dieux épient les pensées des hommes, et leur Exécuteur, l’Ombre, veille à condamner tous ceux qui nourriraient des envies de rébellion.

Or, il semble que certaines failles existent. À l’âge de 17 ans, Céphise ne vit en effet que pour se venger. Depuis qu’on l’a amputée d’une partie d’elle-même et privée de sa famille, elle ne rêve plus que d’une chose : s’affranchir de la tyrannie du tout-puissant Orion, Dieu parmi les dieux. Et contre toute attente, il se pourrait qu’elle ne soit pas seule...




J'ai lu ce roman dans le cadre de la session 2020 du PLIB. 
 
J'ai beaucoup apprécié la mythologie qui entoure cet univers. L'idée que les dieux puissent vivre parmi l'humanité a quelque chose d'intriguant et de terrifiant à la fois. L'autrice a très bien construit son univers et c'est vraiment un point fort de cette histoire. C'est la première fois que je lisais une oeuvre de Georgia Caldera et son style fut une belle découverte.

Malheureusement, j'ai trouvé que le récit était très inégal dans son rythme. Bien que j'aime les changements de points de vue, j'ai trouvé qu'il y avait quelques longueurs.

Les personnages m'ont également laissée indifférente et c'est bien dommage. J'ai eu du mal à comprendre leur prise de décision, que j'ai trouvé parfois irréfléchie. Contrairement à un univers très travaillé, les protagonistes m'ont semblé sans profondeur et mis de côté dans la construction narrative. Cela a un peu gâché le ressenti global de ma lecture.

Je ressors donc de cette lecture avec un avis assez mitigé. Toutefois, l'autrice a réussi à me convaincre suffisamment pour que je laisse une chance au second tome qui est sorti cette année.

 

 

#PLIB2020
#ISBN9782290165614
#ISBN:9782290165614

mercredi 2 septembre 2020

Terry Pratchett - Les Annales du Disque-Monde, Tome 3 : La huitième fille

 


 Auteur : Terry Pratchett
Editeur : Pocket
Parution : mai 2011
Pages : 240
EAN-13 : 978-2266211833



Sentant venir sa mort prochaine, le mage Tambour Billette organise la transmission de ses pouvoirs, de son bourdon, de son fonds de commerce. Nous sommes sur le Disque-Monde (vous y êtes ? Nous y sommes). La succession s'y effectue de huitième fils en huitième fils. Logique. Ainsi opère le mage. Puis il meurt. Or, il apparaît que le huitième fils est cette fois... une fille. Stupeur, désarroi, confusion : jamais on n'a vu pareille incongruité. Trop tard, la transmission s'est accomplie au profit de la petite Eskarina. Elle entame son apprentissage sous la houlette rétive de la sorcière Mémé Ciredutemps...




Terry Pratchett est l'un de mes auteurs favoris. Cette lecture était donc une valeur sûre, même si c'est le premier que je lis du Cycle des sorcières.

L'auteur nous offre un récit féministe en se moquant des préjugés qui entourent les deux sexes. Comme à son habitude, Terry Pratchett arrive à évoquer des sujets sérieux avec un humour décapant. De façon très subtile, il cherche à faire réfléchir son lectorat.

Les personnages, quant à eux, ne sont pas en reste.
Eskarina fait preuve d'innocence par certaines de ses remarques, ce qui ne l'empêche pas d'avoir un caractère bien trempé et de ne pas se laisser faire. On a beau lui répéter qu'une femme ne peut pas devenir mage (sans donner de raison à cela...), elle reste sur ses positions et leur prouve le contraire.
J'ai adoré le personnage de Mémé Ciredutemps. Elle apparaît comme une vieille femme pragmatique et acariâtre, mais elle a un grand cœur. C'est elle qui apporte du dynamisme à ce récit.
Les personnages secondaires sont tout aussi réussi. J'ai beaucoup apprécié l'Archichancelier Biseauté ainsi que Simon, l'apprenti mage d'une grande timidité mais pourvu d'un immense talent.

Le seul point que je puisse reprocher à ce livre est sa mise en page. En effet, il n'y a pas de chapitre ou de parties réellement marquées. J'avais du mal à savoir où je pouvais m'arrêter dans ma lecture sans couper le dynamisme de l'intrigue.

Ce n'est pas le meilleur roman de Terry Pratchett, selon moi, mais cette lecture reste un réel plaisir.

vendredi 28 août 2020

Stéphane Servant - Félines #PLIB2020

 



 Auteur : Stéphane Servant
Editeur : Rouergue
Parution : 21 août 2019
Pages : 384
EAN-13 : 978-2812618291



Personne ne sait exactement comment ça a commencé. Ni où ni quand d'ailleurs. Louise pas plus que les autres. Ce qui est sûr, c'est quand les premiers cas sont apparus, personne n'était prêt et ça a été la panique. Des adolescentes qui changeaient d'un coup. Des filles dont la peau se recouvrait de... dont les sens étaient plus... et les capacités... Inimaginable... Cela n'a pas plu à tout le monde. Oh non ! C'est alors qu'elles ont dû se révolter, être des Félines fières et ne rien lâcher !




Bien que j'ai souvent entendu du bien de Stéphane Servant, c'est la première oeuvre que je lis de celui-ci. Il aura fallu attendre la session 2020 du PLIB pour cela. 
 
Félines  est le genre de roman qui te reste en tête un long moment après sa lecture. C'est un livre que j'aurais aimé lire durant mon adolescence et que j'espère pouvoir faire lire à ma fille plus tard.

Ce roman est la métaphore d'un monde bien actuel où tout est scruté et tout peut se retrouver sur les réseaux sociaux à tout moment.
La notion du corps et de son changement y est abordée avec justesse. La femme voit son corps se modifier tout au long de sa vie : l'adolescence, la grossesse, ... Ce corps féminin est mis à rude épreuve face aux diktats que l'on nous impose. Or, ces félines n'y ressemblent plus. Elles sont perçues comme monstrueuses car différentes. La haine monte alors et atteint un extrême.

Stéphane Servant a travaillé avec soin chacun de ses personnages, qu'on les aime ou non. On apprend à les connaître et cela apporte une explication à certaines décisions qui ont été prises. Ces protagonistes ont de la profondeur.

Pendant tout le roman, je me suis demandée comment aurais-je réagi face à une telle situation, en tant que femme mais aussi en tant que mère.
Me serais-je davantage rebeller ? Quel degré de soutien aurais-je démontré ?
J'ose espèrer que je me serai montrée combative, mais au final qui peut savoir ?

Félines a été pour moi une véritable découverte engagée et militante. Il nous prouve qu'être différent n'est pas une tare. Le message est puissant et d'actualité.
C'est un merveilleux appel à la tolérance.

 

 

#PLIB2020
#ISBN9782812618291
#ISBN:9782812618291

dimanche 31 mai 2020

Jennifer Niven - Tous nos jours parfaits


 Auteur : Jennifer Niven
Editeur : Gallimard
Parution : 17 septembre 2015
Pages : 384
EAN-13 : 978-2070663330



Quand Violet et Finch se rencontrent, ils sont au bord du vide, en haut du clocher du lycée, décidés à en finir avec la vie.
Finch est la "bête curieuse" de l'école. Il oscille entre les périodes d'accablement, dominées par des idées morbides et les phases "d'éveil" où il déborde d'énergie. De son côté, Violet avait tout pour elle. Mais neuf mois plus tôt, sa sœur adorée est morte dans un accident de voiture. La survivante a perdu pied, s'est isolée et s'est laissée submerger par la culpabilité.
Pour Violet et Finch, c'est le début d'une histoire d'amour bouleversante: l'histoire d'une fille qui réapprend à vivre avec un garçon qui veut mourir.




Jennifer Niven nous livre une histoire touchante et poignante. Elle y aborde des thèmes difficiles et délicats à traiter : le deuil, le mal-être, les troubles mentaux... C'est un torrent d'émotions qui nous traverse au fil des pages.

La force de ce roman réside sans conteste dans ses personnages.
Violet et Finch sont deux protagonistes que tout oppose : leur environnement familial, leur position sociale au lycée... mais une chose finit par les rapprocher : leur mal-être intérieur.
Tandis que l'on suit une Violet qui commence petit à petit à se reconstruire, on découvre un Finch qui sombre peu à peu dans les ténèbres. Le point de vue de Finch m'a particulièrement touchée car il a eu quelques échos avec ce que j'ai pu vivre durant mon adolescence.
Certains pourraient regretter la manière dont les troubles mentaux sont abordés, leur côté "romantique" (le style littéraire j'entends) et je peux les comprendre. Néanmoins, je ne pense pas que cela ait été le but de l'autrice de rendre tout cela beau. La dépression n'a rien de beau. Jennifer Niven l'évoque tout simplement avec une belle plume.
Elle m'a d'ailleurs donné envie de lire du Virginia Woolf.


Par ailleurs, j'ai également vu l'adaptation de Netflix. Honnêtement, je l'ai trouvée décevante. On n'y retrouve pas toute l'intensité du roman. Le personnage de Finch n'est que survolé. On ne parle jamais concrètement de sa dépression et de sa possible bipolarité. Cela ne renforce pas le lien qui se créé avec Violet. J'avais un goût d’inachevé à la fin du film.

Je vous conseille donc de préférence le roman. Il ne m'a pas laissé de marbre et il restera certainement un bon moment dans mon esprit.

jeudi 21 mai 2020

Carbone et Justine Cunha - Dans les yeux de Lya, Tome 2 : Sur les traces du coupable


Auteur : Carbone
Dessinateur : Justine Cunha
Éditeur : Dupuis
Parution : 17 janvier 2020
Pages : 64
EAN-13 : 979-1034736867


Lya va peut-être enfin connaître l'identité du chauffard qui l'a renversée la veille de ses 17 ans. Elle tient dans ses mains le dossier subtilisé dans le bureau de maître Martin de Villegan. C'est pour ce dossier qu'elle s'est faite embaucher comme stagiaire dans ce cabinet d'avocats. Tout ça pour ça. Mais Lya peut compter sur ses deux alliés fidèles, Adèle sa collègue dévouée et Antoine son meilleur ami. Sur le terrain, l'enquête pour la vérité vire à la série noire.




Je remercie une nouvelle fois les éditions Dupuis de m'avoir permis de continuer cette histoire via NetGalley.

Dans ce tome-ci, on reprend le cours de l'histoire exactement là où on l'avait laissé à la fin du premier tome.
Je ne vais pas trop m'étaler sur mon avis afin de ne pas trop en dévoiler.

J'ai aimé cette suite. Les personnages sont toujours aussi attachants et nous sommes face à une réelle intrigue policière. Ce deuxième tome fait preuve d'un peu plus de rebondissements que le premier, ce qui m'a vraiment plu. Les auteurs ont su parfaitement jouer avec le suspense.
Quant à l'aspect graphique, c'est encore un plaisir pour les yeux. Le choix des couleurs est vraiment bien pensé.

J'ai vraiment hâte de connaître la suite de cette histoire.