mercredi 29 septembre 2021

Luis Sepúlveda - Histoire d'une mouette et du chat qui lui apprit à voler

 



 Auteur : Luis Sepúlveda
Editeur : Métailié
Parution : avril 2012
Pages : 126
EAN-13 : 978-2864248781



Une mouette mazoutée atterrit sur un balcon et, avant de mourir, confie l'œuf qu'elle vient de pondre à Zorbas, le chat de la maison. Il lui fait la promesse solennelle de protéger Afortunada, le poussin orphelin, et de lui apprendre à voler... Plutôt embarrassé par cette mission insolite, le matou va s'en acquitter avec l'aide des autres chats du port. Un ouvrage attachant, mêlant tendresse et humour, et qui, en quatre ans, est déjà devenu un classique.



J'avais envie d'une lecture courte et doudou. Ce petit ouvrage répondait parfaitement à mes envies.
C'est un chouette roman jeunesse qui aborde des thèmes comme l'écologie, la pollution, l'amour pour son prochain, la confiance en soi, la différence, etc. Ce roman est une leçon de vie.
L'histoire est vraiment pleine de tolérance, de tendresse, d'amitié et de poésie.

En bref, ce fut une très belle découverte que je lirai à mes enfants quand ils seront un peu plus grands.

lundi 27 septembre 2021

Fabien Toulmé - Suzette ou le grand amour

 



Auteur / 
Dessinateur : Fabien Toulmé
Éditeur : Delcourt
Collection : Mirages
Parution : 2 juin 2021
Pages : 336
EAN-13 : 978-2413036685



Le road trip drôle et touchant de Suzette et de sa petite fille, parties en quête du grand amour. Un récit émouvant sur l'amour et le couple par le toujours très juste Fabien Toulmé.

Veuve depuis peu, Suzette repense à Francesco, son premier amour, perdu de vue il y a 60 ans. Sa petite-fille Noémie l'invite alors à partir à sa recherche. Sur la route de l'Italie, les deux femmes vont, du haut de leurs générations et de leurs expériences respectives, échanger sur la vie de couple, l'engagement et les histoires qui durent... Et s'il n'y avait pas d'âge pour vivre le grand amour ?




Cette bande dessinée est toute mignonne, comme je m'y attendais. Elle nous prouve que l'amour n'a pas d'âge mais nous questionne aussi sur un certain nombre de sujets, principalement autour du couple. C'était intéressant d'avoir le point de vue de deux générations différentes sur certaines questions. Les dialogues amènent des messages forts. Les notions de féminisme et de vie à deux sont bien amenées, même si parfois cela manque de subtilité. J'ai trouvé très intéressante et très vraie la réflexion de Noémie sur la pénétration et la vision très patriarcale et hétérocentrée de la sexualité.

En revanche, je ne peux pas dire que je me sois attachée aux différents personnages. Noémie m'a parfois agacée. Même si je peux comprendre certaines de ses réactions, elles restaient par moment un peu excessives.

Le graphisme est doux, coloré et plein de douceur. Le fond et la forme se rejoignent pour former une œuvre douce et légère, comme un petit bonbon plein de bonheur.

samedi 25 septembre 2021

Emad Jarar - Sialimar

 



Auteur :
 Emad Jarar
Éditeur : Iggybook
Parution : 21 août 2021
Pages : 400
EAN-13 : 978-2379797378


« Mais il n'est rien tel que le bonheur d'être maman, et ce désir d'avoir un bébé qui soit un bout d'elle est chaque jour plus fort que sa volonté de se méfier des hommes. Elle s'imagine aussi que la conception d'un enfant dans le ventre d'une mère, ce n'est pas anecdotique. Une mère, ça vous définit un homme, et c'est sans doute pour ça que les hommes, musulmans ou chrétiens, révèrent la vierge Marie avec autant de dévotion : en le faisant, c'est une part d'eux-mêmes qu'ils vénèrent. ».

Quelque part dans la partie occidentale de la mer Méditerranée en 2032, la ville de Sialimar est une cité portuaire d'un État imaginaire, la Romagnie, riche de sa tradition chrétienne et fille d'une histoire deux fois millénaire. Le récit retrace le destin d'une jeune femme, et à travers lui, celui d'un homme à qui tout réussit, jusqu'au jour où le legs de son enfance musulmane le rattrape. Ce beau-parleur, parfaitement assimilé dans la société moderne qui avait accueilli ses parents immigrés, sûr de lui et l'esprit bercé de sa passion pour les mots et la supériorité de ses idées, ressent néanmoins le besoin de renouer avec ses racines musulmanes ; et pour improbable que ce soit, de poursuivre l'éternel combat de ses ancêtres...




J'ai reçu cet ouvrage grâce à Babelio que je remercie.

Malheureusement, cela ne l'a pas du tout fait avec moi et j'ai préféré l'abandonner.
Dès le premier chapitre, j'ai senti que cette lecture allait être compliquée. Le deuxième chapitre me l'a ensuite confirmé. Malgré cela, j'ai tout de même voulu lui laisser sa chance et j'ai continué à lire. Néanmoins, j'ai eu beau tenter de m'accrocher, il a bien fallu que je me rende à l'évidence : ce roman n'est pas pour moi.

L'auteur aborde des thématiques comme la religion et la politique. Toutefois, son message disparaît dans un récit sans structure. Le début du roman est une suite de réflexions de l'auteur. Il a réussi à me perdre. Cela aurait pu être intéressant si cela ne devenait pas vite lassant.
Vainement, j'ai attendu une intrigue qui n'arrivait pas. Malheureusement, ma patience a ses limites.

Cependant, j'espère sincèrement que cette œuvre trouvera son public. Cela ne l'a pas fait avec moi mais cela ne veut pas dire que personne n'y trouvera son bonheur.

mercredi 22 septembre 2021

Léonie Bischoff - Anaïs Nin : Sur la mer des mensonges

 



Auteur / 
Dessinateur : Léonie Bischoff
Éditeur : Casterman
Parution : 26 août 2020
Pages : 192
EAN-13 : 978-2203161917



Début des années 30. Anaïs Nin vit en banlieue parisienne et lutte contre l’angoisse de sa vie d’épouse de banquier. Plusieurs fois déracinée, elle a grandi entre 2 continents, 3 langues, et peine à trouver sa place dans une société qui relègue les femmes à des seconds rôles. Elle veut être écrivain, et s’est inventé, depuis l'enfance, une échappatoire : son journal. Il est sa drogue, son compagnon, son double, celui qui lui permet d’explorer la complexité de ses sentiments et de percevoir la sensualité qui couve en elle. C’est alors qu’elle rencontre Henry Miller, une révélation qui s’avère la 1re étape vers de grands bouleversements.




En toute transparence, je n'avais que très peu entendu parlé d'Anaïs Nin avant de tomber sur cet ouvrage.

Graphiquement, c'est tout juste sublime ! On se laisse tout de suite happer par ce style. J'ai beaucoup aimé le côté vaporeux du dessin qui apporte beaucoup au charme de cet ouvrage.

J'ai apprécié la manière dont Anaïs Nin remet en question la vision très masculine que la société impose à son quotidien mais aussi à sa créativité et à son travail d'autrice.
C'était intéressant de découvrir toutes les facettes de cette femme : l'épouse, l'amante, la fille, l'artiste, ...

En revanche, j'ai été perturbée par la relation incestueuse entre Anaïs et son père. C'était malsain et cela m'a profondément mise mal à l'aise.

Au final, malgré une forme merveilleuse et envoûtante, le fond m'a moins marqué. Je suis contente d'avoir pu découvrir cette œuvre mais elle n'est malheureusement pas inoubliable.

lundi 20 septembre 2021

Florence Dupré La Tour - Pucelle, Tome 2 : Confirmée

 



Auteur / 
Dessinateur : Florence Dupré La Tour
Éditeur : Dargaud
Parution : 21 mai 2021
Pages : 232
EAN-13 : 978-2205089202



Avec ce deuxième volume de "Pucelle", Florence quitte l'enfance pour l'adolescence, et avec sa patte tragi-comique, elle raconte les changements physiques et ses rapports ambivalents à sa sexualité naissante. À mesure que son corps change, c'est son regard sur son éducation, sur son rapport aux autres qui évoluent, et surtout les Hommes qui l'attirent tout en la plongeant dans une abîme d'angoisse. Que faire de toutes ces pulsions interdites ?
Et, à mesure que Florence grandit, ce sont les adultes autour d'elle qui semblent rapetisser.




Je me rappelle encore de ma lecture du premier tome. Cela avait été une lecture intéressante mais pas aussi marquante que ce à quoi je m'y attendais. Pour le coup, j'ai trouvé ce volume bien plus percutant que le précédent.

Dans ce second tome, Florence Dupré La Tour revient sur son adolescence avec un réalisme parfois glaçant. Malgré les années qui ont passé, elle continue à avoir un rapport compliqué avec son corps et la sexualité.

En parallèle, l'autrice nous démontre les conséquences d'une société hétéro-patriarcale. J'ai été particulièrement choquée par la scène où l'on montre aux élèves une fausse vidéo sur l'avortement. C'était d'une violence extrême.
Florence Dupré La Tour nous montre également à quel point les jeunes filles sont victimes d'agression sexuelle et ce dès leur plus jeune âge.

Comme pour le premier volet, elle arrive facilement à nous faire entrer dans son quotidien. J'ai apprécié sa manière de transmettre des messages et de faire réfléchir les lecteurs. Elle a l'art de la dérision.

J'espère qu'il y aura une suite car je suis curieuse de voir comment a évolué la jeune fille en femme adulte.

samedi 18 septembre 2021

Lylian et Audrey Molinatti - Magic, Tome 1 : La fillette aux cheveux violets

 


 Auteur : Lylian
Dessinateur : Audrey Molinatti
Éditeur : Dargaud
Parution : 20 août 2021
Pages : 49
EAN-13 : 978-2505072010


Evelÿne est une fillette turbulente aux cheveux violets. Abandonnée à la naissance, elle a été élevée par des sœurs dans un couvent. Et du haut de ses 7 ans, on peut dire qu’elle leur mène la vie dure ! Chaque jour, elle fait les quatre cent coups aux côtés de Benedict, le chat adopté en même temps qu’elle. Finalement, rien de vraiment anormal pour une enfant. À un détail près : elle fait également parler les statues et voit des fantômes !
Cette particularité rend son éducation plus compliquée, d’autant qu’Evelÿne ne maitrise pas encore ses pouvoirs. Les sœurs décident alors de la confier, ainsi que Benedict, au mystérieux Neil Farfadet, un chapelier londonien qui aidera la fillette à découvrir qui elle est vraiment.



Avant toute chose, je tiens à remercier les éditions Dargaud qui m'ont permis de découvrir ce premier tome via NetGalley.

Dans un premier temps, j'ai été un peu déconcertée par le style graphique. Son côté enfantin est un peu éloigné de mes goûts personnels. Toutefois, j'ai apprécié les couleurs et la fraîcheur qui ressortent de ces planches.

Cette bande-dessinée est pleine de charme, drôle et amusante. L'histoire est divertissante tout en apportant des sujets de réflexion tels que la censure ou l'exclusion.

Ce premier tome pose l'univers d'une manière prometteuse. Je suis curieuse de connaître ce que nous réserve la suite des aventures d'Evelÿne et Benedict.

mercredi 15 septembre 2021

Gwenola Morizur et Camille Benyamina - Montagnes russes

 



Auteur : Gwenola Morizur
Dessinateur : Camille Benyamina
Éditeur : Bamboo
Collection : Grand Angle
Parution : 2 juin 2021
Pages : 80
EAN-13 : 978-2818976005



Avoir un enfant est devenu une idée fixe pour Aimée et les échecs successifs de FIV sont de plus en plus durs à accepter. Dans la crèche où elle travaille, la jeune femme fait alors la connaissance de Charlie qui élève seule ses enfants. Elle s’attache rapidement à l’un d’eux, Julio, et se met peu à peu à outrepasser ses fonctions. Malgré cela, une amitié de plus en plus forte se tisse entre Aimée et Charlie. Mais quand la maman de Julio se rend compte du comportement d’Aimée vis-à-vis de son fils, elle se sent trahie par son amie. Les disputes et les règlements de compte entraînent alors les deux femmes sur les montagnes russes, dans ces hauts et ces bas qui ressemblent à la vie et dans ces sensations fortes à l’image de leur amitié.




Je sors de cette lecture avec un avis très mitigé.

Le thème du désir de maternité et de l'infertilité est délicat à aborder.
La tristesse d'Aimée est bien démontrée, extériorisée. Elle doit vivre avec un désir d'amour qui ne sera malheureusement jamais comblé. Cela m'a profondément touchée. Toutefois, j'ai trouvé que le sujet de l'infertilité aurait pu être un peu plus développé. On en effleure que la surface.

D'autres éléments m'ont laissée un peu perplexe. Par exemple, le personnage de Charlie est très cliché. Certains aspects de l'histoire m'ont paru peu réalistes, comme la trop grande implication d'Aimée dans la vie de Julio.

En bref, cet ouvrage porte un beau message plein de sensibilité. Néanmoins, à cause de son traitement, je suis passée un peu à côté de cette lecture.